Portrait de… Brigitte Vandepeutte

Notre liste est ouverte, plurielle, unitaire ! On y trouve, outre des candidat-es issu-es des formations du Front de Gauche, des écologistes de gauche, en dissidence d’EELV, des syndicalistes d’horizons divers, des militants associatifs… Elle associe des militants de longue date, mais aussi des citoyens dont c’est le premier engagement dans une campagne dynamique et chaleureuse. Qui sont-ils ? Qui sont-elles ces candidates ?

brigitteÀ l’heure où les listes font disparaître les logos de leur parti politique (ou se réclament de l’apolitisme), peux-tu dire en deux mots pourquoi tu as fait ce pas, souvent mal perçu ou compris, vers la «politique» ? En un mot, peux-tu expliquer ton engagement ?

Je me suis engagée parce que le programme de Terre de Gauche est combatif et social. Il me va. Il peut rapprocher les gens et je pense, permettre d’atténuer l’agressivité. C’est ensemble, nous, le peuple, qu’on pourra sortir du « foutoir » actuel. Ainsi, le gouvernement donne encore 50 milliards aux patrons… et rien pour le peuple. Il faut se battre. On ne peut pas rester sans rien faire. Se présenter aux élections, c’est une manière d’agir. Et je suis très fière d’être sur cette liste, de pouvoir apporter ma pierre à ce combat. Il y a d’ailleurs des gens autour de moi qui m’ont dit: « C’est chouette que tu sois sur la liste« . Je suis persuadée que le grande force des ouvriers, c’est leur nombre. Si on se rassemblait tous, on ne pourrait rien contre nous.

Quelles raisons ont motivé ton appartenance à la liste « Limoges Terre de Gauche » ? Parce que cette liste redonne de l’espoir. Les gens sont désespérés, ne croient plus à rien. Aujourd’hui, c’est la finance qui décide. Il faut en finir: la spéculation c’est le chômage ! Ca suffit. Cette liste porte ce combat.

Quelle est la ou quelles sont les 2 ou 3 propositions du programme «Limoges Terre de Gauche » que tu soutiens particulièrement ?

Tout d’abord vivre la vie des quartiers. Pour moi c’est essentiel; faire revivre la vie dans les quartiers permettrait que les gens se rassemblent, se retrouvent, puissent donner leur avis. Dans mon quartier, par exemple, on a fait des pétitions sur des problèmes du quartier mais la mairie n’en a pas tenu compte. Elle s’en moque !

Et bien sûr, le transport gratuit. C’est une politique positive, qui permettrait de rassembler les gens, de faire qu’ils se mélangent. Je pense que cela ferait baisser l’agressivité.

Enfin ce sont les préoccupations sociales de notre liste. J’ai eu la chance, en mon temps, d’avoir une place en crèche pour mes enfants. Aujourd’hui ce serait beaucoup plus difficile. Il faut ouvrir des places en crèche, faire des maisons de retraite à taille humaine qui permettront les liens entre les générations, dans un même quartier. Tout le monde n’en sera que mieux.

• Pourquoi, à ton avis, l’abstention a-t-elle gagné du terrain ces dernières années ?

Il y a un ras-le-bol, un vrai désespoir. Les gens sont très déçus du pouvoir socialiste. Beaucoup espéraient que ça change, et c’est encore pire ! Par exemple pour trouver du boulot, ça ne va jamais: soit on est trop jeune et on n’a pas assez d’expérience, soit on est trop vieux ! Notre liste est porteuse d’autre chose; elle peut redonner espoir.

• Penses-tu que l’enjeu des élections municipales soit uniquement local ?

Non. Les médias en parlent beaucoup. Cette élection aura donc un impact national. Si le dimanche 23 mars au soir, on annonce que dans de nombreuses communes le PS a été sanctionné dans les urnes, il y aura bien une dimension nationale ! 

• Que souhaites-tu pour l’avenir ? A quoi ressemble la ville (le monde ?) que tu veux construire ?

Dans les quartiers, une maison pour les jeunes, où il pourraient se retrouver. Il faut des lieux où les gens puissent se retrouver. Aujourd’hui, chacun reste dans son coin. Je vois bien la différence. En quelques années, la vie de quartier a disparu. Par exemple, l’amicale laïque de mon quartier a disparu. Et il n’y a rien à la place. Mieux vivre dans les quartiers serait plus efficace que tous les digicodes ou toutes les caméras du monde. Et donner du travail…

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