Juil 03

Conseil Municipal du 28 juin 2017

Le conseil municipal du 28 juin s’est ouvert sur deux questions orales posées par le groupe Limoges Terre de gauche.
L’une portait sur l’avenir de la Maison du Peuple. Ce bâtiment historique, lieu emblématique des luttes ouvrières  en Hte-Vienne, abrite notamment l’Union Départementale de la CGT 87 depuis 1936. S’il est légitime de vouloir régulariser juridiquement les conditions d’hébergement de ce syndicat,  la méthode forte employée par la municipalité à l’égard de la CGT est  parfaitement insupportable ; il a été en proposé à l’UDCGT87 soit de payer un loyer (rappelons que les autres syndicats hébergés dans des bâtiments municipaux n’en payent pas), soit de lui faire signer un « bail emphythéotique » (d’une durée de 100 ans) ce qui reviendrait à faire supporter à la CGT l’intégralité des frais d’entretien du bâtiment, qui par ailleurs abrite des asociations, des salles municipales,… . Non contente de ces propositions évidemment intenables pour le syndicat, la municipalité retirait le 20 juin, sans préavis et quasi intrégalement le personnel municipal affecté à l’entretien et à l’accueil du public à la Maison du Peuple.
Cette situation explique l’ambiance bruyante de ce début de conseil. De nombreux manifestants s’étaient réunis pour faire entendre leur colère et leur inquiétude.
Partant du principe que l’activité syndicale est d’intérêt général, le groupe LTG a posé une question orale préconisant une concertation avec l’ensemble des organisations syndicales dans la transparence et l’équité de traitement, ainsi qu’une réelle discussion pour y parvenir plutôt qu’un ultimatum. Il semblerait que la municipalité ait depuis changé de ton et de méthode : des discussions avec les syndicats seraient maintenant à l’ordre du jour, ce dont nous ne pouvons que nous féliciter.

Une autre question orale portait sur les rythmes scolaires. Le retour à la semaine de quatre jours étant à présent possible, le groupe LTG a demandé au Conseil qu’elles étaient les intentions de la Mairie à ce sujet. Monsieur Jalby a répondu que si un changement devait intervenir, cela ne se produirait pas lors de la prochaine année scolaire.

Après l’habituel auto-satisfecit de M. Lombertie, M. Viroulaud a demandé l’approbation du compte administratif. Il ne s’agissait donc pas ici de choix budgétaire, mais plutôt d’un compte rendu des actions menées. Cette municipalité semble terrorrisée par le fameux « effet ciseaux » (quand la courbe des dépenses rejoint celle des recettes), et donc obsédée par les économies budgétaires. Pourtant cette obsession est à géométrie variable, comme l’a remarqué Danielle Soury dans son intervention, et si l’aéroport de Bellegarde bénéficie de subventions toujours plus importantes, les accès aux services sociaux, aux musées, etc… sont de plus en plus coûteux pour les Limougeauds.

Le groupe LTG a voté contre la primarisation de l’école Edouard Herriot. Sous la dénomination « groupe scolaire Edouard Herriot » sont regroupées deux écoles séparées géographiquement. Un seul directeur aura dorénavant la responsabilité de ces deux écoles, regroupant maternelle et primaire. Lire ici l’intervention de Frédéric Chalangeas.

Le groupe s’est abstenu sur l’ouverture d’une « agence postale » à Beaune-les-Mines, suite à la fermeture du bureau de Poste. Cette fermeture s’est faite en catimini, sans opposition réelle du Maire alors que celle-ci aurait été possible, comme l’a rappelé Gilbert Bernard. Résultat de nombreuses décennies de politiques gouvernementales libérales, la régulière dégradation du service public postal se poursuit, les collectivités locales devant maintenant en assurer la charge.

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