CM du 11 avril 2019 – Protocole de coopération Limoges – Bordeaux

Concernant le protocole de coopération entre la Ville de Limoges, Bordeaux Métropole (et la Ville de Bordeaux)

Intervention de Danielle Soury

Sur le principe, établir des relations de coopération entre villes du territoire, et notamment entre Limoges et la capitale régionale ne peut qu’emporter l’adhésion. Encore faut-il savoir pour faire quoi et comment. Et c’est là que manifestement le bât commence à blesser.

Qui dit coopération suppose équilibre et respect entre partenaires. Est-on bien assuré que tel soit le cas ici ? Pas si sûr. Les péripéties qui ont émaillé les libellés successifs de cette délibération n’invitent guère à le croire. Le protocole de coopération 2019-2021 qui nous a été communiqué est conclu entre la Ville de Limoges, la Ville de Bordeaux et Bordeaux Métropole. Mais la délibération examinée en commission des finances évoquait elle un protocole entre la Ville de Limoges et Bordeaux Métropole seulement, la Ville de Bordeaux ayant disparu ! A mes questions posées en commission à ce sujet, il a été répondu que cette manière de faire avait été imposée par Bordeaux, suite à la démission d’Alain Juppé de son mandat de Maire. Depuis, la Ville de Bordeaux est réapparue dans la délibération. Comprenne qui pourra… Mais ça augure mal d’une coopération équilibrée !

En ce qui concerne le contenu, la coopération entre l’Opéra de Limoges et celui de Bordeaux ne peut que recueillir l’adhésion. La coopération en matière d’urbanisme… Pourquoi pas ? Par contre un projet de barreau autoroutier Limoges-Périgueux-Mussidan-Langon: ça c’est NON, résolument NON.

– D’abord parce que ce projet n’est manifestement pas financé. Veut-on nous refaire le coup du barreau LGV Limoges-Poitiers ? Les contribuables limougeauds n’ont-ils pas suffisamment payé, et pour rien, servant ainsi de vache à lait pour aider à financer le TGV Paris-Bordeaux ?

– Mais c’est NON aussi et surtout parce qu’il s’agit d’un projet climaticide. Il y a une urgence absolue à agir pour le climat. L’heure ne peut donc pas être à chercher à désengorger des autoroutes en créant de nouvelles autoroutes, dont on sait que l’effet sera d’augmenter mécaniquement le trafic autoroutier total et donc les émissions de GES !

« Pour le climat, manifester c’est ce donner bonne conscience; ce sont les actes au quotidien qui comptent » disiez-vous le 16 mars dernier sur le parvis de la mairie aux citoyens mobilisés lors de la marche pour le Climat. Et bien précisément où sont vos actes ?

À l’heure où l’impératif écologique impose de réaménager le territoire pour limiter la dépendance des populations à l’automobile, aux prix du pétrole et au « tout camion », ce qu’il urge de faire c’est bien de passer aux actes en défendant toujours plus et mieux le rail et notamment nos TER, tant pour le transport voyageurs que pour le frêt.

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