Nov 23

Conseil Municipal du 16 novembre 2016

blanquiLe conseil municipal du 16 novembre 2016 s’est ouvert sur une question orale du groupe Limoges Terre de Gauche concernant la fermeture prochaine des salles Blanqui. Ces salles, qui depuis longtemps servaient de lieux de réunions et de débats à de nombreuses associations, abriteront le service informatique de la ville à partir de janvier prochain. le groupe LTG a demandé si des solutions de remplacements, prenant en compte gratuité et proximité du centre-ville étaient prévues et a fait des suggestions dans ce sens. La réponse apportée par le premier adjoint reprend hélas ce qui avait été dit dans la presse, et les associations devront se rabattre sur l’offre déjà existante.

Une des premières délibérations de ce conseil concernait une modification du budget primitif 2016. Celle-ci incluant la destruction de la piscine de Beaubreuil, le groupe LTG s’y est opposé.

L’un des points principaux de ce conseil était le DOB : « débat d’orientation budgétaire ».
Evoquant en excuse la baisse des dotations de fonctionnement, la réforme territoriale et les coûts engendrés par la construction du stade de Beaublanc, Le Maire annonçait que, malgré ses promesses de campagnes, les impôts locaux seraient augmentés. Une « baisse drastique » des aides et services proposés par la ville, notamment dans les domaines culturels et sportifs est également envisagée comme l’a rappelé Danielle Soury dans son intervention.
Un emprunt de 2 millions d’euros destiné au financements d’études pour la LGV Poitiers/Limoges a finalement été annulé. Ce fut l’occasion pour Gilbert Bernard de demander au Maire s’il refusait officiellement à ce projet. Aucune réponse claire n’a été fournie.

L’autre sujet de débat était le passage de Limoges-Métropole du statut de « communauté d’agglomération » à celui de « communauté urbaine ». Le PS pressait la majorité d’accepter ce passage, faisant miroiter l’aubaine d’une subvention exceptionnelle de 3M d’euros.
La majorité municipale, qui n’a pourtant aucun problème sur le fond quant à cette décision, évoquait un problème de forme et s’est prononcée contre. Le groupe LTG s’est abstenu sur ce « jeu de ping pong politicien » dénoncé par Gilbert Bernard dans son intervention. Déplorant un appauvrissement toujours grandissant de la démocratie de proximité, le groupe a voté contre transfert de compétence entre la Ville et l’Agglo qui accompagnerait inévitablement ce passage en CU.

Une délibération sur le logement locatif social fut l’occasion pour Frédéric Chalangeas de dénoncer la baisse insidieusement annoncée du pourcentage de logements sociaux fournis par la Ville, sous couvert de « mixité sociale » et de « performance énergétique ».

Un projet de rénovation des halles centrales a été annoncé pour un coût de 5 M€. Mis devant le fait accompli, comme l’a fait remarqué Gilbert Bernard, le groupe LTG n’a pu que s’abstenir.

Le groupe LTG a également voté contre la permission d’ouverture des commerces le dimanche. Lire ici l’intervention de Danielle Soury.

Une délibération concernant le Musée de la Résistance fut l’occasion pour Frédéric Challangeas de regretter à nouveau que l’entrée de celui-ci soit désormais payante, mais également de demander à ce que les noms des quatre Limougeauds « fusillés pour l’exemple » soient ajoutés au « monument virtuel » mis en place sur le site internet de la ville de Limoges. Il écrit dans son intervention :
« D’ores et déjà un monument virtuel vient d’être mise en ligne sur le site de la mairie. « Presque cent ans plus tard, la volonté de la municipalité vise enfin à restituer aux habitants un volet important de l’histoire de la Ville » peut-on lire sur cette page. Pourtant ne figurent pas au registre les noms de  Nicolas Leboutet, Pierre Tranchant, Jean Faucher, Charles-Francis Fournerie.
Les 4 limougeauds fusillés pour l’exemple n’appartiendraient-ils pas à l’histoire de notre Ville ? »

