Nov 23

Conseil Municipal du 16 novembre 2017

Une fois n’est pas coutume, le  Conseil Municipal du 16 novembre s’est ouvert de belle manière avec la lecture, par 4 représentants du conseil municipal des jeunes, d’extraits de la convention internationale des droits de l’enfant.

Le changement de ton fut brutal avec la question orale posée par le groupe FN, outré que l’on puisse apercevoir des drapeaux « exotiques » lors de certaines cérémonies de mariages. Le FN reste fidèle à lui-même. Par chance, ce fut sa seule intervention lors de ce Conseil.
Gilbert Bernard évoqua également une tribune frôlant la diffamation à l’égard du groupe LTG dans un récent « Vivre à Limoges ».

Le groupe LTG posa au Maire la question de l’adhésion de la ville à l’association « Urgence POLT ». Selon M. Lombertie, ce sera bientôt chose faite.

Le groupe LTG proposa alors un voeu sur le logement social et la baisse des APL.
Celui-ci fut voté après que la majorité ajoute un amendement.

 

L’autre vœu présenté le groupe et demandant à ce que le Conseil Municipal intervienne auprès du 1er ministre en faveur des licenciés de l’entreprise GM&S n’a pas été soumis au vote. D’après la majorité, cette entreprise n’a pas de lien avec les affaires communales. Pourtant, certains salariés touchés par les licenciements sont limougeauds (pour info: j’ai les noms; ils ne sont pas très nombreux mais ils sont plusieurs ! )  et de nombreuses entreprises limougeaudes sont fournisseurs de GM&S.

Le groupe a voté pour le voeu présenté par le groupe PS concernant les difficultés du groupe d’impression Rivet.

Bien que solidaires des salariés d’Eveha, le groupe s’est abstenu sur le vœu présenté à ce sujet par la majorité. Reprenant les déclarations du directeur ce cette entreprise d’archéologie préventive, ce vœu accuse sans discernement le groupe public INRAP d’être à l’origine des difficultés qu’elle rencontre aujourd’hui en exonérant ainsi toute responsabilité des dirigeants d’Evéha dans la situation de l’entreprise.

Danielle Soury intervint lors du rapport de suivi 2016 du plan « Développement durable et santé ». Saluant l’initiative de la municipaltité pour une crèche sans perturbateurs endocriniens, elle a souhaité que la démarche soit très vite généralisée à toutes les crèches de la Ville et regretté que cette  excellente mesure ne s’inscrive pas dans une politique globale et cohérente de la Ville face aux grands urgences écologiques.

Gros morceau de ce Conseil Municipal, le DOB (Débat d’Orientation Budgétaire) fut l’occasion pour Gilbert Bernard d’intervenir et notamment de regretter la passivité du Maire envers le futur « Pacte financier » que l’Etat entend imposer aux collectivités locales.

Danielle Soury est intervenue sur le transfert des charges entre la Ville et l’Agglo, regrettant les querelles politiciennes qui accompagnent inévitablement ces transferts de compétences entre les deux collectivités.

Oct 31

Conseil Municipal du 27 septembre 2017

Le Conseil Municipal du 27 septembre 2017 s’est ouvert sur une question orale du groupe Limoges Terre de gauche concernant l’installation des compteurs électriques Linky. Frédéric Chalangeas évoquait dans cette question les nombreuses interrogations que soulève l’installation de ces compteurs, tant sur le plan de la santé que sur celui de la sécurité des données personnelles, et s’étonnait que le « groupe de travail » municipal qui avait été formé sur ce sujet ait vu son activité réduite à une unique réunion d’information.
En réponse, M. Lagedamont rappela que la pose de ces compteurs était une obligation légale, et que l’opération était approuvée par des organismes tels que la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) et l’UFC (Union fédérale des consommateurs).
La CNIL encadre dans une certaine mesure la nature et la destination des données relevées par la société ENEDIS, tenue à un « code de bonne conduite ». Rappelons cependant que l’UFC est en lutte contre le déploiement de ces compteurs depuis 2010, dénonçant notamment le manque d’intérêt économique de l’opération. Rappelons également que la plupart des consommateurs, généralement signataires d’un contrat antérieur au déploiement des Linky, gardent la possibilité de s’opposer à leur installation.

