Oct 03

CM du 28-09-2016 – Contrat Local de Santé

INTERVENTION DE GILBERT BERNARD SUR L’AVENANT AU CONTRAT LOCAL DE SANTE

Cet avenant du CLS est avant tout intéressant par les remarques qu’il comporte sur l’état sanitaire de la population de ces 9 quartiers prioritaires. Un certain nombre de points doivent nous interpeller :

– Le taux de non recours élevé aux soins de santé chez les personnes précaires économiquement (29% chez les bénéficiaires du RSA notamment)

– Une sur représentation des familles monoparentales dans ces quartiers encore plus fragiles et vulnérables que les autres.

– Le lien, souligné par le document, entre la souffrance psychique et la précarité.

– le fait que « loin d’être démissionnaires » beaucoup de parents sont dans l’attente de soutien » en matière de soin.

Le constat est clair : plus on se retrouve en situation de précarité et moins on se soigne, le document le dit clairement.

Ce constat dressé le cls, dans son avenant, et c’est sans doute sa grande faiblesse se limite à quelques propositions sur la mise en réseau des différents partenaires signataires et la mutualisation des moyens. Propositions intéressantes au demeurant mais insuffisantes selon nous pour faire face aux problèmes.

Ce qu’il faut dans ces quartiers ce sont des personnels de santé en nombre suffisant. Or nous savons que le système de santé libéral ne réussit pas à s’adapter de lui-même aux besoins de certains territoires, c’est un fait. C’est pourquoi nous réitérons ici notre proposition de mise en place de centres de santé municipaux, réunissant sur un même lieu des professionnels de santé salariés par la ville. Et nous proposons qu’un premier centre de ce type soit créé Beaubreuil, quartier qui est sans doute le plus en attente d’une telle structure.

 

 

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