Oct 19

Migrants – communiqué de LTG

En réponse aux propos du Maire de Limoges parus dans le Populaire du 19 octobre, le groupe Limoges Terre de Gauche a adressé à la Presse le communiqué suivant :

 

Le groupe LTG condamne avec la plus grande fermeté les propos d’E.R. Lombertie, opposé à l’accueil à Limoges de migrants de Calais. Selon M. Le Maire, qui rappelons-le ne doit son élection qu’aux suffrages du FN, il ne s’agirait pas de « vrais réfugiés. Et pendant ce temps, les vrais réfugiés, qui fuient les guerres, n’ont pas un statut digne ». Quelle indécence ! Ces 40 hommes sont originaires du Soudan, pays ravagé par une guerre civile, d’Erythrée, pays surnommé « la Corée du Nord de l’Afrique », et d’Afghanistan, dont M. le Maire pense sans doute  qu’il s’agit  d’un pays paisible ! Que représentent 40 personnes dans une ville de plus de 100 000 habitants ? A l’heure où se joue une urgence humanitaire, il est normal que chaque collectivité prenne sa part du problème. C’est une action élémentaire de solidarité nationale. Nous saluons  les maires de Peyrat le Château et Saint Léger la Montagne qui ont accepté, eux, de jouer cette solidarité.

Limoges le 19/10/2016
Le groupe Limoges Terre de Gauche

Oct 15

Sur la gratuité des transports – La réponse de LTG à Gérard Vandenbroucke

Dans un article du 10 novembre 2016, le Populaire du Centre titrait « Les bus gratuits à Limoges, ce n’est pas pour tout de suite », et citait Gérard Vandenbroucke.

http://www.lepopulaire.fr/limoges/transport/2016/10/10/les-bus-gratuits-a-limoges-ce-n-est-pas-pour-tout-de-suite_12098879.html

Voici la réponse du groupe Limoges Terre de Gauche :

C’était un de nos axes de campagne lors des Municipales de 2014, axe qui avait fait l’objet d’âpres négociations dans l’entre-deux tours et qui avait permis une fusion technique avec le liste du Parti Socialiste. Nous proposions la gratuité des transports en commun sur l’Agglomération et la mise en place d’un TramLim utilisant les voies ferrées existantes mais inutilisées pour une meilleure desserte de Limoges. L’accord final avait même acté cette décision politique pour qu’il soit mis en place dès janvier 2017.

Dans un article du Populaire du Centre, nous apprenons que M. VandenBroucke, Président de la communauté d’Agglomération a réfléchi à ce projet, mais pour ne pas « augmenter les impôts locaux » et parce que cela entrainerait une perte de ressources, renonce à cette idée. L’article présente de nombreux exemples d’autres villes, de gauche comme de droite, ayant choisi la gratuité, sans que cela pose d’autres problèmes que l’achat de nouveaux bus pour accompagner l’augmentation de la fréquentation…

Le levier essentiel à la mise en place de la gratuité des transports est peu évoqué par M. Vandenbroucke alors que c’est celui qui permet le passage à l’acte, sans toucher au portefeuille des citoyen.ne.s. Il s’appuie sur la taxe transport versée par les employeurs de plus de onze salariés. Dans notre programme, nous donnions des chiffres.

En 2014, le coût du transport à Limoges était de 23 millions d’€, dont seulement 6 millions d ‘€ financé par la billeterie et le reste par cette taxe versement transport, qui était alors à 1,02%, un des plus bas taux de France s’enorgueillissait le maire d’alors. Il est passé à 1,38% cette année, alors que nous avions projeté en 2014 qu’un taux à 1,40% permettrait cette gratuité !