Le Conseil a ensuite voté deux voeux, relatifs à la baisse des APL et à la diminution des emplois aidés. Gilbert Bernard a dénoncé la méthode du groupe majoritaire, qui proposait des voeux reprenant mots pour mots ceux présentés par le groupe Socialiste, ne modifiant qu’une phrase pour chacun d’eux. Ces modifications auraient pu être le fruit d’un débat en Conseil Municipal, mais le groupe majoritaire a préféré la méthode du plagiat.
D’accord sur le fond, le groupe LTG a malgré tout voté pour ces deux voeux.

Le groupe LTG s’est opposé à l’élargissement du périmètre des délégations de compétences accordées au Maire. Ces délégations engagent parfois la communauté sur de longues durées, dépassant largement la mandature.

Le groupe s’est naturellement prononcé contre le budget supplémentaire, en désaccord total avec la méthode Lombertie : « faire les poches des usagers comme des contribuables ».

Une délibération portait sur le SMALB (syndicat mixte de l’aéroport Limoges/Bellegarde). Suite à la loi NOTRe (Nouvelle organisation territoriale de la République), l’agglomération Limoges Métropole remplacera la ville de Limoges au sein de ce syndicat mixte. Gilbert Bernard est intervenu sur le sujet des transports, rappelant les sommes engagées dans le projet avorté de la LGV Poitiers/Limoges, et signalant que l’agglomération de Niort avait adopté la gratuité des transports publics, comme avant elle une trentaine d’autres réseaux de transports en France.

Lors de la délibération sur le programme de rénovation urbaine de La Bastide, Danielle Soury a relayé le malaise d’habitants de ce quartier, dont la vie quotidienne est rendue difficile par des travaux qui vont durer plusieurs années. Danielle est également intervenue au sujet des travaux de la place de la République, dont la facture pour la seule 1ère phase s’alourdit  d’ores et déjà de 30%. Elle a aussi posé la question du devenir du chantier des fouilles archéologiques. Réponse du maire: ces vestiges, pourtant très fragiles, resteront tels quels, protégés des intempéries (notamment du gel en hiver) uniquement par des bâches, pendant encore plusieurs années.

Gilbert Bernard est intervenu sur la politique de l’habitat, demandant au Maire d’utiliser la loi ALUR (2014) afin de luter contre les logements insalubres et les marchands de sommeil.
Danielle Soury posa à cette occasion une question sur le ravalement obligatoire des façades en centre ville.

Danielle est intervenue aussi notamment sur l’attribution du marché de maîtrise d’oeuvre de l’aménagement de salles de répétitions au théâtre de l’Union, ainsi que sur le projet d’implantation de sites de production hydro-électrique.

La délibération sur le patrimoine municipal permit à Gilbert d’interroger le Maire sur l’état des discussions concernant l’avenir de la Maison du Peuple. La réponse, très vague, assurait cependant que de nouvelles réunions avec les syndicats étaient prévues. »

Oct 04

GM&S Egletons : communiqué du groupe Limoges Terre de Gauche

Aujourd’hui encore la méthode de « dialogue » prônée par le Président Macron a montré une fois de plus ses limites. En lieu et place de la rencontre qu’ils/elles souhaitaient avoir avec lui, les salarié.e.s de GM&S et des élu.e.s de la République ont été « accueilli.e.s » à Egletons non seulement par les forces de l’ordre, mais aussi par des gaz lacrymogènes. Bel exemple de démocratie !
Le Groupe Limoges-Terre de Gauche tient à exprimer toute sa colère quant à ces méthodes et apporte tout son soutien aux salarié.e.s et élu.e.s victimes de ces agissements.

