Elections régionales : Limousin Terre de gauche vous invite à son « université de printemps »

ue-ltg-1-200x200Le groupe Limousin Terre de Gauche (PC, PG, Ensemble) au Conseil régional du Limousin vous propose de participer à son « Université de printemps » qui se tiendra à Limoges le samedi 30 mai. Elle sera consacrée à la préparation des élections régionales de décembre.

Les élections départementales ont montré une fois de plus le discrédit de la politique Hollande-Valls et la nécessité toujours plus urgente d’une alternative à gauche qui redonne espoir et soit un recours face à la montée de l’extrême droite.

Ce projet d’alternative politique claire et cohérente à gauche est au cœur de l’expérience de rassemblement de Limousin Terre de Gauche depuis 2010.

Les élections régionales de décembre 2015 doivent être une nouvelle étape de ce rassemblement d’une gauche qui combat l’austérité en favorisant l’émergence d’une mobilisation citoyenne, seule à même de s’opposer aux choix libéraux du gouvernement Hollande/Valls et déclinée par le parti socialiste dans l’ensemble des régions. L’enjeu est d’autant plus important que ces élections régionales se dérouleront à l’échelle d’un « grande région » née d’une « réforme territoriale » imposée sans concertation.

Or cette réforme réduit les espaces d’intervention démocratique de proximité, met à mal l’égalité des citoyens et des territoires, réduit la capacité d’action de la puissance publique en s’inscrivant dans une politique d’austérité et de compétition entre les territoires.

Alors que le gouvernement et le parti socialiste ont choisi d’inscrire leur politique dans celle de l’Europe libérale, nous devons proposer un modèle économique solidaire, basé sur une nouvelle répartition des richesses, favorable à l’emploi et orienté vers la transition écologique de l’économie, défendre le service public (notamment en matière d’éducation et de formation, de transports) et œuvrer pour un aménagement équilibré et égalitaire du territoire basé sur la coopération à rebours de la logique de métropolisation et de concurrence entre les territoires. Enfin, nous appelons à faire des régions des lieux de démocratie qui mettent en pratique la participation des citoyens en leur restituant le pouvoir de décider des affaires qui les concernent.

Les élections régionales sont pour nous un moment de la construction de cette alternative : il est essentiel que soient présentes des listes incarnant cette volonté de rupture avec les orientations libérales du Parti Socialiste, tant dans les contenus programmatiques que dans la stratégie.

Cette démarche d’alternative politique, nous l’avons amorcée à l’échelle du Limousin, dans le cadre de « Terre de Gauche », qui rassemblait en 2010 le PCF, le PG, le NPA, des militants de la gauche alternative et qui regroupe, aujourd’hui encore le PCF, le PG, ENSEMBLE !, une partie du NPA et des réseaux militants (parfois sous forme de collectifs) dans les départements de Creuse, Corrèze et Haute-Vienne. Cette force politique nous l’avons voulue clairement indépendante du PS.

Conseil municipal du 17 mars 2015

Budget primitif 2015 : en arrière la musique !

C’est pendant ce conseil municipal qu’a été voté le budget primitif de la ville de Limoges pour l’année 2015.

Mais auparavant, le groupe LTG avait déposé deux questions orales préalables.

gabegie• Quelle somme devra débourser la ville de Limoges pour la LGV ?
Après pas mal de tergiversations (nous espérons que nos députés ici présents sauront défendre le dossier… nous espérons que M. Denanot le défendra auprès des institutions européennes…) M.  Lombertie a finalement lâché le morceau, devant l’insistance de Gilbert Bernard : 130 million €.  Notons qu’il s’agit là d’un minimum et non d’un maximum comme l’a prétendu le Maire. Si l’État et l’Europe se retiraient peu ou prou du projet, la somme s’envolerait…
Rappelons que le budget total annuel de la ville est de 265 millions €

• Pourquoi arrêter brutalement et sans en avoir informé les pratiquant-es, les activités aquatiques le samedi matin à la piscine des Casseaux  ?
Il n’a rien été dit sur l’absence totale d’information préalable aux usagers concernés. Il a seulement été répondu qu’il s’agit de laisser la place aux Clubs, les maîtres-nageurs municipaux étant dorénavant mobilisés pour accompagner les séances d’apprentissage de la natation des scolaires. On retrouve   ici le poids des logiques d’austérité  : la majorité municipale ayant décidé de toujours travailler à moyens constants, les moyens supplémentaires affectés à l’accompagnement des scolaires sont financés par la suppression d’autres activités à destination de la population, le samedi matin.