En réalité c’est bien un choix politique que fait le Président de l’agglo appuyé en la matière par le maire de Limoges. Il est d’autant plus contestable que d’autres éléments d’appréciation sont soigneusement passés sous silence. Comme par exemple le fait que les entreprises ne seraient pas pénalisées davantage car elles n’auraient plus à prendre en charge la moitié du prix du trajet domicile-travail pour leurs salarié.e.s. Où les économies réalisées par l’absence de billeterie. Où encore une meilleure efficience de la STCL avec des personnels affectés à d’autres tâches.

La résistance actuelle à ce progrès écologique et social que représente la gratuité des transports en commun, partagée par les exécutifs de la mairie comme de l’agglo est donc bien idéologique !

A Limoges, la Municipalité a fait le choix de multiplier les emplacements de parkings payants afin d’obtenir de nouveaux fonds (c’est un choix contestable, aussi bien pour le portefeuille des habitant.e.s, que parce que la Municipalité va bientôt perdre cette compétence), la Communauté d’Agglomération choisit de ne pas rendre gratuits les transports en commun…

Limoges terre de Gauche, dans son programme, et chaque fois que ses représentant.e.s au conseil municipal en ont la possibilité, rappellent qu’on pourrait faire le choix d’un nouvelle forme de « vivre-ensemble ». Plus de zones piétonnières plutôt que des places de parking, plus de pistes cyclables sûres et accessibles et la gratuité des transports sur un réseau repensé pour toutes et tous.

Oct 03

Conseil Municipal du 28 septembre 2016

Le Conseil Municipal s’est ouvert sur une motion proposée par le groupe FN. Cette motion visait à condamner toute solidarité envers celles et ceux qui aujourd’hui fuient la guerre.
Difficile de répondre à autant d’ignominie. Le groupe PS cita Primo Levi, Gilbert Bernard émit le voeu que nos descendants puissent être fiers de nos actions présentes.
Cette motion n’a recueilli que les 3 voix du FN.
LTG, le PS et quelques élu-e-s de la majorité ont voté contre (20 voix).  2 élus se sont abstenus et le reste de la majorité, courageusement, n’a pas participé au vote.

stade– Le ton vindicatif habituel des conseils municipaux limougeauds est vite revenu. Un avenant au marché de maîtrise d’oeuvre du parc Beaublanc a permis au nouveau et à l’ancien maire de reprendre leurs accusations péremptoires et fausses indignations réciproques.

– Projet de schéma de mutualisation des services de l’agglo et de la ville. La délibération proposait de voter contre ce projet. Gilbert Bernard est intervenu pour expliquer pourquoi le groupe voterait lui aussi contre « mais certainement pas pour les mêmes raisons que la majorité municipale ». « C’est là un nouvel épisode de la lutte que se livrent le président de l’agglo et le maire de Limoges pour avoir le pouvoir » selon l’élu qui estime par ailleurs  que le passage en communauté urbaine marquerait  « la fin de la commune et entrainerait un nouveau recul de de la démocratie de proximité ». LTG a donc voté contre ce projet de mutualisation, le groupe PS a évidemment voté pour.

Ecole-ferme– La délibération sur le regroupement des écoles – c’est à dire sur la fermeture de 3 écoles, Abessaille, le Présidial et Bellegarde – a été remise à l’ordre du jour, la précédente délibération ayant été annulée par décision de justice pour non respect des droits d’expression de l’opposition. La mairie a fait appel de ce jugement.  Frédéric Chalangeas a saisi cette occasion pour répéter l’opposition du groupe LTG à ces fermetures.

projet-place-rep– Le projet d’aménagement de la Place de la République, choisi par une commission et un jury spécial a également été soumis au vote du CM. Le groupe LTG a voté contre cette délibération pour une raison de démocratie: a aucun moment le projet retenu ni les projets concurrents n’ont été présentés aux élu-e-s du groupe, comme l’a fait remarquer Danielle Soury. Elle en a profité pour d’une part se féliciter que la Commission Éthique et Transparence ait saisi l’association Anticor d’une demande d’expertise juridique indépendante sur les conditions d’attribution marché de fouilles à Évéha et d’autre part pour soulever certaines questions relatives à ces mêmes fouilles.

