CM du 12 février 2019 – Projet de centre social de Beaubreuil

Intervention de Frédéric Chalangeas

A l’occasion de cette délibération, je voulais juste revenir sur quelques éléments qui ont attiré notre attention dans ce document, qui est au demeurant très bien construit et présenté.

Il s’agira, et vous voudrez bien m’en excuser par avance, de la présentation un peu fastidieuse de différentes citations.

Tout d’abord, on peut lire p. 23 que « un espace boisé, à proximité du Pôle Jeunesse Sanfourche permet d’organiser des activités de plein air, des animations de rue, des jeux d’eau… »

Oups, des jeux d’eau…

Il semblerait que sur le quartier de Beaubreuil, il ait existé un équipement municipal de qualité qui permettait lui aussi d’organiser des jeux d’eau… Il semble même qu’il était apprécié des habitant.e.s du quartier, mais je vais y revenir.

Toujours à la lecture du document, il est fait de nombreuses références à l’étude menée par la SCOP Repères il y a quelques années et qui a permis de mener à bien la mise en place du beau projet du centre social (et lorsque je parle d’un beau projet, je ne suis pas ironique).

En commission, nous avons demandé communication de cette étude de la Scop Repères. Vous vous êtes un peu agacé, M. le Maire, disant que nous l’avions eue en son temps. Dont acte. Nous l’avons bien retrouvée. Et bien sûr, nous l’avons relue, et y avons trouvé quelques passages instructifs, comme par exemple, pp 48 et 49 : « lors de l’enquête à la population, on s’aperçoit que de nombreuses activités en dehors du football intéressent aussi les habitants. La fermeture de la piscine cristallise la majorité des critiques, on le voit également dans l’enquête avec 56% des répondants qui souhaitent qu’elle soit ré-ouverte »

C’est un peu trop tard pour y songer maintenant, mais bon, cela aurait certainement simplifié la question de la pratique des jeux d’eau…

Pour en revenir au document principal, on peut ensuite lire p. 27 : « les acteurs associatifs et institutionnels du quartier souhaitent qu’une attention particulière soit apportée à la mixité dans l’ensemble des groupes « genrées » (activités sportives, de loisirs, etc.) et de veiller à ne pas trop stéréotyper les propositions ».

Lors du conseil municipal de décembre 2017, au cours duquel était présenté le 1er rapport sur la situation en matière d’égalité Femmes/Hommes, notre groupe s’interrogeait sur « l’incidence en matière d’égalité hommes/femmes de la destruction de la piscine de Beaubreuil, fréquentée aussi bien par des filles et par des femmes, que par des garçons et des hommes, remplacée par un street work-out équipement lui utilisé essentiellement par des garçons ».

Cette interrogation avait suscité à l’époque exclamations et quolibets… Mais vous avez trouvé la réponse « Un soutien déterminant est […] apporté par la ville aux activités sportives féminines. Aucune discrimination ne peut être relevée vis à vis des filles et si la parité reste très imparfaite dans les activités de loisirs, les participations sont liées aux stéréotypes » est-il dit dans le nouveau rapport sur l’égalité Femmes/hommes.

C’est dit : ce ne sont pas les propositions municipales qui sont stéréotypées, ce sont les participations. Mesdames mettez-vous au street work-out et les problèmes de parité seront résolus !

 

Enfin, concernant la participation et l’implication des habitants dans l’élaboration du projet, il nous semble qu’elle est restée bien modeste, que les temps de concertation ont été trop courts, l’urgence ayant largement prévalu. Côté concertation il y a sans doute du mieux à trouver, pour que la participation des habitants devienne bien réelle.

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