Concernant le Budget primitif 2015, nous en étions averti depuis le conseil précédent : à l’austérité gouvernementale et à la baisse des dotations de l’État à la ville qui va avec, la nouvelle majorité répondrait par l’austérité municipale en recherchant notamment de nouvelles « pistes de facturations » pour faire payer les usagers des services publics municipaux.
C’est donc ainsi que l’équipe de M. Lombertie s’attaque à la solidarité et à la culture, notamment au travers du monde associatif.
Réduction de l’offre de logement social, révision des modalités de subventionnement des associations, fin de la gratuité de certains équipements publics :  lire ici l’intervention de Gilbert Bernard.
Le groupe Limoges TDG a voté contre ce budget. Le groupe PS également et… le groupe FN aussi ! Sans que l’on sache d’ailleurs trop pourquoi, puisque le FN n’a pas pris la peine d’expliquer son vote  !

piano-casseAustérité oblige, de nombreuses promesses électorales passent sous le tapis. Un engagement du candidat Lombertie était de ne pas pénaliser le monde associatif. Promesse non tenue. Les  associations à but culturel voient leurs subventions allégées de 20% en moyenne. Sont notamment touchées les associations dédiées aux musiques actuelles, organisatrices de concerts.  Lire  l’intervention de Danielle Soury, qui proteste également contre la baisse de 82% infligée à la Maison des Droits de l’Homme. La subvention accordée par la Mairie à la MDH passe de 5350 € à 1000  € ! Réponse du Maire, en forme de véritable provocation : « il n’y a pas de raison que la Ville donne plus que la Région. Puisque vous en parlez, je ramène cette subvention à 500 €. »
Notre groupe a évidemment voté contre ces attributions de subventions. Le groupe PS également.
Notons en passant que le groupe FN, prêt ce jour là à voter contre tout ce qui bouge en cette période pré-électorale, a également voté contre, et a ainsi expliqué son vote : ces décisions avaient été prises avant que la nouvelle commission  « associations », qu’ils doivent présider, ait pu donner son avis.

Pour bien évaluer la portée et la signification de ces baisses de subventions, quelques chiffres sont nécessaires. Le budget global de la ville pour 2015 est de 265 millions d’euros. Les baisses de  subventions aux associations culturelles feront économiser 30 000 € à la ville de Limoges, qui dépensera en revanche 1,2 millions d’euros pour les études sur la LGV et la participation financière au  Tours-Bordeaux.

pollution-voituresLe rapport « Développement durable et santé » présenté par l’équipe majoritaire a également soulevé des questions. Marie-Anne  Robert-Kerbrat (EELV) s’est étonnée d’y trouver un chapitre dédié à la vidéo-surveillance. Danielle Soury a montré que loin d’avoir un projet témoignant d’une vision claire et cohérente du développement durable, la majorité municipale juxtapose une multitude d’actions diverses, cloisonnées voir incohérentes et contradictoires entre elles, et même contradictoires avec des décisions emblématiques prises par la nouvelle majorité municipale depuis son arrivée à la tête de la ville. Ainsi  comment peut-on à la fois inciter à utiliser la voiture en ville le samedi, avec toutes les conséquences sur la qualité de l’air, et prétendre fusionner les «  concepts de développement durable et de santé  ». Lire ici son intervention.  Et voir ici la fort instructive thèse de géographie de Lise-Marie Glandus, soutenue à l’Université de Limoges.