– Le NPRU (Nouveau Programme de Renouvellement Urbain) était l’objet d’une des délibérations suivantes. Frédéric Chalangeas a fait remarquer que les services publics étaient étrangement absents du document présenté, et Danielle Soury a évoqué une « politique de rustines » et a rappelé que la politique de la ville, qui existe depuis 40 ans, reste impuissante à résoudre les difficultés de certains quartiers. « Territorialiser la question sociale ne permet pas de la régler »,ce qui a  justifié  l’abstention du groupe sur cette délibération.

– Un avenant au CLS (Contrat Local de Santé) a été pour Gilbert Bernard l’occasion de faire l’amer constat : « plus on est précaire, moins on se soigne » et de proposer – à nouveau – la mise en place de centres de santé municipaux.

– Notons également l’intervention de Danielle Soury au sujet de l’adhésion de la Ville de Limoges à l’association « Nos Quartiers ont du Talent ».

 

Au final, ce sont 4h30 de conseil municipal où les questions de fonds ont été peu abordées, laissant une nouvelle fois la place à des ping-pong stériles entre la majorité et le PS.

 

Lire ce qu’en a dit la presse

Juin 30

Conseil Municipal du 28 juin 2016

Le conseil municipal du 28 juin s’est ouvert sur deux questions orales. Le groupe FN a demandé quelles précautions seront prises à l’encontre des « soldats d’Hallah » qui ne manqueront pas d’envahir Limoges lors du prochain tour de France. Puis une question du groupe majoritaire au sujet de la régie publicitaire du magazine « VAL » a été le prétexte d’une première prise de bec avec le groupe PS, donnant ainsi le ton de ce CM.

La séance débutait  ensuite par une longue intervention liminaire du maire vantant son programme et ses réalisations et fustigeant l’opposition. Gilbert Bernard demandait alors la parole qu’il avait beaucoup de mal à obtenir. Au nom du groupe,  il rappelait  d’abord au maire qu’il n’y a pas « une » opposition mais « des » oppositions dont celle du groupe Front de gauche. Rebondissant sur les propos du maire en faveur de la démocratie il lui faisait alors remarquer que ses actes n’étaient toujours pas en concordance avec ses propos, s’appuyant notamment sur la fermeture autoritaire de la piscine de Beaubreuil. « Vous avez refusé de répondre sur cette question à mon collègue Frédéric Chalangeas lors du dernier cm et quelques jours après on apprenait par la presse cette fermeture, où est le respect des élus d’opposition ? » faisait-il remarquer. Il citait par ailleurs les nombreux courriers adressés au maire par le groupe et resté sans réponse. « La démocratie implique le débat et le respect des opinions c’est à cela que nous vous appelons » concluait-il.

beaubreuil-piscineLa délibération sur la première Décision Budgétaire Modificative (DBM) a été l’occasion pour Danielle Soury de rappeler que dans le « contrat de ville » signé par le Maire, la municipalité s’engageait à développer l’opération « Savoir Nager » au sein des territoires prioritaires, par un  programme à la piscine de Beaubreuil. L’occasion aussi de rappeler la proposition du Groupe LTG faite conjointement à la ville et à l’agglo « d’engager une étude pour la rénovation des la piscine de Beaubreuil  s’inscrivant dans une réflexion globale sur le devenir et la complémentarité des équipements publics pour activités quatiques et aquarécréatives sur le territoire »
Le groupe LTG, qui avait voté contre le budget primitif, a également voté contre cette Décision Modificative.

Lors de l’examen du Compte Administratif, Danielle Soury s’est élevée contre l’austérité à géométrie variable qui constitue toute la philosophie du budget municipal. Hausse des tarifs municipaux dans quasiment tous les domaines, notamment culturels, augmentation significative des subventions à l’aéroport de Bellegarde, sans parler des sommes colossales allouées aux études pour la LGV.
Ce vote ne portant pas sur un choix politique pesant sur l’avenir de Limoges, mais sur la simple confirmation que les décisions passées avaient été appliquées, le groupe LTG s’est abstenu.

