Revenir à Construisons les solidarités ! Favorisons l’émancipation !

Des services publics de proximité: un droit pour toutes et tous

Les intérêts des multinationales et/ou des grandes sociétés capitalistes ont encore progressé au cours du dernier mandat :

– Veolia, qui promet à ses actionnaires « une distribution de dividendes continue et soutenable dans la durée », trouve à Limoges de juteux filons pour y parvenir: le groupe, déjà titulaire d’une délégation de service public pour la collecte et l’incinération des déchets, s’est vu offrir par Alain Rodet, le maire sortant, le transport des débris de travaux de la ville; il gère aussi (par sa filiale Dalkia), une grande partie du chauffage urbain…

– Vert-Marine, dont les dirigeants ont été mis en examen par un juge d’instruction rouennais pour soupçon d’ententes illicites, s’engraissent sur notre patinoire; mais ça ne suffit pas : l’entreprise vient de recevoir aussi en délégation de service public la gestion du futur bassin aqua-récréatif !

– Vinci nous fait payer aux prix forts les parkings souterrains de la ville et en surface

– Même le camping municipal est en DSP et depuis l’ouverture du nouveau conservatoire, l’entretien des locaux est assuré par une entreprise privée.

Nous payons au prix fort cette politique :

• par nos impôts puisque la municipalité construit les équipements puis subventionne fortement les associations sportives utilisatrices afin qu’elles puissent payer aux entreprises délégataires les locations prohibitives des équipements !

• par des prix abusifs: à la patinoire de Limoges, un client adulte de Vert Marine paye son entrée 5,50 € et un jeune de moins de 12 ans 3,50 €… à comparer par exemple aux 3,30 € pour une entrée adulte ou au 1,80 € (voire 1 €) pour les moins de 18 ans acquittés par les usagers de la patinoire des Lacs de l’Essonne, en Région parisienne, gérée elle, en régie publique.

En rupture avec les choix du maire sortant de faire progresser la place des intérêts privés dans la gestion des biens communs, il faut reprendre la main sur les intérêts privés et réhabiliter les services publics municipaux. Le service public municipal doit être un outil de résistance concrète aux politiques d’austérité. La satisfaction des besoins doit trouver en ville ses réponses dans les services publics de qualité et de proximité.

C’est pourquoi :

• nous refuserons toute nouvelle délégation de service public

• nous nous battrons pour le retour en régie municipale de toutes les délégations de services publics qui ont encore cours.

• nous agirons pour la création d’une Grande Maison des Associations et permettront aux organisations syndicales, dans toute leur diversité, de disposer de locaux décents.

• nous ferons la promotion systématique des logiciels libres.

Si la Bibliothèque Francophone Multimédia (la BFM) s’inscrit bien dans cette démarche par sa manifestation annuelle « Le Mois du logiciel libre » et l’utilisation d’un logiciel libre de gestion de bibliothèque, il n’en est pas de même de la ville qui est grande consommatrice de logiciels « propriétaires », pour ses services mais aussi pour les écoles. Elle y consacre des sommes considérables. Plus grave, elle est contrainte de suivre le rythme des mises à jour et changements de version imposés par les éditeurs, repassant ainsi très régulièrement à la caisse, sans aucune garantie sur la pérennité de ses données, malgré l’ampleur des sommes dépensées.

Le logiciel libre participe pleinement à la préservation des libertés fondamentales, au partage des connaissances et à la démocratisation de l’informatique : libertés de l’exécuter, de l’étudier, de le redistribuer, de le modifier et de l’améliorer. « Limoges-Terre de Gauche » s’engagera à

• faire développer et utiliser prioritairement des logiciels libres et des standards ouverts dans les établissements, les administrations, les services et les lieux publics placés sous l’autorité de leur collectivité ou gérées par des partenaires

• accompagner systématiquement ces initiatives en sensibilisant aux logiciels libres et aux standards ouverts les publics amenés à en bénéficier.