Lire ici ce qu’en a dit la presse

Gratuité des transports : Pétition et conférence de presse

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L’Echo du 28 février 2015 – Cliquer sur l’image pour l’agrandir

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Le Populaire du 28 février 2015 – cliquer sur l’image pour l’agrandir

Conseil Municipal du 11 février 2015

fusilles-14-18Le conseil municipal du 11 février 2015 s’est ouvert sur une annonce étonnante. Le voeu présenté par le groupe Limoges Terre de Gauche ne serait pas soumis au vote. Refusé, tout simplement, par Monsieur Lombertie. La raison évoquée est que le sujet ne concernait pas directement la vie communale. Ce voeu proposait que la ville de Limoges se prononce pour la réhabilitation des « fusillés pour l’exemple » de la 1ère guerre mondiale, parmi lesquels on comptait 4 limougeauds (lire le texte). Gilbert Bernard a fait remarquer que le Conseil Municipal s’honorerait à demander cette réhabilitation. Il n’a pas obtenu de réponse.
Voici donc la nouvelle méthode de la majorité municipale : traiter par le mépris les voeux qui ne concerne pas directement, selon elle, les affaires de la ville. On se souvient que cette majorité s’était abstenue sur le voeu concernant le traité transatlantique (TAFTA), arguant que les traités internationaux n’étaient pas du ressort de la municipalité. Comment nier, pourtant, qu’un tel traité aura des répercussions importantes, voire catastrophiques sur les politiques locales ? On se souvient également que ce voeu avait été refusé à cause du vote contre, et finalement majoritaire du groupe socialiste. Proposer ce genre de voeu a le mérite de permettre à chaque groupe politique de dévoiler sa position. Cela ne sera donc plus possible, Monsieur Lombertie, après s’être présenté comme un parangon de démocratie, préfére botter en touche.
Ceci n’empêchera pas le groupe Limoges Terre de Gauche de continer à proposer des voeux susceptibles d’élargir le débat municipal, en espérant que ceux-ci soient soumis au vote. S’il ne le sont pas, chacun pourra malgré tout en tirer quelques conclusions.

Constitution des conseils de quartiers : la démocratie surveillée.
parole-blankIl était demandé au CM d’approuver le projet de règlement intérieur sur les conseils de quartier.
Le groupe socialiste a fait quelques remarques, affirmant que ces conseils existaient déjà sous une forme quelque peu différente durant les mandatures précédentes, et doutant de l’efficacité de ces mairies décentralisées.
Gilbert Bernard est intervenu sur ce sujet. La constitution de conseils de quartier est une idée que le groupe Limoges TDG ne peut qu’approuver si le but en est de développer la démocratie de proximité. On aurait pu imaginer des budgets participatifs, des referendums locaux, un observatoire des engagements…
Ce n’est hélas pas la voie qui est prise. Plus se définit le contour de ces nouveaux conseils, plus on peut douter qu’une envie de démocratie en soit la motivation première. Premier hic : la moitié des « conseillers de quartiers » sera choisie par la majorité municipale. Ensuite, les participants à ces conseils seront tenus à une stricte « neutralité politique ». Reste à savoir quel sens M. Lombertie donne au mot « politique ». Une rapide recherche étymologique permettra à chacun de constater que ce mot signifie « qui concerne le citoyen ». Si l’on s’en tient à ce sens premier, les sujets autorisés lors de ces conseils municipaux décentralisés risquent d’être rares. De quoi diable pourra-t-on parler ? Gageons que cette exigence d’une « stricte neutralité » a un autre but : celui de couper court à toute critique des décisions de l’actuelle majorité, élue grâce aux mécanismes d’une démocratie dite « représentative ».
Le groupe Limoges TDG s’est donc abstenu sur le vote de ce règlement intérieur.

Commission de « soutien aux associations »
Le titre peut sembler engageant et laisser penser que la municipalité aurait l’intention de renforcer son soutien au monde associatif. On apprend cependant que M. Lombertie, se reposant sur la charte Anticor (qui exige que l’exécutif accorde des présedences de commissions aux groupes minoritaires), a décidé de donner la présidence ce cette commission à un membre du FN. Quand on connait la sympathie que le FN éprouve pour les associations, notamment culturelles, ce choix s’apparente plus à un gage politique donné à ce parti qu’au simple respect de la charte Anticor. Frédéric Chalangeas est intervenu à ce sujet. Le groupe Limoges TDG, résolument favorable à la création d’une commission qui permette toute la transparence sur le financement des associations est tout aussi résolument opposé à ce que la présidence de cette commission soit attribuée au Front national, et s’est donc abstenu sur cette délibération.

