Reconquérir les services publics locaux !

services publicsDisposer de services publics de proximité est un droit pour toutes et tous !

Les intérêts des multinationales et/ou des grandes sociétés capitalistes (Véolia,  Vert-Marine,  Vinci… ) ont encore progressé au cours du dernier mandat municipal. Nous payons au prix fort cette politique: par nos impôts bien sûr, mais aussi par des tarifs abusifs qui rendent difficilement accessibles à une grand part de la population nombre d’équipements publics.

En rupture avec les choix du maire sortant de faire progresser la place des intérêts privés dans la gestion des biens communs, il faut reprendre la main sur les intérêts privés et réhabiliter les services publics municipaux. Le service public municipal doit être un outil de résistance concrète aux politiques d’austérité. La satisfaction des besoins doit trouver en ville ses réponses dans les services publics de qualité et de proximité.

C’est pourquoi :

• nous refuserons toute nouvelle délégation de service public

• nous nous battrons pour le retour en régie municipale de toutes les délégations de services publics qui ont encore cours.

• nous permettrons aux associations et organisations syndicales, dans leur diversité, de disposer de locaux décents

• nous ferons la promotion des logiciels libres dans tous les services publics locaux,…

Notre programme pour la reconquête des services publics

(2 commentaires)

    • NICOLAS on 8 juillet 2014 at 20 h 55 min
    • Répondre

    c’est bien joli mais comment faire sans augmenter les impôts locaux,
    je suis élu dans une petite commune rurale mais comment lutter quand les prix
    du privé sont moins onéreux que l’embauche d’un employé communal
    qui soit dit en passant ne peut être qu’un cas social (pas de bol) ou un chômeur de longue durée (ce qui est bien en soi) mais qui n’a aucune compétence dans le ou les domaines recherché.
    la solution est au bout du chemin… oui mais lequel !!!

    1. Vous avez raison, Nicolas: pour reconquérir les services publics partout, il faut mettre la finance au pas, et la concurrence du tous contre tous qui va avec. C’est IMPERATIF ! Ce qui implique de sortir des politiques nationales et européennes d’austérité qui, par principe, prétendent réduire la dépense publique. C’est bien pourquoi notre programme refuse de dissocier politique nationale et politiques locales. Et la réforme territoriale qui s’annonce n’arrangera rien, bien au contraire. Il n’est pas impossible que les élu-es locaux notamment ceux des grandes collectivités ou pour des collectivités plus petites en coopération sur des bassins territoriaux, doivent un moment ou l’autre, dans un bras de fer avec l’État et l’Union Européen, voter des budgets locaux en déséquilibre et assumer la confrontation politique avec le préfet, dans le cadre de mobilisations citoyennes impliquant leurs populations. Mais d’ores et déjà, et il est vrai que cela dépend très largement de la taille de la collectivité et/ou de l’échelle territoriale à laquelle on se place, il existe souvent des marges de manœuvre qui laissent toutes leurs places à des vrais choix politiques locaux. Par exemple, mettant ses pas dans ceux de l’équipe qui l’a précédée, la nouvelle majorité municipale de Limoges a choisi mardi dernier lors du Conseil Municipal, d’affecter 2,6 millions d’euros supplémentaires (ce qui n’est pas rien !!!) à des études pour la création d’un barreau LGV Limoges-Poitiers dont tout le monde sait qu’il ne se fera pas, l’État n’ayant pas le début d’un euro à lui consacrer. En contrepartie, elle a décidé la fin de la gratuité inconditionnelle des activités périscolaires et des études du soir, encadrées très largement par les enseignants (rémunérés par la mairie), et la remise en cause d’un certain nombre d’autres projets. Il s’agit bien ici de choix politiques: on aurait pu faire autrement et garder la gratuité en abandonnant ce projet chimérique de LGV, alors même qu’il suffirait de moderniser la ligne historique Paris-Limoges-Toulouse laissée à l’abandon… au nom de la LGV. On va aujourd’hui moins vite en train de Limoges à Paris qu’il y a 30 ans: absurde ! Sans parler des problèmes de sécurité, tels que malheureusement, l’accident de Brétigny les a révélés. De même, quand la majorité municipale réduit de 100 000 € le budget de fonctionnement de la bibliothèque municipale et affecte plus de 90 000 € à l’installation d’écrans vidéos géants dans la ville pour retransmettre les matchs de la coupe du monde de football… Là encore il s’agit de vrais choix politiques !
      Danielle Soury, Conseillère municipale de Limoges

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.