CM du 27 septembre 2018 – Accueil des migrants

Question orale du groupe Limoges Terre de Gauche

Monsieur le Maire, le Collectif Chabatz d’Entrar, constitué de partis politiques, de syndicats, d’associations, et de citoyen.ne.s, a fait le choix, au mois de mai dernier, d’ouvrir un lieu pour répondre aux demandes d’hébergement de très nombreuses personnes à la rue qui ne trouvent pas de solutions d’urgence auprès des services de l’Etat. Une soixantaine de personnes sont actuellement logées dans les anciens locaux du Centre Régional de Documentation Pédagogique, et au moins une trentaine de plus ont contacté le Collectif pour essayer d’y obtenir une place.

La Région, propriétaire du lieu, a dans un premier temps proposé une médiation entre le Collectif, les habitant.e.s et l’Etat, avant d’entamer une procédure d’expulsion, qui, et nous nous en réjouissons, a été rejetée par le Tribunal administratif à la fin du mois d’août.

Nous souhaitons vous poser différentes questions sur ce sujet :

-la médiation de la Région, portée par l’association Habitat et Humanisme, devait passer par des rencontres individuelles, mais aussi par une rencontre collective avec les différents partenaires institutionnels du territoire (Etat, Région, Communauté d’Agglomération, Mairie). Ces rencontres ont-elles eu lieu, et si c’est le cas, qu’elles en ont été les conclusions ?

-le Collectif Chabatz d’Entrar, se basant sur le nombre d’appels quotidiens moyens au 115 (service de traitement de l’hébergement d’urgence) qui n’obtiennent pas de solutions, demande l’ouverture d’un lieu d’accueil inconditionnel (c’est à dire qui se préoccupent des personnes, et pas de leur situation administrative au regard de leur nationalité) de 200 places. Si un seul lieu n’est peut-être pas envisageable pour y répondre, la Municipalité serait-elle prête à s’engager, avec les autres partenaires institutionnels, à ouvrir des espaces dans cet objectif, comme le fait la Ville de Nantes par exemple ? Rappelons simplement au passage aux tenants locaux de la xénophobie et du racisme, que 200 personnes ne représentent environ que 0,14% de la population totale de Limoges.

-et dernière question. Si la Région obtient, comme elle le demande, l’expulsion des personnes hébergées, je cite le référé « même en période hivernale », la ville de Limoges pourra-t-elle accepter le retour à la rue d’hommes, de femmes et d’enfants sans leur proposer de solutions ?

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