Déc 16

Conseil Municipal du 13 décembre 2016

Le groupe Limoges Terre de Gauche et le groupe PS s’étaient associés pour la présentation d’un voeu pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple de la 1ère guerre mondiale.
Rappelons que le groupe LTG avait déjà proposé un tel voeu en 2014. Le Maire de Limoges avait refusé de le soumettre au vote, prétextant qu’il ne s’agissait pas d’une affaire municipale.
Le voeu présenté ce jour rappelait que 4 limougeauds faisaient partie des dits fusillés.
Arguant qu’il n’est pas du ressort d’une municipalité de se prononcer sur cette réhabilitation (129 communes haut-viennoises, soit beaucoup plus de la moitié des communes du département ont pourtant déjà voté des voeux comparables pour une réhabilitation collective de tous les fusillés pour l’exemple), la majorité a préféré imposer son propre voeu prévoyant que les noms des 4 limougeauds seraient  « inscrits sur le mémorial élevé à la mémoire des tués de la grande guerre, sur une plaque distincte ». Considérant que ceci pouvait conduire à une stigmatisation supplémentaire pour ces fusillés, et devant le refus de demander leur réhabilitation, les groupes LTG et  PS ont donc maintenu leur voeu qui a obtenu 12 voix et a été rejeté. A l’inverse, celui de la majorité a fait le plein des voix à droite et a été adopté.

Le vote du Budget Primitif constituait l’essentiel de ce Conseil Municipal.
La chanson est désormais connue : baisse des dotations, réforme territoriale, construction d’un stade plus dispendieux que prévu… Toutes ces raisons obligeraient le Maire à augmenter les impôts et à réduire les services rendus à la population. Soit l’exact contraire de ses promesses électorales.
Comme l’a fait remarquer Gilbert Bernard dans son intervention, la majorité passe sous silence la hausse d’autres dotations d’Etat et sous-évalue comme chaque année le « Fond de Péréquation intercommunal », qui compensent quasi intégralement la baisse de la DGF (dotation générale de fonctionnement). Danielle Soury a de plus rappelé que cette baisse n’était pas imprévisible et a proposé que les Limougeauds soient consultés sur l’avenir du chantier du Grand Stade.
Le groupe LTG a bien évidemment voté contre ce Budget Primitif.

Le groupe LTG s’est abstenu sur l’AP-CP (Autorisation Programme et Crédit de Paiement) concernant le gros entretien de la Mairie. Ce fut l’occasion pour Danielle Soury de poser des questions sur l’état des relations financières entre la ville de Limoges et la Fondation du Patrimoine, questions légitimes à l’heure où l’on apprend la générosité dont fait preuve à son propre égard le délégué Limousin de cette fondation.

Profitant d’une délibération sur l’abattoir de Limoges, Danielle Soury a proposé au Conseil de porter son attention sur certaines méthodes alternatives d’abattage, dont le but est de réduire au maximum la souffrance animale, à l’instar d’un projet qui verra le jour prochainement à Bourganeuf. Proposition balayée d’un revers de main par l’adjoint au Maire M. Guérin.
Lire également l’intervention de Danielle Soury sur le Règlement Local de Publicité.

Notons au passage qu’une délibération sur une « Formation Justice Restaurative » a provoqué l’émoi du groupe FN. Celui-ci s’est insurgé, attribuant au passage une certaine phrase à l’ex-ministre de la Justice Christiane Taubira. Vérification faite, Madame Taubira n’a jamais prononcé cette phrase, surtout propagée par la « fachosphère » française.
Cette réaction du FN n’avait en soi rien d’étonnant. En revanche, on peut s’interroger sur l’attitude de M. Lombertie qui, suite au commentaire hargneux du FN, s’est quasiment excusé de devoir mettre cette délibération à l’ordre du jour…

Le groupe LTG s’est élevé, par la voix de Gilbert Bernard, contre une Autorisation d’Urbanisme prévoyant la destruction de l’Amphithéâtre Blanqui.
Les nombreuses associations qui utilisaient régulièrement les salles Blanqui devront trouver des solutions de remplacement. « Essayez dans le privé », leur a-t-on proposé.

La colère des représentants de ces associations, qui animaient ce Conseil Municipal par un bienvenu concert de casseroles sous les fenêtres de l’Hôtel de Ville, n’y aura donc rien fait, si ce n’est de provoquer l’indignation de M. Lombertie.
M. Pauliat-Defaye s’est fait plus arrogant et méprisant:  » On ne répond pas aux casseroles !  »
Espérons pour lui qu’il apprécie le son des casseroles, ou conseillons-lui de s’y habituer. Car chaque Conseil Municipal amène son lot de mauvaises surprises, et il y a fort à parier que le concert est loin d’être fini.

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