Centre communal d’action sociale (CCAS)
Les futurs membres du CCAS devaient être élu-e-s lors de ce conseil municipal. Le groupe Limoges TDG n’étant pas mathématiquement habilité à présenter un candidat, n’a donc pas participé au vote. Gilbert Bernard a fait remarquer qu’il ne s’agissait pas d’une réelle représentation proportionnelle. Les lois sont ainsi faites… Remarquons que de nombreuse communes laissent par principe une place au CCAS à chaque groupe minoritaire, bien que ce ne soit pas une obligation légale.

Débat d’orientation budgétaire
dobLe gros morceau de ce conseil municipal. Un festival de camemberts graphiques. « Bataille de chiffres et de vision », a-t-on pu lire dans la presse. On aurait pu penser que ce débat allait être l’occasion d’âpres affrontements idéologiques entre la nouvelle et l’ancienne majorité. C’est plutôt à une guerre des comptables que nous avons assistés. Les uns brandirent un « rapport Knopfler » démontrant que la gestion de l’ancienne majorité menait la ville à la catastrophe, les autres dégainèrent un rapport de la Cour Régionale des Comptes affirmant le contraire.

Nul débat ou désaccord de fond, en revanche, sur la source principale des actuels problèmes budgétaires, à savoir les baisses drastiques des dotations de l’Etat. Ces baisses ont été régulièrement amplifiées par l’actuel comme par les précédents gouvernements. Loi de finance, plan de stabilité… une baisse de 3 millions d’Euros est annoncée pour 2015, 9 millions d’ici 2017… En résumé, on peut nommer ceci l’austérité, principe accepté par toutes les composantes politiques du CM de Limoges, hormis Limoges TDG.

Fort de son rapport Knopfler, et après une longue énumération (encore…) des travaux non effectués prouvant l’état de décrépitude du patrimoine limougeaud, M. Lombertie a pu glisser sous le tapis ses promesses de campagne et sortir l’une des armes favorites de la droite : la limitation du service public au profit du secteur marchand. En d’autres termes « faire payer l’usager ». Une logique dénoncée par Danielle Soury, qui s’est également étonné qu’à aucun moment les études consacrées au barreau LGV Poitiers/Limoges ne soient remises en cause dans ce débat d’orientation budgétaire. Le train des riches… autre élément du tronc commun de ceux qui s’accordent sur la nécessité de l’austérité.

Tarif des garderies
gratuite periscolaireM. Laffont a annoncé fièrement la baisse du tarif des garderies interclasses (service qui, rappelons-le, était gratuit auparavant). Cette baisse cache une réalité moins reluisante. Sur 47 établissement scolaires, seuls 8 continueront à fournir ce service de garderie, les autres n’ayant pas atteint le quota réclamé de 8 enfants. Lire à ce sujet l’intervention de Frédéric Chalangeas. On peut d’une part déplorer que le recensement de ces enfants n’ait eu lieu qu’après la mise en place de la facturation des garderies. Ne pas pouvoir payer pour un service ne signifie pas que l’on n’en a pas besoin. D’autre part, qu’est-il prévu pour les enfants ainsi touchés par la suppression de leur garderie ? M. Laffont n’a pas apporté de réponse à ce sujet.

La création d’une chaire d’excellence sur la thématique de la perte d’autonomie a également été le sujet d’une délibération sur laquelle le groupe Limoges TDG a voté contre. «  »Les Fondations universitaires, c’est de fait, mettre l’indépendance des chercheurs sous tutelle d’intérêts particuliers » dira Gilbert Bernard au cours de son intervention.

Une intervention sur l’enseignement de la natation dans les écoles a été l’occasion pour Frédéric Chalangeas d’interroger le Maire sur un état de fait constaté par par nombre de nos concitoyens : certaines piscines du centre ville seraient fermées durant les WE. La réponse fut que celles-ci n’étaient pas fermées, mais réservées aux clubs sportifs… ce qui permettrait aux adhérents de ces clubs de rentrer chez eux moins tard, les soirs de semaine.
Parallèlement, nous apprenons que les activités du samedi à la piscine des Casseaux (cours de natation, aquagym, etc…) seraient supprimées à partir du mois de mars. Une pétition à été lancée à ce sujet.
Les usagers désirant pratiquer la nation le WE sont donc désormais priés d’utiliser le nouveau Centre aqua-récréatif, géré par la fameuse société Vert-marine.