Le groupe Limoges Terre de Gauche

Juil 03

Conseil Municipal du 28 juin 2017

Le conseil municipal du 28 juin s’est ouvert sur deux questions orales posées par le groupe Limoges Terre de gauche.
L’une portait sur l’avenir de la Maison du Peuple. Ce bâtiment historique, lieu emblématique des luttes ouvrières  en Hte-Vienne, abrite notamment l’Union Départementale de la CGT 87 depuis 1936. S’il est légitime de vouloir régulariser juridiquement les conditions d’hébergement de ce syndicat,  la méthode forte employée par la municipalité à l’égard de la CGT est  parfaitement insupportable ; il a été en proposé à l’UDCGT87 soit de payer un loyer (rappelons que les autres syndicats hébergés dans des bâtiments municipaux n’en payent pas), soit de lui faire signer un « bail emphythéotique » (d’une durée de 100 ans) ce qui reviendrait à faire supporter à la CGT l’intégralité des frais d’entretien du bâtiment, qui par ailleurs abrite des asociations, des salles municipales,… . Non contente de ces propositions évidemment intenables pour le syndicat, la municipalité retirait le 20 juin, sans préavis et quasi intrégalement le personnel municipal affecté à l’entretien et à l’accueil du public à la Maison du Peuple.
Cette situation explique l’ambiance bruyante de ce début de conseil. De nombreux manifestants s’étaient réunis pour faire entendre leur colère et leur inquiétude.
Partant du principe que l’activité syndicale est d’intérêt général, le groupe LTG a posé une question orale préconisant une concertation avec l’ensemble des organisations syndicales dans la transparence et l’équité de traitement, ainsi qu’une réelle discussion pour y parvenir plutôt qu’un ultimatum. Il semblerait que la municipalité ait depuis changé de ton et de méthode : des discussions avec les syndicats seraient maintenant à l’ordre du jour, ce dont nous ne pouvons que nous féliciter.

Une autre question orale portait sur les rythmes scolaires. Le retour à la semaine de quatre jours étant à présent possible, le groupe LTG a demandé au Conseil qu’elles étaient les intentions de la Mairie à ce sujet. Monsieur Jalby a répondu que si un changement devait intervenir, cela ne se produirait pas lors de la prochaine année scolaire.

Après l’habituel auto-satisfecit de M. Lombertie, M. Viroulaud a demandé l’approbation du compte administratif. Il ne s’agissait donc pas ici de choix budgétaire, mais plutôt d’un compte rendu des actions menées. Cette municipalité semble terrorrisée par le fameux « effet ciseaux » (quand la courbe des dépenses rejoint celle des recettes), et donc obsédée par les économies budgétaires. Pourtant cette obsession est à géométrie variable, comme l’a remarqué Danielle Soury dans son intervention, et si l’aéroport de Bellegarde bénéficie de subventions toujours plus importantes, les accès aux services sociaux, aux musées, etc… sont de plus en plus coûteux pour les Limougeauds.

Le groupe LTG a voté contre la primarisation de l’école Edouard Herriot. Sous la dénomination « groupe scolaire Edouard Herriot » sont regroupées deux écoles séparées géographiquement. Un seul directeur aura dorénavant la responsabilité de ces deux écoles, regroupant maternelle et primaire. Lire ici l’intervention de Frédéric Chalangeas.

Le groupe s’est abstenu sur l’ouverture d’une « agence postale » à Beaune-les-Mines, suite à la fermeture du bureau de Poste. Cette fermeture s’est faite en catimini, sans opposition réelle du Maire alors que celle-ci aurait été possible, comme l’a rappelé Gilbert Bernard. Résultat de nombreuses décennies de politiques gouvernementales libérales, la régulière dégradation du service public postal se poursuit, les collectivités locales devant maintenant en assurer la charge.

Avr 13

Conseil Municipal du 6 avril 2017

Le Conseil Municipal du 6 avril s’est ouvert sur un voeu présenté par le groupe Limoges Terre de Gauche relatif au CHU de Limoges et aux moyens accordés au service public hospitalier.
Comme ce voeu évoquait la courageuse lutte syndicale qui a été nécessaire aux avancées récemment obtenues, la majorité municipale a elle-même présenté un voeu reprenant de manière soigneusement édulcorée celui du groupe LTG.
La droite et le FN ont voté contre le voeu LTG alors que le groupe PS s’abstenait.
Le voeu de la majorité a été adopté à l’unanimité.

