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Agir pour une agriculture urbaine et périurbaine

Il faut susciter le développement à grande échelle d’une agriculture urbaine et péri-urbaine, agriculture biologique, destinée à des usages de proximité. Il s’agit d’aller au-delà des objectifs – certes nécessaires mais insuffisants – de loisirs et d’esthétique des ceintures vertes avec :

L’urgente maîtrise du foncier, pour éviter que les terres encore fertiles de la commune ne soient ravagées (comme par exemple dans le secteur de Landouge avec la création de lotissements comme attirés en direction de l’aéroport, et mitage de la campagne).

La reconquête des terres vivrières, par des agriculteurs maraîchers indépendants ou en groupements. Mais aussi par des coopératives maraîchères biologiques (à l’image de la SCIC d’Allonnes dans la Sarthe associant pour 40% les producteurs, 30% la commune et les salariés et 30% les consommateurs). Ou encore en créant des «Maraîchages municipaux». Ceux-ci seront source de créations d’«emplois agricoles urbains», destinés à des jeunes ou des moins jeunes, avec de vrais contrats de travail sans rapport avec des contrats aidés ou d’insertions, et qui permettront d’acquérir, avec un encadrement adéquat (ingénieur agronome de la ville, liens avec le lycée agricole Les Vaseix ) une vraie qualification et un vrai gagne pain. Les débouchés de la production – évidemment sans pesticides –  seront assurés en premier lieu par les restaurations collectives (écoles, hôpitaux, EHPAD, …) avec la création de légumeries.

 • La promotion active des Jardins ouvriers

S’ils ne permettent pas forcément l’autosuffisance alimentaire, les jardins ouvriers contribuent à la lutte contre la « malbouffe ». Ils peuvent être des lieux d’échange de pratiques, de savoirs, souvent intergénérationnels, de convivialité, accessibles à toutes et tous ! Nous continuerons à développer les surfaces réservées aux jardins ouvriers, en ferons la promotion active et en faciliterons l’accès.