Portrait de… Frédéric Chalangeas

Notre liste est ouverte, plurielle, unitaire ! On y trouve, outre des candidat-es issu-es des formations du Front de Gauche, des écologistes de gauche, en dissidence d’EELV, des syndicalistes d’horizons divers, des militants associatifs… Elle associe des militants de longue date, mais aussi des citoyens dont c’est le premier engagement dans une campagne dynamique et chaleureuse. Qui sont-elles ? Qui sont-ils ces candidats ?

frederic• A l’heure où les listes font disparaître les logos de leur parti politique (ou se réclament de l’apolitisme), peux-tu dire en deux mots pourquoi tu as fait ce pas, souvent mal perçu ou compris, vers la « politique » ? En un mot, peux-tu expliquer ton engagement ?

J’ai longtemps tourné autour des organisations d’extrême-gauche (LCR-NPA) justement parce qu’elles me permettaient de militer, de discuter politique sans que cela m’oblige à adhérer ! Puis j’ai franchi le pas parce que je partage les valeurs que l’on ne peut construire que collectivement, et que la visibilité des engagements (par le logo, le nom d’un parti) sont nécessaires pour porter ces idées sur la place publique !

• Quelles raisons ont motivé ton appartenance à la liste « Limoges Terre de Gauche » ?

Militant de la LCR, du NPA, puis de la Gauche Anticapitaliste, j’ai suivi, soutenu et milité pour les initiatives « Terre de Gauche » portées depuis les Régionales. Il était donc évident pour moi d’être candidat sur cette liste composée non seulement de partis politiques, mais aussi de citoyen-ne-s.

Quelle est la ou quelles sont les 2 ou 3 propositions du programme « Limoges Terre de Gauche » que tu soutiens particulièrement ?

La démocratie participative pour toutes et tous en premier lieu ! Il est aberrant que ce soit un petit groupe de gens  qui semblent plus attachés aux intérêts du privé qu’à celui de la population qui décide de tout ! Quand on nous répond qu’il y a des comités de quartiers, il faut voir combien il est difficile d’y avoir accès ou d’y faire entendre sa voix !

Ensuite, il y a la question du retour en service public de délégations faites à des entreprises privées, et pas des moindres ! Veolia, Vert Marine, Vinci, on croirait une mauvaise transcription latine de « JE DELEGUE, TU PAYES, ILS EMPOCHENT » ! Pourquoi les limougeauds devraient payer des entreprises privées pour des services que l’on peut assurer en régie municipale ?

• Pourquoi, à ton avis, l’abstention a-t-elle gagné du terrain ces dernières années ?

La confiscation du pouvoir par quelques-un-es et notamment par celles et ceux qui se disent de gauche tout en méprisant toutes celles et tous ceux qui subissent les lois du Capital, a tout d’abord endormi puis découragé les luttes et les revendications. Si un parti qui se dit de gauche, fait les mêmes choses que les partis de droite, à quoi bon aller voter ?

• Penses-tu que l’enjeu des élections municipales soit uniquement local ?

On ne peut pas décemment croire les caciques locaux du PS lorsqu’ils disent à ceux qui les écoutent encore qu’ils ne peuvent rien contre ce qui se décide au national. En possession de plus d’une vingtaine de villes de plus de 100 000 habitants sur 39, de 20 régions sur 22, des deux assemblées, du Président de la République et de son gouvernement,  le Parti Socialiste ne peut pas lutter contre la finance, contre l’austérité ? Alain Rodet maire de Limoges ne peut rien contre les décisions du député Rodet Alain ?

Il est bien évident que c’est une politique globale qui convient aux plus riches qui est faite à tous les niveaux !

• Que souhaites-tu pour l’avenir ? A quoi ressemble la ville (le monde ?) que tu veux construire ?

« La vie n’est pas chose facile… On ne peut pas la vivre sans tomber dans la prostration ou le cynisme, si l’on n’a pas au-dessus de soi une grande idée, qui vous soulève au-dessus de la misère personnelle, au-dessus de la faiblesse et de toutes les félonies et imbécillités… » disait Trotsky, alors « Soyons réalistes, exigeons l’impossible» 

(1 commentaire)

    • Guillaume BOURDIC on 7 mars 2014 at 5 h 02 min
    • Répondre

    Un salut fraternel de la campagne Bretonne !

    « Bien sûr nous avons eu d’avantages de soirées défaites que de matins triomphants. Et, à force de patience, nous avons gagné le droit précieux de recommencer… », Bensa

    Guillaume BOURDIC (Ensemble ! 29)

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