La révision du Plan Local d’Urbanisme a été l’occasion pour Gilbert Bernard de dénoncer la disparition progressive des compétences de la Commune au profit de l’Agglo. Les compétences de la municipalité, notamment concernant le PLU, échappent aux conseillers qui ont pourtant été élus sur celles-ci. Le groupe LTG a voté contre cette délibération.

Le groupe LTG a également voté contre la délibération sur l’extension de la vidéo-surveillance. Evoquant un article de la presse locale qui relatait une rencontre entre de directeur de la Police et les habitants du quartier de Beaubreuil, Gilbert Bernard a relevé que la surveillance systématique ne répondait pas forcément aux attentes des citoyens, comme l’évoquent les 3 réflexions suivantes : « la vidéo-surveillance déplace les problèmes sans les résoudre. – Nous avons plus besoin de travail que de caméras. – Regret de la disparition de la Police de proximité »

Subventions aux associations. On voit où vont les préférences de la Mairie. Si les associations théâtrales sont a peu près épargnées cette année, celles dont les activités sont musicales voient leur subvention rabotée, comme elles l’ont été régulièrement depuis le début de cette mandature. Quelques subventions ont carrément disparu. La majorité a évoqué le « manque de bonne volonté » quant aux obligatoires démarches administratives. Quand on voit à quel point les subventions ont globalement diminué, on peut supposer que certaines associations n’attendent plus rien de la municipalité. Le groupe LTG a voté contre cette délibération. Frédéric Chalangeas a également suggéré qu’il serait sans doute temps que la fameuse « commission d’aide aux associations » se réunisse enfin.

Le groupe s’est abstenu sur le nouveau règlement intérieur de la commission Ethique et Transparence. Ce nouveau règlement oblige les représentants de cette commission a un silence total sur ses activités. Comme l’a relevé Danielle Soury, il est plutôt étrange qu’une telle obligation d’opacité soit imposée à une commission portant sur la « transparence ». »

Mar 22

Grève de la faim au CHU – Soutien du groupe LTG

Le groupe LTG apporte son soutien total à la lutte au CHU de Limoges.

Les élu-es Limoges Terre de Gauche soutiennent totalement le personnel en lutte au CHU de Limoges. Cette lutte pour l’embauche et le recul de la précarité est d’intérêt général. La politique d’austérité maltraite les salariés dégradant du même coup la qualité du service aux usagers, dont au premier rang les limougeaud-es.

Il faut entendre, et vite, les salariés et leurs représentants et répondre à leurs revendications en remplaçant les départs en retraite, en recrutant des personnels soignants et des personnels administratifs et techniques, en ouvrant des postes supplémentaires pour la titularisation de salariés précaires.

En tant qu’élus municipaux, nous alertons notamment sur la situation du service incendie. 5 départs d’agents n’y ont pas été remplacés si bien que les normes de sécurité incendie, telles que fixées par la Commission centrale de sécurité, ne sont plus respectées dans le bâtiment Dupuytren . Le recours aux heures supplémentaires pour faire face à cette situation atteint ses limites quand plus de 3 000 heures supplémentaires ont été réalisée en 2016. Il faut régler le problème par l’embauche et non en déshabillant Pierre pour habiller Paul (c’est à dire en redéployant des effectifs d’autres bâtiments). Notre groupe sera très attentif et vigilant sur ce qui constitue un vrai enjeu de sécurité pour les usagers.

Limoges le 22 mars 2017
Le groupe Limoges Terre de Gauche

Fév 20

Conseil Municipal du 16 février 2017

Le conseil municipal du 26 février s’est ouvert sur une question orale posée par le groupe LTG concernant le Centre Culturel Jean Macé.