Lors d’une intervention du Maire concernant le personnel communal, celui-ci rappelait que les agents de la police municipale exercent une mission difficile. Gilbert Bernard interpella alors le maire sur ce qu’il qualifiait « d’excès de zèle » – « de pouvoir ? » – de certains d’entre-eux. En cause leur intervention à plusieurs reprises pour empêcher des jeunes JC de faire signer une pétition en faveur du retrait de la loi El Khomri. « Il est de bon ton de vouloir criminaliser l’action syndicale ou politique mais nous ne l’acceptons pas » devait il dire, demandant au maire d’intervenir auprès de ces fonctionnaires pour que de tels faits ne se reproduisent pas.

Le groupe a également voté contre les tarifs 2016-2017 de la patinoire municipale. Rappelons que la gestion de celle-ci a été accordée par DSP (délégation de service public) à la société Vert Marine.

LTG a également voté contre la convention de partenariat entre la MGEN et le musée de la Résistance, rappelant ainsi son opposition à la tarification du musée de la Résistance.

Lire ce qu’en a écrit la presse

Juin 28

Piscine de Beaubreuil : lettre ouverte de Limoges Terre de Gauche

piscine-beaubLimoges le 27 juin 2016

Lettre ouverte

M. Lombertie, Maire de Limoges
Hôtel de ville, Place Léon-Betoulle, 87031 Limoges Cédex 1

Monsieur Vandenbroucke, Président de Limoges Métropole
64 Avenue G. Dumas, CS 10001, 87031 Limoges Cédex 1

Copie : Conseil de quartier de Limoges-Beaubreuil
s/c de Mrs B. Amrouche et Ph. Clair

 

M. le Maire de Limoges, M. le Président de la Communauté d’Agglomération,

Depuis l’ouverture en janvier 2015 du centre communautaire Aquapolis géré en délégation de service public par une société privée, notre groupe Limoges-Terre de Gauche s’est à de nombreuses reprises inquiété de l’impact que celui-ci aurait sur les piscines municipales de la ville de Limoges et notamment celle de Beaubreuil. Rapidement, cette dernière a vu, comme les autres piscines de la ville, sa fréquentation baisser, baisse accentuée par des fermetures au public les week-ends, puis durant tout l’été caniculaire 2015, déjà au motif qu’elle ne serait pas assez fréquentée.

Le 6 juin dernier, la Mairie de Limoges a annoncé par voie de presse la fermeture définitive de la piscine de Beaubreuil dès le 1er juillet 2016 et son remplacement par un terrain d’activités de plein-air initialement prévu pour installation ailleurs dans le quartier. C’est un nouveau coup porté à ce quartier, à sa population, et à tous ses usagers, aux écoles et collèges de proximité, aux clubs sportifs,… bref à l’intérêt général.

Nous considérons pour notre part qu’il est de la responsabilité de l’ensemble des collectivités territoriales concernées de maintenir une offre de qualité et de proximité pour pratiquer toutes les activités aquatiques nécessaires à l’apprentissage de la natation, et des activités aquarécréatives à tarifs abordables pour tous sur notre territoire et particulièrement sur les quartiers « prioritaires ».

Lors de la réunion de l’ensemble des conseillers municipaux de l’agglomération à Ester le 28 mai dernier, M. le Maire de Limoges, vous aviez déclaré que « l’Aquapolis met en péril les 4 piscines municipales de Limoges, faute d’une réflexion sur la complémentarité des équipements publics ». Vous aviez alors répondu M. le Président de Limoges Métropole : « S’il y a des problèmes de piscines à Limoges, on va les traiter, encore faut-il nous le dire! »

Il est pour le moins urgent de passer à présent des déclarations aux actes.

