Créons des centres de santé municipaux !

UnknownLes politiques d’austérité avec leurs cortèges de pauvreté et de précarisation, remettent en cause le droit à la santé pour tous. La tarification à l’acte a conduit à retirer à l’hôpital public des moyens importants à travers notamment la fermeture de services entiers sur le territoire. Les soins dentaires ou ophtalmologiques devenus trop coûteux sont négligés par les familles aux budgets trop serrés, à Limoges comme ailleurs.

Les indicateurs fournis par l’Observatoire Régional de la Santé sur notre ville sont sans appel. Il existe une importante ségrégation d’une partie des habitants qui cumulent les fortes difficultés économiques et sociales dans quelques quartiers de la ville.

Nous voulons mettre en place une politique offensive en la matière avec notamment la création de centres municipaux de santé, en commençant par les quartiers déficitaires tels Beaubreuil.

Un centre de santé municipal ce sont des professionnels de santé salariés (médecin, infirmières, kiné, dentistes,…avec secrétariat, antenne assistante-sociale,…) qui ont les moyens de pratiquer une médecine comportant une large part d’éducation à la santé, à travers notamment la collaboration médecin/infirmiers. Le secrétariat les décharge également des tâches administratives, augmentant le «temps médical». Une telle médecine, libérée en partie du travail «à l’acte», permet d’éduquer les patients à une certaine autonomie pour la prise en charge de leur santé, ce qui génère des gains qualitatifs pour les patients, et économiques pour le système de santé.

Nos propositions pour une réelle politique municipale publique de santé

(4 commentaires)

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    • HL on 10 mars 2014 at 23 h 38 min
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    « L’éducation à la santé ».

    Mmmouais, ça, j’ai du mal à le lire. Faut dire que j’ai besoin de lunettes. Pas besoin d’éducation, juste besoin des lunettes ad hoc. Et, pas de pot, il me faut aussi des lunettes pour voir loin. Et tout ça c’est cher. Bon allez, je veux bien que vous m’éduquiez à la santé. Ça va aller vite. Enseignez-moi une adresse où on trouve des lunettes au prix remboursé par la Sécu avec des verres au prix remboursé par la Sécu. J’apprendrai bien ma leçon. Promis, juré, craché !

    • HL on 11 mars 2014 at 12 h 09 min
    • Répondre

    Bien sûr mon commentaire précédent est humoristique. Mais nous devons prendre garde à ne pas nous poser en enseignants bornés qui seraient chargés d’inculquer des notions scolaires élémentaires à la masse de crétins que serait le peuple. Cette posture énerve beaucoup.

    Voici peu je voyais une femme aux prises avec un organisme public. Elle avait besoin de l’argent qui lui avait été « confisqué » à la suite d’une erreur administrative grossière. Il a fallu qu’elle en vienne à une grande violence verbale pour simplement 1) parvenir à se faire écouter 2) faire constater qu’elle avait raison 3) se faire reverser son argent 4) et accessoirement démontrer qu’elle n’était pas une imbécile incapable de comprendre une lettre officielle qui se révélait être complètement à côté de la simple légalité.

    1. Surtout le terme éducation à la santé ne sous entend absolument pas (ici du moins) de prendre qui que ce soit de haut. Bien au contraire. Expliquons nous.
      La médecine « moderne », allopathique, mais également toutes les autres qui ont suivi, et il faut le dire, même si elles se présentent benoitement en recours (les médecines douces, …), n’ont eu de cesse de remplacer le savoir populaire, traditionnel, du « comment se soigner » et surtout du « comment appréhender la maladie » par le recours quasi systématique au professionnel (médecin, sage femme, kiné, …, ostéopathe … , magnétiseur, … ) et cette effraction dans nos vies du recours aux professionnels n’a pas de limite (coaching en tout genre, sophrologie, …). Et de remplacer l’entraide et la coopération par le recours au marché (de la santé)
      -pour le meilleur ( des pratiques médicales « modernes » sont un progrès par rapport à l’absence de solutions, techniques et surtout économiques (l’accès au soin, la sécurité sociale)
      -et pour le pire, avec le dressage par la pub (ça explose) et par les professionnels eux même, des patients-clients, qui sont invités à consulter et reconsulter toujours pour la même chose et à considérer que tout problème est médicalisable et que la solution s’achète en boîtes, en consultations, en soins, … société du « care », c’est à dire marchandisation intégrale de l’individu et de ses maux.
      A l’appui de ceci l’engorgement du système par des recours inappropriés, et pas uniquement par les personnes qui peuvent facilement se le payer, qui se juxtaposent aux besoins non ou mal traités.
      Il y a donc deux conceptions de la santé possibles à ce niveau.
      Soit avoir des professionnels qui ont l’ambition de rendre les patients plus autonomes, en prenant le temps et les moyens de les « éduquer » à cela, et partager avec eux ce qui peut l’être d’un savoir médical non mercantile. Et c’est tout le contraire que de les prendre pour des crétins.
      Soit faire le Docteur Knock, et les dresser pour le grand marché de la santé, et accessoirement le contrôle social.
      Et à bien y regarder, votre (ta) réaction dans ce commentaire s’adresse viscéralement à cette image du Dr Knock semble-t-il.

        • HL on 11 mars 2014 at 23 h 02 min
        • Répondre

        Tout d’abord je te remercie grandement d’avoir pris le temps de me répondre de façon aussi détaillée.

        Ce n’est pas un point de vue personnel que je développe mais plutôt l’expression d’un ressenti toujours plus fréquent. Ici même on a lu que l’abstention était en partie due à un « manque d’éducation à la citoyenneté ». Et on entend souvent les refrains « éducation à l’entrepreneuriat », « éducation aux pratiques artistiques », « éducation populaire », « éducation au goût » et mille autres éducations encore. Tu sers ça avec une sauce « pédagogie du gouvernement » ou une bouteille de « grand sens de la pédagogie du Medef » et tu observes dans le peuple des réactions disons… ricanantes ou exaspérées.

        L’approche que tu décris veut sortir de la consommation / clientèle et c’est louable. Mais, pour sortir de l’impasse de la novlangue qui a transformé le mot « éducation » en repoussoir, je serais tenté de définir cette approche par des mots comme « coopération » et « autogestion ».

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