Oct 31

Conseil Municipal du 27 septembre 2017

Le Conseil Municipal du 27 septembre 2017 s’est ouvert sur une question orale du groupe Limoges Terre de gauche concernant l’installation des compteurs électriques Linky. Frédéric Chalangeas évoquait dans cette question les nombreuses interrogations que soulève l’installation de ces compteurs, tant sur le plan de la santé que sur celui de la sécurité des données personnelles, et s’étonnait que le « groupe de travail » municipal qui avait été formé sur ce sujet ait vu son activité réduite à une unique réunion d’information.
En réponse, M. Lagedamont rappela que la pose de ces compteurs était une obligation légale, et que l’opération était approuvée par des organismes tels que la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) et l’UFC (Union fédérale des consommateurs).
La CNIL encadre dans une certaine mesure la nature et la destination des données relevées par la société ENEDIS, tenue à un « code de bonne conduite ». Rappelons cependant que l’UFC est en lutte contre le déploiement de ces compteurs depuis 2010, dénonçant notamment le manque d’intérêt économique de l’opération. Rappelons également que la plupart des consommateurs, généralement signataires d’un contrat antérieur au déploiement des Linky, gardent la possibilité de s’opposer à leur installation.

Le Conseil a ensuite voté deux voeux, relatifs à la baisse des APL et à la diminution des emplois aidés. Gilbert Bernard a dénoncé la méthode du groupe majoritaire, qui proposait des voeux reprenant mots pour mots ceux présentés par le groupe Socialiste, ne modifiant qu’une phrase pour chacun d’eux. Ces modifications auraient pu être le fruit d’un débat en Conseil Municipal, mais le groupe majoritaire a préféré la méthode du plagiat.
D’accord sur le fond, le groupe LTG a malgré tout voté pour ces deux voeux.

Le groupe LTG s’est opposé à l’élargissement du périmètre des délégations de compétences accordées au Maire. Ces délégations engagent parfois la communauté sur de longues durées, dépassant largement la mandature.

Le groupe s’est naturellement prononcé contre le budget supplémentaire, en désaccord total avec la méthode Lombertie : « faire les poches des usagers comme des contribuables ».

Une délibération portait sur le SMALB (syndicat mixte de l’aéroport Limoges/Bellegarde). Suite à la loi NOTRe (Nouvelle organisation territoriale de la République), l’agglomération Limoges Métropole remplacera la ville de Limoges au sein de ce syndicat mixte. Gilbert Bernard est intervenu sur le sujet des transports, rappelant les sommes engagées dans le projet avorté de la LGV Poitiers/Limoges, et signalant que l’agglomération de Niort avait adopté la gratuité des transports publics, comme avant elle une trentaine d’autres réseaux de transports en France.

Lors de la délibération sur le programme de rénovation urbaine de La Bastide, Danielle Soury a relayé le malaise d’habitants de ce quartier, dont la vie quotidienne est rendue difficile par des travaux qui vont durer plusieurs années. Danielle est également intervenue au sujet des travaux de la place de la République, dont la facture pour la seule 1ère phase s’alourdit  d’ores et déjà de 30%. Elle a aussi posé la question du devenir du chantier des fouilles archéologiques. Réponse du maire: ces vestiges, pourtant très fragiles, resteront tels quels, protégés des intempéries (notamment du gel en hiver) uniquement par des bâches, pendant encore plusieurs années.

Gilbert Bernard est intervenu sur la politique de l’habitat, demandant au Maire d’utiliser la loi ALUR (2014) afin de luter contre les logements insalubres et les marchands de sommeil.
Danielle Soury posa à cette occasion une question sur le ravalement obligatoire des façades en centre ville.

Danielle est intervenue aussi notamment sur l’attribution du marché de maîtrise d’oeuvre de l’aménagement de salles de répétitions au théâtre de l’Union, ainsi que sur le projet d’implantation de sites de production hydro-électrique.

La délibération sur le patrimoine municipal permit à Gilbert d’interroger le Maire sur l’état des discussions concernant l’avenir de la Maison du Peuple. La réponse, très vague, assurait cependant que de nouvelles réunions avec les syndicats étaient prévues. »

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