Portrait de… Gilles Geirnaert

Notre liste est ouverte, plurielle, unitaire ! On y trouve, outre des candidat-es issu-es des formations du Front de Gauche, des écologistes de gauche, en dissidence d’EELV, des syndicalistes d’horizons divers, des militants associatifs… Elle associe des militants de longue date, mais aussi des citoyens dont c’est le premier engagement dans une campagne dynamique et chaleureuse. Qui sont-elles ? Qui sont-ils ces candidats ?

Gilles GeirnaertÀ l’heure où les listes font disparaître les logos de leur parti politique (ou se réclament de l’apolitisme), peux-tu dire en deux mots pourquoi tu as fait ce pas, souvent mal perçu ou compris, vers la «politique» ? En un mot, peux-tu expliquer ton engagement ?

Je suis tombé dans la marmite très jeune. Et la marmite dans ma famille avait du mal à bouillir surtout vers les fins (ou milieu) du mois. J’ai participé, à mon niveau, à tous les combats de gauche. L’école de la république m’a permis d’accéder au grade de docteur-ingénieur mais je n’ai jamais oublié ni mes camarades ni d’où je venais, ce qui explique mon engagement.

Quelles raisons ont motivé ton appartenance à la liste « Limoges Terre de Gauche » ?

Toute ma vie et au M’PEP j’ai milité pour l’union des forces de gauche. Lors de la bataille du NON, j’ai apprécié l’union d’une gauche vraiment à gauche et même dissidente pour certains qui faisaient passer leurs convictions avant la ligne du parti. J’ai applaudi et félicité ceux qui se sont engagés dans « Limousin Terre de Gauche » en allant plus loin que le FDG. L’un des buts du M’PEP étant de « contribuer à la construction d’une grande force politique de gauche », c’est tout naturellement que j’ai demandé à participer à la liste «Limoges Terre de Gauche ».

Quelle est la ou quelles sont les 2 ou 3 propositions du programme «Limoges Terre de Gauche » que tu soutiens particulièrement ?

Le premier objectif est de sanctionner la politique d’austérité et de suppression ou recul des acquis sociaux issus du programme du Conseils National de la Résistance (CNR) obtenus entre 1945-1950. Tous ces reculs ayant été votés, sans sourciller, entre autres, par nos députés, dont Alain Rodet.

Le deuxième objectif est de lutter contre l’acte III de la décentralisation qui va retirer des compétences aux communes pour les donner à des entités très éloignées des citoyens, pour aboutir à terme à ce que veut l’Union Européenne, c’est-à-dire des euro-régions: le retour aux provinces de l’ancien régime avant la révolution qui mettra fin à l’état-nation.

Le troisième objectif, puisqu’on ne peut tout citer, est l’engagement pour une école de la république basée sur l’égalité. Car je pense que c’est le lieu de l’apprentissage de la citoyenneté.

Pourquoi, à ton avis, l’abstention a-t-elle gagné du terrain ces dernières années ?

Je pense que l’abstention, si l’on met de côté le manque d’éducation à la citoyenneté, est en grande partie due aux orientations droitières du PS, et autres eurocrates, prises après 1982. Un immense espoir sabordé qui a conduit à la désaffection du peuple de gauche pour les urnes ou au vote FN.

Penses-tu que l’enjeu des élections municipales soit uniquement local ?

Le local est intimement lié au national, voire à l’UE, au niveau du budget, des orientations nationales, des directives de l’Union Européenne. C’est une des raisons d’être de l’acte III de la décentralisation dont le but est d’éloigner le citoyen des moyens d’exercer sa souveraineté.

Que souhaites-tu pour l’avenir ? A quoi ressemble la ville (le monde ?) que tu veux construire ?

La ville que je voudrai construire serait celle où, comme le disaient les révolutionnaires, le bonheur de tous est le but de la société.

 

 

(3 commentaires)

    • philippe on 8 mars 2014 at 18 h 06 min
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    « le bonheur de tous est le but de la société » mais alors pourquoi parler de peuple de gauche; quand on est de gauche on veut aussi le bonheur de tout le peuple y compris même des plus pauvres qui votent contre leur camps et il y en aura beaucoup à ces élections.
    Philippe

  1. « l’abstention, si l’on met de côté le manque d’éducation à la citoyenneté » Bon, là, honnêtement je traîne les pieds… Je ne me sens pas en manque d’éducation.

    Comme nombre de mes amis, il m’est souvent arrivé de ne pas voter. Et c’était toujours un refus réfléchi et argumenté. Par exemple je ne suis pas allé voter en 2002. Je n’ai guère de goût à voter pour un candidat qui fera 1 ou 3% d’une part et d’autre part le candidat Jospin avait affirmé « mon programme n’est pas socialiste » ce qui est un tantinet schizophrène pour un candidat socialiste. Le premier ministre Jospin avait précédemment affirmé « hé les gars, j’y peux rien, moi, chuis rien qu’un pov’ premier miniss » quand Michelin jetait les ouvriers à la poubelle pour mieux engraisser les actionnaires. Le premier ministre Jospin tournait la tête de l’autre côté quand Renault virait les ouvriers de Vilvoorde. Et le premier ministre Jospin a privatisé et libéralisé pire qu’une bête (de droite) n’aurait osé le faire.

    « Il me semble autant inconcevable de glisser dans l’urne, au premier comme au second tour, un bulletin de vote PS qu’un bulletin de vote UMP, MoDem ou FN… » C’est ici : http://www.despasperdus.com/index.php?post/2014/03/09/Acharnement-dominical

    Voilà trop longtemps que l’on nous raconte qu’il faut voter contre le plus pire au deuxième tour. Un Hollande nous a magistralement démontré si nous n’en étions pas encore convaincus qu’il n’avait rien, mais alors rien de rien, à apprendre d’un Sarkozy. Un Valls a démontré qu’il n’avait rien à apprendre d’un Le Pen. Comme mon copain Des pas perdus et sa chère et tendre je n’irai plus jamais voter fauxcialiste même lors d’un deuxième tour.

    Et le FdG devrait tourner 77777 fois sa langue dans sa bouche avant d’appeler à voter au deuxième tour pour la droite (ou l’extrême-droite) fut-elle peinte en rose. Le FdG se décrédibilise chaque fois qu’il commet une telle bêtise. Et le FdG donne un argument de poids, hélas, à tous ceux qui diront simplement : « c’est bien tous les mêmes ! » ou bien « c’est blanc bonnet ou bonnet blanc ».

      • Labat Marie on 12 mars 2014 at 19 h 23 min
      • Répondre

      Je suis d’accord. Je ne voterai plus non plus si aucun candidat ne vaut le coup. Pour moi, le vote par défaut, c’est terminé.

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