Portrait de… Roger Gorce

Notre liste est ouverte, plurielle, unitaire ! On y trouve, outre des candidat-es issu-es des formations du Front de Gauche, des écologistes de gauche, en dissidence d’EELV, des syndicalistes d’horizons divers, des militants associatifs… Elle associe des militants de longue date, mais aussi des citoyens dont c’est le premier engagement dans une campagne dynamique et chaleureuse. Qui sont-elles ? Qui sont-ils ces candidats ?

Roger GorceIssu d’une famille modeste, j’ai vécu ma jeunesse en Dordogne, patrie de Jacquou Le Croquant. Mes parents nous ont élevé, mon frère, ma sœur et moi-même dans la plus pure tradition républicaine avec les valeurs laïques qui s’y rattachent. Nous n’avons jamais souffert de notre condition sociale, mais dès notre plus jeune âge, il nous a fallu apprendre à vivre du revenu modeste d’une petite exploitation. Avec un  père, journalier agricole et une mère qui s’échinait aux durs labeurs agricoles, nous devions « la jouer solidaire ».

L’entraide familiale était la norme et les repas partagés constituaient la juste récompense de nos engagements, avec un voisinage qui, au final, constituait aussi notre famille au sens large. J’ai eu la chance de pouvoir pratiquer du sport grâce au collège et à mon inscription dans le club de foot local.

   Mon père bénévole contribuait à sa manière à la dynamique sportive et à l’émancipation par le sport de la jeunesse. Être communiste constituait une seconde nature. Une façon légitime de comprendre, respirer et poursuivre l’action de celles et ceux qui au péril de leur vie ont lutté pour la dignité humaine et les libertés. J’ai en mémoire ces réunions de cellule à la maison, où les camarades se rencontraient pour préparer les fêtes populaires.

   Pas une semaine, pas un soir de veillée n’était éclairé par les souvenirs d’un grand-père prisonnier, d’une grand-mère qui a vécu dans son petit village près d’Oradour, d’un père et d’une mère, qui tous deux jeunes, côtoyaient les maquisards aux confins de la Dordogne et de la Haute-Vienne.

   Nous savions combien les luttes de nos aîné-es avaient contribué à la libération, à l’émancipation, à la reconnaissance du salariat, au droit de se soigner, d’avoir LA sécurité sociale…etc. Ce sont ces valeurs de solidarité, de fraternité, de justice, d’amitié qui ont galvanisé mon engagement syndical à la CGT dès mes premiers pas dans l’entreprise publique SNCF, car là comme ailleurs s’exerce la luttes des classes, certes de façon moins brutale que dans le privé, mais tout aussi ravageuse.

   De l’avènement des « jours meilleurs » en passant par le programme du CNR, que de patrimoine légués par nos anciens !

   De Babeuf à Mandela, en passant par la révolution française, la vie et la mort de Jaurès, le Front populaire, que de luttes libératrices, fondatrices et émancipatrice pour l’internationalisme et le genre humain.

   Oui, les communistes ont toujours été aux côtés des ouvriers, des paysans, des opprimés. Ils ont été de tous les combats pour la liberté des peuples, pour leur libre administration par la souveraineté populaire, le suffrage universel, pour l’égalité des femmes et des hommes, contre le capitalisme et le  libéralisme sauvages, qui au nom de la concurrence libre jettent des milliers de salariés à la rue, sèment la misère et font le lit du Front National en cultivant les désillusions, et les rancœurs.

   Cette même loi de la jungle qui méprise les faibles, stigmatise et culpabilise le maghrébin, l’africain, le rom, « celui qui »… et fait de « l’autre » le bouc émissaire parfait etc.,

   N’ayons pas peur des mots et sans faire offense à qui que ce soit, il faut faire preuve d’intégrité, de conviction et d’honnêteté intellectuelle pour garder la tête sur les épaules, ne pas sombrer dans l’ordre établi, les influences, les réseaux, les pactes et autres manœuvres.

