Décembre 2018

Quartiers populaires: quand l’essentiel n’est plus garanti…

« Quand les locaux du centre social de La Bastide pourront-ils être réintégrés ? Pourquoi les animateurs partent-ils ? » Questions posées le 7 novembre à l’AG du Conseil de quartier Vigenal-La Bastide. « Les locaux ont été déménagés suite à des infiltrations et il n’y a pas de date de réaménagement encore prévue » répond le Maire avant de lancer un appel à la mobilisation bénévole, notamment pour l’insertion des jeunes ! « Peut-on réellement remplacer un animateur par un autre au pied levé et faire fi du respect et de la relation de confiance créés au fil des années ?» insiste alors une ex-animatrice. Toujours pas de réponse. La remise en cause des interventions des animateurs-référents par la Ville est très mal ressentie : la tension monte, les mamans pleurent, les enfants s’accrochent aux animatrices. Est-ce en refusant de répondre et en mettant de l’huile sur le feu qu’on peut espérer assurer la tranquillité publique dans le quartier ? La question d’une Directrice d’école du Vigenal dénonçant le délabrement des locaux ne trouvera pas plus de réponse. Le Maire évoque le manque de moyens, le Pacte financier avec l’État, soutient que les demandes des habitants entraînent une augmentation insupportable des dépenses. Pourtant il déclarait au conseil municipal de juin dernier: «Certains ont du mal à comprendre comment on peut maintenir un service de qualité voire l’améliorer avec des moyens contraints… C’est tout à fait possible et nous l’avons fait.» Dans les quartiers populaires la preuve est faite que non. A réduire toujours plus les crédits de fonctionnement des services à la population afin d’auto-financer les investissements, et notamment ceux destinés au centre-ville, on en arrive à ne plus garantir l’essentiel, là où la population en a le plus besoin. À la Bastide on a refait le bitume et les façades, mais il n’y a toujours pas de projets pour les gens…

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