Portrait de… Anne-Marie Delbos

Notre liste est ouverte, plurielle, unitaire ! On y trouve, outre des candidat-es issu-es des formations du Front de Gauche, des écologistes de gauche, en dissidence d’EELV, des syndicalistes d’horizons divers, des militants associatifs… Elle associe des militants de longue date, mais aussi des citoyens dont c’est le premier engagement dans une campagne dynamique et chaleureuse. Qui sont-ils ? Qui sont-elles ces candidates ?

anne-marie delbosÀ l’heure où les listes font disparaître les logos de leur parti politique (ou se réclament de l’apolitisme), peux-tu dire en deux mots pourquoi tu as fait ce pas, souvent mal perçu ou compris, vers la «politique» ? En un mot, peux-tu expliquer ton engagement ?

D’abord, je pense que tout choix, quel qu’il soit, est un choix politique, une vision du monde et donc l’apolitisme n’existe pas et cache une acceptation des événements.

Je ne pensais pas m’engager sur des municipales car je me sens plus citoyenne du monde que limougeaude (ce que je ne suis pas). Mais Danielle Soury me l’a proposé et je suis donc fière de participer à une équipe, un collectif, qui porte des propositions tournées vers l’intérêt général.

Quelles raisons ont motivé ton appartenance à la liste « Limoges Terre de Gauche » ?

J’ai voté « Front de Gauche » aux présidentielles et il me paraît essentiel de faire perdurer cet élan, de redonner envie aux gens, de vaincre l’apathie qui envahit notre société.

Quelle est la ou quelles sont les 2 ou 3 propositions du programme «Limoges Terre de Gauche » que tu soutiens particulièrement ?

Évidement, le point que j’ai envie de soutenir, c’est « les transports gratuits ». Cette partie du programme associe plusieurs idées: la justice sociale (c’est pour tous, nous avons déjà payé le transports dans les impôts, etc.), l’écologie (moins de voiture, plus de sérénité), le « mieux vivre ensemble ». Et puis dans le « bus gratuit », il y a aussi la refonte des trajets, des horaires afin que cette gratuité soit efficace, que tout le monde puisse utiliser « les transports en commun »…

Les maisons de soins sont aussi une nécessité, ainsi que le point du programme « Repenser la ville ». Autre point important bien sûr: la démocratie, qui est l’apprentissage de la réflexion pour chacun…

Pourquoi, à ton avis, l’abstention a-t-elle gagné du terrain ces dernières années ?

La non prise en compte du référendum de 2005 par la classe politique de droite et de gauche a été une claque pour les gens, de même que le mépris affiché par les médias. Ceci a prouvé que la démocratie n’était qu’un mot et non une réalité. Globalement la classe politique est assez insuffisante en moralité (à l’image, malheureusement, de la société véhiculée par ces mêmes médias) et donc elle ne séduit pas les citoyens.

D’autre part, tous les oubliés et méprisés permanents (habitants des cités, pauvres travailleurs, petits et sans gloire, tous les travailleurs qui subissent le management du travail… et les autres…) ne se sentent plus concernés !

Penses-tu que l’enjeu des élections municipales soit uniquement local ?

L’enjeu est aussi national car tout est lié.

Que souhaites-tu pour l’avenir ? A quoi ressemble la ville (le monde ?) que tu veux construire ?

Je souhaite un renouveau des consciences, un réveil des gens et surtout une éducation sur tous les plans (les savoirs, les affects, les arts ; apprendre à réfléchir avec le cœur…) car j’ai la naïveté de penser que l’éducation doit faire grandir les gens, leur amener de l’humanité, de l’esprit, du cœur…

Sans utopie, on n’avance pas, c’est l’espoir qui fait bouger les lignes.

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