« Des rumeurs persistantes circulent dans la ville sur une probable fermeture du centre Jean Macé en septembre prochain avec possible report partiel des activités sur les autres centres. Une telle fermeture serait incompréhensible: les locaux utilisés sont adaptés à la pratique des différentes activités, un parc de stationnement est disponible, en outre il est implanté dans un quartier de mixité sociale où il fait bon vivre notamment pour ses équipements culturels et sportifs. Pouvez-vous M. le Maire démentir ici ces rumeurs et ainsi rassurer les quelques 1 000 participants aux activités du centre ? »

La réponse apportée s’est voulue rassurante : « il ne s’agit là que d’une rumeur. A ce jour aucune décision de fermeture n’est prise« . Mais le soulagement fut de courte durée, car M. Pauliat-Defaye poursuivit : « une évaluation est en cours, et une décision devra être prise« . Nous n’en saurons pas plus sur les causes et les critères de cette évaluation. On peut donc constater qu’aucun engagement n’ayant été pris pour le maintien durable des activités du centre, la menace de fermeture ne peut être écartée. Monsieur Pauliat-Defaye n’aime pas les rumeurs et a tenu à rappeler les efforts fournis par cette municipalité dans le domaine culturel. Les nombreuses associations qui ont vu leur budget amputé depuis le début de la mandature de M. Lombertie sauront apprécier.

Et quand on parle de fermeture, le groupe LTG s’est abstenu sur le point 15.5 (voir ici l’explication de Frédéric Chalangeas) de même que sur la délibération 20 (création d’un street-work-out) qui implique de fait la destruction de la piscine de Beaubreuil.

Le groupe LTG s’est abstenu lors de la délibération sur le PLU, rappelant dans sa déclaration que même si les intentions affichées sur le papier pouvaient être bonnes, le groupe ne pouvaient qu’attendre de voir ce qui serait concrètement mis en œuvre sur cette question..

D’accord avec la convention impliquant l’accès au parking aux personnes à mobilité réduite du parc de stationnement République, le groupe s’est néanmoins abstenu sur le point 9.1 qui entérine le principe de la gestion par une délégation de service public.

S’ensuivirent les habituelles chamailleries autour du coût abyssal du futur « demi-stade ». Considérant que le coût  des travaux est considérable, qu’il a servi d’argument à la municipalité pour augmenter la fiscalité locale de 5 points sans même prendre la peine demander leur avis aux  Limougeauds (comme le groupe l’avait demandé), le groupe LTG s’est abstenu sur cette délibération.

Le groupe LTG a ensuite voté contre la délibération concernant le Salon de l’habitat et la convention de partenariat avec la Société Loire Evènement Organisation comme l’année précédente (délibération 12.1). Cela a permis au PS d’entamer une discussion sur la «Foire Exposition de Limoges», entraînant quelques explications embarrassées concernant un trou financier dans la caisse de cette association « Foire Exposition de Limoges ».

Une délibération sur l’extension du périmètre de la vidéo-surveillance fut l’occasion pour Frédéric Chalangeas de rappeler dans son intervention que les caméras de surveillances, par leur effet dissuasif n’apportent que des réponses à court terme. Le groupe LTG a également voté contre le point 2 de la délibération 12, concernant « l’abattement de la taxe foncière pour les bailleurs sociaux » et qui va créer une « équipe de discussion avec la population (entendez des « gros bras »).

Sur les questions scolaires, le groupe a de nouveau voté contre le financement public des écoles de confession religieuse et contre le nouveau règlement du temps périscolaire (qui rappelons-le, est toujours payant).

Ce conseil municipal a également donné lieu à l’élection de 10 conseillers communautaires supplémentaires, du fait  de l’entrée de la commune de Chaptelat dans Limoges Métropole. Le groupe LTG, qui a présenté sa liste  a fait la déclaration suivante, par la voix de Danielle Soury :
« Le groupe LTG, attaché à l’indépendance et à la liberté totale de ses élu-es, présente sa liste. Certes, cette liberté rend Limoges Terre de Gauche mathématiquement incapable d’obtenir un siège et donc de siéger au conseil communautaire. Nous nous en excusons par avance auprès des 6 262 électeurs qui ont porté leur suffrage sur notre liste en 2014 et qui auraient sans doute souhaité que notre groupe puisse assurer, à tout le moins, un rôle de témoin au sein de ce conseil communautaire. Mais ainsi va le mode de scrutin de cette démocratie si mal représentative, complètement à bout de souffle… « 

