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Pour une réelle politique municipale publique de santé

Les politiques d’austérité avec leurs cortèges de pauvreté et de précarisation, remettent en cause le droit à la santé pour tous. La tarification à l’acte a conduit à retirer à l’hôpital public des moyens importants à travers notamment la fermeture de services entiers sur le territoire. Les soins dentaires ou ophtalmologiques devenus trop coûteux sont négligés par les familles aux budgets trop serrés, à Limoges comme ailleurs.

Les indicateurs fournis par l’Observatoire Régional de la Santé sur notre ville1 sont sans appel. Il existe une importante ségrégation d’une partie des habitants qui cumulent les fortes difficultés économiques et sociales dans quelques quartiers de la ville.

Nous voulons mettre en place une politique offensive en la matière avec :

la création de centres municipaux de santé, en commençant par les quartiers déficitaires tels Beaubreuil. Un centre de santé municipal ce sont des professionnels de santé salariés (médecin, infirmières, kiné, dentistes,…avec secrétariat, antenne assistante-sociale,…) qui ont les moyens de pratiquer une médecine comportant une large part d’éducation à la santé, à travers notamment la collaboration médecin/infirmiers. Le secrétariat les décharge également des tâches administratives, augmentant le «temps médical». Une telle médecine, libérée en partie du travail «à l’acte», permet d’éduquer les patients à une certaine autonomie pour la prise en charge de leur santé, ce qui génère des gains qualitatifs pour les patients, et économiques pour le système de santé.

• la consolidation du centre de vaccination municipal pour garantir sa gratuité pérenne.

un suivi de l’audit municipal avec les professionnels et les usagers des cabinets et centres médicaux des quartiers déficitaires.

l’arrêt des constructions d’EHPAD sur sites propres et la réhabilitation de petits immeubles de la ville afin de maintenir une qualité de vie au plus près des personnes dans un cadre accueillant et inclusif dans la vie de la cité, ce qui contribue à maintenir le travail dans les quartiers.

Il faut prendre en compte l’allongement de la durée de vie. Le grand âge et la dépendance ne doivent pas être des sources de profits. Les capacités d’accueil public doivent donc être à la hauteur des besoins. En matière d’EHPAD (établissements hébergeant des personnes âgées dépendantes) à Limoges comme généralement ailleurs, la tendance est à construire de grosses structures (80 résidents) avec de beaux bâtiments et… de fortes sources d’économies d’échelle sur le personnel. Le renouvellement des infirmières et des aides-soignantes est très élevé et de nombreuses personnes sont embauchées sur des contrats précaires peu valorisées et pas toujours qualifiants. Le temps de travail est accaparé par les patients les plus lourds avec beaucoup moins de présence auprès de ceux qui sont moins dépendants. Les EHPAD deviennent des « usines à soin » et tout le monde en souffre.

l’appui à des emplois durables et qualifiants pour tous les personnels embauchés dans ces structures.

• la gestion du risque des antennes de téléphonie mobile: En matière de santé publique il est un domaine qu’on ne peut désormais plus négliger: le gestion du risque des antennes de téléphonie. Les études scientifiques indépendantes, à la différence de celles commandées par les opérateurs, concluent toutes qu’il y a danger pour la santé quand les antennes émettent plus d’un volt par mètre. En France, la norme est de 46 à 65 volts par mètre selon les lieux d’implantation. Et pourtant, la téléphonie peut fonctionner avec des antennes à 1 volt par mètre puisque l’Autriche ou le Luxembourg le font !

Si une municipalité ne peut certes pas imposer sa norme, elle n’est cependant pas dépourvue de moyens d’action. Au-delà de demander une nouvelle loi, elle peut mettre en place une vraie stratégie de gestion pour garantir la transparence en rendant publiques la localisation, l’orientation et la puissance des antennes. Limoges Terre de Gauche s’inspirera de ce qu’a fait en la matière la municipalité Front de Gauche d’Échirolles :

installation d’un comité de concertation comprenant citoyens élus et techniciens. Chaque demande d’implantation d’une antenne est ainsi examinée par ce comité, dans la plus totale transparence.

réalisation par le CRIIREM (Centre de Recherche et d’Informations Indépendantes sur les Rayonnements Électromagnétiques) d’une cartographie des risques hyperfréquences sur le territoire communal. Cette carte constitue un outil permettant aux élus, aux techniciens et au membres du comité de concertation de donner un avis éclairé sur chaque lieu d’implantation proposé par les opérateurs.

1 . Source : L’offre de soins de 1er recours dans les quartiers ciblés par le contrat local de santé de Limoges, Réalités et perspectives, Rapport n° 251, Octobre 2012, Les synthèses de l’O.R.S, fiche n° 68,

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