On voit maintenant la logique d’ensemble de la majorité municipale : des usagers qui payent, les citoyens privés de services de proximités (piscines du centre ville) et obligés d’utiliser les méga-structures prévues par la mandature précédente. Scenario « au fil de l’eau »  est le terme choisi par l’actuelle majorité pour dénoncer la gestion de l’ancienne. On pourrait lui rétorquer qu’avec ces nouvelles mesures, la recherche de nouvelles « pistes de facturation », ainsi que la poursuite du financement des études du projet de LGV Poitiers-Limoges, l’austérité municipale et maintenant sur les rails.

Le voeu de Limoges Terre de Gauche fusillé pour l’exemple.

Communiqué du groupe Limoges Terre de Gauche au Conseil Municipal de Limoges:

Lors de la séance du Conseil Municipal du mercredi 11 février, Mr le Maire de Limoges a refusé de soumettre au vote de l’assemblée un vœu relatif à la réhabilitation pleine et entière des « Fusillés pour l’exemple » de la guerre de 14-18, déposé par le groupe Limoges Terre de Gauche, au prétexte qu’il ne s’agirait pas d’une question d’intérêt communal.

Or comme le précise ce vœu, quatre de ces Fusillés étaient originaires de Limoges: Jean Faucher, Charles-Francis Fournerie, Nicolas Leboutet et Pierre Tranchant. L’argument du Maire ne tient donc pas.

Pourquoi avoir alors refusé de mettre aux voix ce texte, si ce n’est pour dispenser la majorité municipale de prendre une position claire sur le fond de cette question ? Il est des circonstances où refuser de prendre position, c’est aussi prendre une position !

A se demander si la posture humaniste affichée par le Maire de Limoges n’a pas été qu’un éphémère coup de communication électoral…

Lire ici le voeu présenté par le groupe Limoges TDG

Maison Terre de Gauche

La première pierre de l’association Maison Terre de Gauche a été posée le vendredi 16 janvier. Née de la dynamique militante qui a entouré la campagne de l’équipe Limoges Terre de gauche lors des dernières élections municipales à Limoges, cette association rassemblera celles et ceux, membres ou non de partis politiques, qui estiment que la lutte politique ne s’arrête pas le jour des élections.

Pour contacter l’association  (adresse provisoire) : infos@limogesterredegauche.fr

Limoges se dote à son tour d’une association Front de Gauche !

Validation des statuts (qui ont nécessité un sacré débat),
le vendredi 16 janvier, à partir de 18 heures, salle Blanqui 3, derrière la mairie.

Cette association va naître de la volonté de militants qui veulent se battre pour les idées de la gauche écologiste et sociale sans pour autant nécessairement adhérer à un des partis du Front de gauche.
Nous invitons tous ceux qui se sentent partants pour l’aventure à venir partager cette naissance.
Nous commencerons par une ultime relecture des statuts, puis nous lancerons les adhésions, avant d’élire les premiers dévoués qui se chargeront de l’organisation et de la recherche des fonds nécessaires à la location du local qui permettra à la maison de Terre de gauche (nom local de notre front de gauche), de s’impliquer à fond dans les luttes et les combats électoraux.
Ensuite, auberge espagnole : apportez à manger et à boire !
Vendredi 16, l’aventure des municipales va trouver son prolongement.
Qu’on se le dise !

Conseil Municipal du 16 décembre 2014

confiserieLes conseils municipaux se suivent et ne se ressemblent pas.
Dans le but probable d’éviter de reproduire le spectacle navrant auquel avait donné lieu le conseil précédent, le Maire avait demandé aux groupes politiques d’éviter les accès de colère et autres attaques personnelles.
Fort peu concerné par ces recommandations, le groupe Limoges Terre de Gauche aurait pu rétorquer que charité bien ordonnée commence par soi-même. Toujours est-il que ce conseil municipal du 16 décembre fut un festival de sourires mielleux et de courbettes de courtoisie entre le maire et les élus PS.

