Conseil Municipal du 29 novembre 2018

En ouverture de ce Conseil Municipal du 29 novembre 2018, le Maire de Limoges a indiqué avoir reçu une délégation de gilets jaunes et s’être engagé, auprès d’elle à transmettre au Président de la République une  liste de revendications  dont il a donné lecture. Mais la deuxième revendication avait disparu de la lecture du Maire. Malencontreux hasard  sans doute  ? Il s’agit tout bonnement de l’augmentation du SMIC, des retraites, et du dégel du point d’indice des fonctionnaires  ! Ce que que manqua pas de lui faire remarquer Danielle Soury. Le Maire se justifia alors en expliquant que ces questions, relevant de la négociation syndicale, il ne souhaitait pas priver la CGT de ses prérogatives. Fake news grossière, évidemment.  Et M. le Maire le sait parfaitement: le SMIC est fixé par décret du gouvernement. Cette revendication des Gilets Jaunes est donc parfaitement fondée. Et M. le Maire n’a aucun argument sérieux – si ce n’est idéologique – pour refuser de la transmettre au Président Macron.

Cet engagement du Maire était assorti de l’injonction aux gilets jaunes de ne pas bloquer l’activité économique locale.
La motion du groupe Limoges Terre de Gauche, qui soutenait l’ensemble des revendications (lire ici), n’a pas été présentée au conseil municipal, ce qu’a déploré Gilbert Bernard. L’action des gilets jaunes ne concerne apparemment pas suffisamment la Ville de Limoges pour faire l’objet d’une motion.

Le principal sujet de ce CM portait sur  la transformation de l’EPCI de Limoges Métropole  (Etablissement Public de Coopération Intercommunale) en « Communauté Urbaine ». Ce nouveau statut de « l’agglo » implique l’abandon par les communes de nombreuses compétences (Réseaux de chaleur, Eau, Habitat…). Le groupe LTG s’est opposé à ce changement de statut (lire ici l’intervention de Gilbert Bernard). En privant ainsi les élus municipaux des compétences pour lesquelles ils ont été élus, c’est la démocratie de proximité qui est mise à mal et c’est la mort de la commune qui est annoncée.

Le groupe LTG s’est abstenu sur certaines délibérations que Danielle Soury a qualifiées de kafkaïennes. Les compétences « Equilibre social de l’habitat » ainsi que « Aires et parcs de stationnement » aussitôt après avoir été transférées à la CU, sont immédiatement (re)déléguées à la ville de Limoges jusqu’en 2020, la CU n’ayant pas les moyens de les exercer dès janvier 2019. Comprenne qui pourra.

Le groupe LTG a voté contre la délibération sur la nouvelle  Délégation de Service Public  accordée à l’entreprise EFFIA pour la gestion des parkings souterrains. La ville de Limoges, fière de la qualité de son eau potable assainie en régie municipale, préfère cependant déléguer la gestion des parkings à une entreprise privée (Lire l’intervention de Gilbert Bernard).

Budget supplémentaire.
Par rapport aux prévisions budgétaires 2018, la Ville dispose de 3,5 millions d’euros de recettes supplémentaires, non prévues donc. Danielle Soury propose (lire son intervention) que ces moyens permettent d’aider les clubs sportifs de quartier abandonnés, les associations étranglées par la baisse des subventions ou le centre social de La Bastide bien malmené ces temps-ci. Ce ne sera pas le cas, ces propositions étant qualifiées de « staliniennes » par M. Lombertie.

Le groupe LTG a également voté contre le renouvellement du soutien financier de la ville à la fondation Limousin UNILIM. En finançant cette fondation la municipalité cautionne l’entrée du privé dans l’enseignement supérieur. Cela n’est pas sans conséquences quand on observe par exemple les projets de recherche soutenus : la grosse majorité d’entre eux relèvent du scientifique au détriment des sciences humaines moins « bankable » pour les partenaires privés. Il aurait été plus profitable de verser les 10.000 euros de subvention directement à l’université.

Lire les commentaires de la presse.

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