C’est pourquoi nous proposons d’engager une étude pour la rénovation de la piscine de Beaubreuil s’inscrivant dans une réflexion globale sur le devenir et la complémentarité des équipements publics pour activités aquatiques et aquarécréatives sur notre territoire: piscines municipales de Limoges et Aquapolis.

A cette fin nous vous demandons :

1. d’organiser conjointement et dans les plus brefs délais une réunion  entre la Ville de Limoges et l’Agglomération en sollicitant la participation de la Préfecture, (le quartier de Beaubreuil relevant du contrat de ville) et en associant le conseil de quartier et le conseil citoyen de Beaubreuil.

2. de surseoir, M. le Maire, à la décision de fermer cette piscine, et a fortiori de suspendre toute éventuelle décision de sa destruction précipitée.

A l’initiative de cette proposition, nous souhaitons bien évidemment y être associés à titre d’observateurs.

Dans l’attente de vos réponses, nous vous présentons, Messieurs, nos salutations les plus respectueuses.

Les élu-es du groupe Limoges Terre de Gauche
Gilbert Bernard, Danielle Soury, Frédéric Chalangeas

Juin 03

Conseil Municipal du 2 juin 2016

nuit_debout_limogesUne représentation de l’assemblée spontanée Nuit Debout attendait, devant les portes de l’Hôtel de Ville, l’ouverture du conseil municipal. Après les multiples accusations du Maire (dégradations, troubles à l’ordre public, etc…) et les demandes d’interdiction faites par celui-ci à la Préfecture, toutes soigneusement relayées par la presse, Nuit Debout, qui récuse toutes ces accusations, tentait de faire entendre sa réponse. Leur « lettre au Maire » n’avait apparemment pas été reçue. Monsieur Lombertie avait eu moins de problèmes de communication avec les « veilleurs anti-mariage pour tous ».
Le groupe Limoges TDG a donné lecture (par la voix de Frédéric Chalangeas ) de la lettre de Nuit Debout au Maire. Celui-ci, comme d’autres avant lui, reste « droit dans ses bottes » : il y a bien eu dégradation, agression… (c’est faux ! A-t-on entendu dans le public).
photo : mdh-limoges.org

Gilbert Bernard s’est interrogé sur le récent départ de plusieurs membres de la Police municipale, dont le directeur et plusieurs membres de la toute nouvelle brigade cynophile, créée il y a un an. D’après ERL, il s’agit de mutations, tout est dans l’ordre des choses.

Le groupe LTG s’est abstenu sur un voeu pour la participation de la France à l’exposition universelle de 2025, ceci pour une question de principe : le groupe découvrait ce voeu sur la table du Conseil Municipal. Rappelons que les vœux déposés par l’opposition doivent l’être 24h avant le conseil.

N’étant pas représenté à la commission d’appels d’offres, Le groupe LTG n’a pas participé au vote sur l’élection de ses représentants.

La ville de Limoges adhérera à l’association « Avenir 147-149 » dont le but est la transformation (partielle ?) en 2×2 voies de la route Limoges-Bellac. Gilbert Bernard a fait remarquer que ce sujet était un serpent de mer depuis 50 ans, resurgissant à la veille de chaque période électorale. Un son légèrement discordant dans la belle unanimité des élu-e-s PS/LR.

Le Plan d’aménagement et de développement durable (PADD) était le principal sujet de ce conseil municipal. Ce plan engage la ville de Limoges sur le long terme en matière d’urbanisme. Problème:  pour la commission chargée de travailler sur les propositions du Maire, le seul document disponible n’était qu’une maigre présentation de quelques pages. Un document plus fourni est arrivé… après la tenue de la commission. Impossible, donc, de faire des propositions qui puissent être discutées lors du Conseil Municipal. Le groupe LTG avait pourtant nombre de suggestions comme l’a expliqué Gilbert Bernard.

