CM du 31 mai 2018 – Périscolaire

Intervention de Danielle Soury  sur le périscolaire

Je saisis cette délibération pour vous faire part de trois interrogations relatives aux activités périscolaires pour la rentrée prochaine, dont le nouveau règlement sera prochainement présenté aux familles.

1) Concernant la restauration scolaire, en septembre, les horaires du temps du midi resteront les mêmes, exceptés pour l’école Jacques Brel qui perdra un quart d’heure de pause, pause qui était déjà plus courte de 20 minutes que dans les autres écoles. Résultat: les enfants de cette école n’auront plus de récréation pour la pause méridienne. On se demande même s’ils auront le temps de manger et on s’interroge sur la place donnée au bien-être de l’enfant dans de telles décisions. Pourquoi avoir procédé ainsi ? Des rumeurs font état d’un conflit entre Limoges Métropole et la ville concernant le bus géré par la métropole qui serait soumis à des horaires inflexibles. Qu’en est-il ? La lune de miel qui prévaut entre la Ville et l’agglo pour passer en CU serait-elle jugée superflue quand il s’agit des enfants de cette école ?

2) Concernant le temps du soir, les enfants sortiront dorénavant à 16h45. Durant une demi-heure, ils pourront aller en récréation et prendre leur gouter. A partir de 17h15, ceux de maternelle basculeront sur une garderie payante, jusqu’à 18h15, ceux des écoles élémentaires basculeront soit sur une garderie payante de 17h15 à 18h15, soit sur une étude gratuite de 17h15 à 18h. Donc selon que les parents pourront ou pas payer la garderie, des enfants iront jouer dans la cour de récréation pendant que leurs camarades seront en études; si bien que nous aurons dans nos écoles sur les mêmes plages horaires, un périscolaire à plusieurs vitesses ! Ne serait-il pas plus raisonnable de revenir à la gratuité pour tous ? Par ailleurs qu’avez-vous prévu pour compenser les pertes très significatives d’heures de travail pour les animateurs, déjà soumis à une extrême précarité ?

3) Enfin, les ateliers périscolaires vont purement et simplement disparaître. Ils avaient pour vocation l’ouverture culturelle, artistique et sportive pour les enfants y participant. Très souvent assurés par des associations, ces ateliers étaient pour elles non seulement un levier pour faire connaitre leurs compétences et initier un jeune public, mais aussi une source de revenu, stable et régulière qu’elles vont donc perdre. On voit bien comment la Ville trouvera là une source d’économie de fonctionnement s’inscrivant par anticipation dans la contractualisation avec l’État mais ne faudrait-il pas aussi prendre soin de notre tissu associatif ?

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