De fait, la sérénité des débats était favorisée par un ordre du jour comportant assez peu de dossiers litigieux. Ce calme relatif a permis au groupe « Limoges bleu marine » d’intervenir à tous propos et hors de propos. La consigne est visiblement lancée au Front Nationnal: les élections approchent, il faut faire du bruit. Pas d’opposition à la politique municipale, en revanche, puisque les élu-e-s de ce groupe votent toutes les décisions importantes du Maire, comme la fin de la gratuité périscolaire ou les crédits au projet de ligne LGV.

Subvention Supplémentaire pour l’aéroport.
La nouvelle décision modificative du budget 2014 permettra d’accorder une « subvention supplémentaire » de 150000 € au Syndicat Mixte de l’Aéroport de Limoges-Bellegarde, s’ajoutant à la « subvention exceptionnelle » précédemment votée.  Une situation que le groupe Limoges TDG avait pressentie, comme l’a fait remarqué Gilbert Bernard dans son intervention. Le groupe Limoges TDG a voté contre cette subvention supplémentaire et s’est abstenu sur la globalité de la décision modificative.

Cession de parts S.T.C.L. à la Communauté d’agglomération Limoges Métropole.
2ème intervention de Gilbert Bernard, qui après avoir regretté la régulière perte de compétences des municipalités, est revenu sur la gratuité du stationnement le samedi. Celle-ci conduit à un engorgement de véhicules. La revitalisation du centre ville passe plutôt par l’augmentation de l’offre des transports en commun, en commençant par un tarif préférentiel pour les étudiants… en attendant la gratuité totale.

Urbanisme :
A la demande du groupe Limoges TDG, la délibération sur le projet urbain partenarial appelera un vote séparé. Gilbert Bernard rappellera au Maire ses promesses de campagne sur la préservation des zones vertes et demandera une procédure de révision du PLU afin de revenir sur le passage de certaines zones en « constructible »
Nouvelle taxe sur l’enlèvement des affiches publicitaires. L’affichage politique et syndical est clairement visé ici. Danielle Soury interviendra sur ce sujet, rappelant la pauvreté de l’espace public accordé à l’expression citoyenne, ainsi que l’agressivité de la publicité commerciale, et rappelant en passant l’exemple de Grenoble.

Inscriptions scolaires
Tou en approuvant le principe du retour aux inscriptions scolaires en Mairie, Danielle Soury fit part des inquiétudes du groupe Limoges TDG sur les critères d’affectation, appelant de ses voeux une réelle sectorisation.

Retrouvez ici les articles de presse commentant ce conseil municipal

Dans la presse : Echo et Populaire du 17 décembre 2014

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Echo du 17/12/2014
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Popu-141217Populaire du 17/12/2014
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Contrat Jeunes Majeurs : déclaration du groupe Limoges Terre de Gauche

Depuis lundi dernier, des travailleurs sociaux manifestent au Conseil Général leur mécontentement, leur colère face à une décision politique prise en catimini au début du mois d’octobre.

Pourtant cette décision ne les concerne pas vraiment directement. Leur mobilisation n’est pas « sectorielle », « catégorielle », ou « liée aux élections professionnelles ». Elle concerne tout simplement les jeunes avec qui ils et elles travaillent.

En effet, le Conseil Général a voté la fin de la prise en charge de certains jeunes entre 18 et 21 ans dans le cadre du « Contrat Jeunes Majeurs » s’ils ne remplissent pas des conditions qui vont au-delà d’un accompagnement humain et efficace.

Des jeunes en difficulté vont être jugés sur des critères politiques (puisque le dernier mot reviendra à Madame la Présidente) qui ne seront plus en lien avec leur parcours et leur réussite.

Les propos tenus et relayés par la presse montrent du mépris à l’égard des salarié-e-s qui se mobilisent, du mépris à l’égard des personnes qui les soutiennent (signalons entre parenthèses, que, nous, élu-e-s de la République, avons fait partie de celles et ceux que Madame la Présidente appellent des « agitateurs »), et surtout, et c’est le plus grave, du mépris envers les jeunes eux-mêmes.

Il n’est pas trop tard pour que les élu-e-s reviennent sur ce vote (certain-e-s ont déjà exprimé leur souhait de le faire). Il en va de leur responsabilité vis-à-vis des personnes qu’ils et elles sont censé-e-s protéger par leurs décisions.

Nous soutenons cette lutte exemplaire parce qu’elle est la preuve vivante que le plus important c’est « L’Humain d’Abord » !