   Mon engagement pour les idées de la liste « Limoges Terre de Gauche »  participe de cette volonté d’aider mes concitoyen-es à participer à la démocratie quotidienne. Cette liste est ouverte, authentique, dans la mesure où elle rassemble des femmes et des hommes de conviction et d’engagement, qui ne promettent pas la lune, mais qui militent à leur façon et donnent des pistes et des clés pour faire de Limoges une ville plus ouverte, plus solidaire avec les territoires et les populations.

   J’ai très jeune, (trop jeune ?) exercé un mandat de conseiller municipal, en Dordogne. J’ai beaucoup appris des « anciens », de leur sagesse et du respect du mandat au travers de la parole donnée. Il y a le temps de l’écoute, le temps des idées, de leur maturation de leur traduction budgétaire, mais une seule obsession ! Avons-nous bien utilisé les impôts de nos concitoyens ?

   C’est de l’intérêt général bien compris et partagé dont il est question ! Pas des intérêts privées dont se paissent et se repaissent les consortiums et autres actionnaires et d’autres….

   La vie d’un bourg n’a rien de comparable avec celle d’une agglomération, mais la vie des citoyens, leurs identités, leurs cultures sont des atouts de cohésion pour « cultiver le vivre ensemble. » sur les territoires sans opposition entre l’agglo, le quartier ou la  bourgade.

   L’abstention est aujourd’hui le refuge des déçus, des laissés pour compte, mais voter n’est-il pas un droit et le premier marqueur de son identité citoyenne ? Le droit de dire qui je défends, ce que je souhaite, sans chèque en blanc mais en exerçant mon droit d’intervention, d’interpellation et d’action.

  Ces élections municipales aussi diversement appréciées soient-elles constitueront bien un test grandeur nature quant à la politique gouvernementale. En effet, nos édiles ont beau s’en défendre, ils votent sans sourciller les lois antisociales que met en œuvre le duo Hollande/Ayrault et son gouvernement. Ce gouvernement qui capitule aux moindres gémissements du MEDEF comme en témoigne le dossier des retraites. Les cadeaux patronaux sous couvert d’allégements du coût du travail ne sont qu’allégeance supplémentaire au patronat. La signature de l’ANI, cautionnée par certains syndicats, constitue aussi une véritable arnaque. C’est un encouragement pour le patronat à licencier sans réelle contrepartie, en bénéficiant qui plus est d’aides publiques sans contrôle et souvent pour gaver des actionnaires qui délocalisent les productions et pratiquent la politique de la terre brûlée.

   Les collectivités sont  toutes soumises au gel des dotations et l’acte 3 de la décentralisation va finir de concentrer les financements pour les mégapoles et les grandes agglomérations.

Limoges et son maire prétendent jouer dans la cour des grands et se disent confiants, mais l’argent public sous forme de dotations de décentralisation devient rare et bien des dépenses ont compromis l’avenir. Il en va ainsi de « leur » LGV Poitiers-Limoges aussi dispendieuse qu’inutile… LGV qui vient d’être reléguée aux calendes grecques, car l’État ne s’y est pas trompé. Il vient de dire clairement aux collectivités concernées qu’il n’y a pas d’argent pour les projets pharaoniques. Sous entendu, si vous la voulez, payez-vous là et faites les poches de vos contribuables.

Il en va de même pour la  piscine qui une fois construite sera gérée par le privé et risque de faire de l’ombre aux autres complexes aquatiques érigés par les collectivités environnantes (St-Yrieix, St-Junien St-Léonard etc.). D’ailleurs pourquoi n’y a-t–il pas eu de réflexion globale pour faire de Beaublanc un complexe sportif rénové puisqu’il existe déjà une piscine olympique ?

   Mon engagement sur cette liste de progrès est en partie motivé par mon expérience syndicale et l’enjeu des transports comme outil de cohésion sociale, économique et culturelle.

   Les transports constituent un lien social incontournable, dynamique et vertueux puisqu’ils permettent de réfléchir aux équipements urbains et à l’aménagement de l’habitat.

   Même si nous ne sommes pas dans le monde des « bisounours », je pense qu’il reste beaucoup à faire pour réorienter l’argent vers la satisfaction des besoins des populations et faire que demain, notre planète ne soit plus menacée par la folie des hommes, l’appât du pouvoir et la domination sans partage.

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