fouilles-place-de-la-reOn reparle des fouilles de la Place de la République. On peut se féliciter qu’une partie des travaux soit retombée dans le domaine de l’archéologie préventive, gérée par l’INRAP, organisme public d’archéologie. Rappelons-nous que ceci n’était pas prévu il y a un an, les fouilles étant entièrement attribuées à la société privée Eveha et que le groupe LTG était intervenu à ce sujet .
Danielle Soury a posé un certain nombre de questions (qui sont restées sans réponses), sur le pourcentage de stagiaires et de bénévoles utilisés lors de ces travaux, sur l’augmentation parfois impressionnante du coût de ces travaux au m2, ainsi que sur les incertitudes juridiques lourdes qui planent sur la procédure d’attribution de ce marché d’un million d’euros, sans mise en concurrence. La seule réponse du Maire aura été de botter en touche, sur le Préfet qui n’a pas contesté ce marché. Réponse un peu courte au regard des interrogations soulevées, tant sur la forme que sur le fond.
A suivre !
photo : lepopulaire.fr

Une délibération sur l’attribution de subventions à des évènements sportifs a donné l’occasion à Frédéric Chalangeas d’interroger le Maire sur l’avenir de la piscine de Beaubreuil. Le sort de celle-ci semble en effet scellé, au profit de L’Aquapolis. Le Maire n’a pas désiré répondre, le sujet n’étant pas à l’ordre du jour…

Lire ici les commentaires de la presse

Mai 10

Contre la loi-travail, grande réunion-débat unitaire le jeudi 12 mai à Limoges

La « Coordination Haute-Vienne pour le retrait de la loi-travail » rassemblant : Attac, Collectif Roosevelt, Confédération Générale du Travail, Confédération Nationale du Travail, Coordination des Intermittents et précaires, Ensemble!, Europe-Ecologie-Les Verts, Fédération Syndicale Unitaire, Mouvement de la Jeunesse Communiste,Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Syndicat Général des Lycéens, Union nationale des Etudiants de France, Union Solidaires organise une grande réunion-débat le jeudi 12 mai  à partir de 19h à Limoges, esplanade de la fac de droit avec :

– Gérard FILOCHE, militant syndical et politique, ancien inspecteur du travail,
– Pierre JACQUEMAIN, ancien conseiller de Myriam El Khomri, ayant démissionné suite à la présentation de la loi-travail
– Samuel CHURIN, comédien, porte-parole national de la Coordination nationale des intermittents et précaires.

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Avr 16

DUP-LGV : Communiqué Limoges Terre de Gauche

Le groupe Limoges Terre de Gauche salue la décision

responsable et courageuse du Conseil d’Etat

Le groupe Limoges Terre de Gauche salue la décision courageuse et responsable du Conseil d’Etat qui a déclaré nulle et non avenue la déclaration d’utilité publique relative au projet de la ligne LGV Limoges-Poitiers, résistant ainsi aux pressions honteuses exercées à son encontre. Nous constatons que les arguments que nous n’avons cessé de mettre en avant pour justifier notre opposition à ce projet ont été largement repris par la plus haute juridiction administrative du pays (projet non financé, temps de parcours affichés très incertains, conséquences désastreuses pour l’axe polt ….). Les conclusions du Conseil d’Etat rejoignent celles du rapport Duron et celles de la Cour des Comptes et devraient amener tous les partisans aigris du barreau à faire preuve d’un peu plus de retenue et de discernement dans leurs propos. Ils auront surtout à rendre des comptes sur les 125 millions d’argent public injectés en pure perte en études diverses et participation au tgv Tours-Bordeaux.

L’heure n’est plus aujourd’hui à courir après une chimère. La gabegie a assez duré. Il faut immédiatement déployer tous les efforts et les énergies pour la rénovation de l’axe historique POLT (infrastructure et matériel) et la réouverture du Bordeaux-Lyon. Nous demandons aux élus qui seront reçus le 3 mai par le secrétaire d’État aux transports de défendre cette position.

Mar 26

Conseil Municipal du 24 mars 2016

Budget et LGV au menu

Séance marathon pour ce conseil municipal de mars commencé à 19 h et qui s’est achevé à plus de 23 heures. Il faut dire que parmi la trentaine de délibérations à l’ordre du jour figurait le projet de budget pour 2016. Mais la séance commençait par un mini coup de théâtre avec l’annonce du ralliement de l’ancien maire adjoint chargé des écoles, Pierre Laffont, au groupe FN. Cela n’étonnera en définitive pas grand monde tant, depuis sa nomination et jusqu’à sa destitution, cet ancien chef d’établissement avait multiplié les provocations en direction des parents d’élèves et enseignants et au sein même du Conseil municipal, tenant des propos souvent plus que « limite ». Ce ralliement peu glorieux -Pierre Laffont ne s’est par ailleurs plus montré au conseil municipal depuis son éviction- montre en tous cas la porosité des idées entre une partie de la droite et de l’extrême droite.

En préambule au débat sur les points à l’ordre du jour, la majorité municipale a déposé un vœu demandant aux députés présents dans l’hémicycle d’intervenir auprès du gouvernement pour une participation financière de l’Etat aux travaux de consolidation de la structure du nouveau stade suite aux malfaçons qui ont entrainé l’arrêt des travaux depuis maintenant près de deux ans. Les élus Front de Gauche se sont abstenus sur un « vœu de circonstance à visée électorale ».

Mais c’est bien le budget qui a concentré l’essentiel des interventions de la soirée. Danielle Soury est intervenue au nom du groupe. Elle a dénoncé en préambule le peu d’informations et de chiffres transmis aux élus et les modifications multiples de périmètres d’intervention d’une année sur l’autre rendant difficile les comparaisons. Pour l’élue Limoges Terre de Gauche « tout a vraiment été fait pour empêcher la transparence ». Mais comment s’en étonner a-t-elle poursuivi : « vos choix sont tellement calamiteux pour la Ville que ceci explique peut-être cela ».  Soulignant la nouvelle baisse des crédits de fonctionnement, ce « budget signe clairement l’engagement d’un grand chantier de destruction de pans entiers de l’action des services municipaux » dira-t-elle. Et d’énumérer des chiffres : baisse pour les crédits affectés au CCSM, aux espaces verts, à la BFM, aux politiques en direction de la jeunesse … (voir l’intervention complète). « Il va de soi » dira-t-elle en conclusion de son intervention que « nous voterons résolument contre un tel budget ».

lgvstopMême si aucune délibération sur le sujet ne figurait à l’ordre du jour le ferroviaire s’est invité dans le débat après que l’adjoint au maire Guillaume Guérin ait dit regretter l’avis du rapporteur du Conseil d’état proposant l’annulation de la DUP pour le barreau LGV Limoges-Poitiers. Regrets partagés bien sûr par le maire et les élus socialistes dénonçant tour à tour a «l’irresponsabilité » des associations anti lgv  et des élus qui les soutenaient, prédisant « le déclin inéluctable de Limoges si le barreau lgv ne se faisait pas ». Autre son de cloche chez les élus Front de Gauche. Gilbert Bernard soulignait notamment que cet avis du rapporteur faisait suite à un avis identique émis par le rapport Duron puis par la Cour des comptes. « Qualifieriez-vous ces organismes d’irresponsables » les apostrophait-il avant de regretter le peu d’engagement du maire et des élus socialistes en faveur du POLT au moment pourtant où la rénovation des rails et la commande de nouveau matériels semblent ouvrir de nouvelles perspectives pour la ligne historique. Il proposera à l’assemblée de voter un vœu demandant à l’Etat et à la SNCF d’attribuer en priorité à la ligne POLT le nouveau matériel. La proposition ne sera même pas soumise à l’assemblée municipale … Pour l’élu Front de Gauche, si déclin de Limoges il y aura, ce sera d’abord en raison d’une réforme territoriale qui prive la ville de son statut de capitale régionale. Et qui a voté cette réforme ?…

Lire ce qu’en a écrit la presse

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