Déc 16

Conseil Municipal du 13 décembre 2016

Le groupe Limoges Terre de Gauche et le groupe PS s’étaient associés pour la présentation d’un voeu pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple de la 1ère guerre mondiale.
Rappelons que le groupe LTG avait déjà proposé un tel voeu en 2014. Le Maire de Limoges avait refusé de le soumettre au vote, prétextant qu’il ne s’agissait pas d’une affaire municipale.
Le voeu présenté ce jour rappelait que 4 limougeauds faisaient partie des dits fusillés.
Arguant qu’il n’est pas du ressort d’une municipalité de se prononcer sur cette réhabilitation (129 communes haut-viennoises, soit beaucoup plus de la moitié des communes du département ont pourtant déjà voté des voeux comparables pour une réhabilitation collective de tous les fusillés pour l’exemple), la majorité a préféré imposer son propre voeu prévoyant que les noms des 4 limougeauds seraient  « inscrits sur le mémorial élevé à la mémoire des tués de la grande guerre, sur une plaque distincte ». Considérant que ceci pouvait conduire à une stigmatisation supplémentaire pour ces fusillés, et devant le refus de demander leur réhabilitation, les groupes LTG et  PS ont donc maintenu leur voeu qui a obtenu 12 voix et a été rejeté. A l’inverse, celui de la majorité a fait le plein des voix à droite et a été adopté.

Le vote du Budget Primitif constituait l’essentiel de ce Conseil Municipal.
La chanson est désormais connue : baisse des dotations, réforme territoriale, construction d’un stade plus dispendieux que prévu… Toutes ces raisons obligeraient le Maire à augmenter les impôts et à réduire les services rendus à la population. Soit l’exact contraire de ses promesses électorales.
Comme l’a fait remarquer Gilbert Bernard dans son intervention, la majorité passe sous silence la hausse d’autres dotations d’Etat et sous-évalue comme chaque année le « Fond de Péréquation intercommunal », qui compensent quasi intégralement la baisse de la DGF (dotation générale de fonctionnement). Danielle Soury a de plus rappelé que cette baisse n’était pas imprévisible et a proposé que les Limougeauds soient consultés sur l’avenir du chantier du Grand Stade.
Le groupe LTG a bien évidemment voté contre ce Budget Primitif.

Le groupe LTG s’est abstenu sur l’AP-CP (Autorisation Programme et Crédit de Paiement) concernant le gros entretien de la Mairie. Ce fut l’occasion pour Danielle Soury de poser des questions sur l’état des relations financières entre la ville de Limoges et la Fondation du Patrimoine, questions légitimes à l’heure où l’on apprend la générosité dont fait preuve à son propre égard le délégué Limousin de cette fondation.

Profitant d’une délibération sur l’abattoir de Limoges, Danielle Soury a proposé au Conseil de porter son attention sur certaines méthodes alternatives d’abattage, dont le but est de réduire au maximum la souffrance animale, à l’instar d’un projet qui verra le jour prochainement à Bourganeuf. Proposition balayée d’un revers de main par l’adjoint au Maire M. Guérin.
Lire également l’intervention de Danielle Soury sur le Règlement Local de Publicité.

Notons au passage qu’une délibération sur une « Formation Justice Restaurative » a provoqué l’émoi du groupe FN. Celui-ci s’est insurgé, attribuant au passage une certaine phrase à l’ex-ministre de la Justice Christiane Taubira. Vérification faite, Madame Taubira n’a jamais prononcé cette phrase, surtout propagée par la « fachosphère » française.
Cette réaction du FN n’avait en soi rien d’étonnant. En revanche, on peut s’interroger sur l’attitude de M. Lombertie qui, suite au commentaire hargneux du FN, s’est quasiment excusé de devoir mettre cette délibération à l’ordre du jour…

Le groupe LTG s’est élevé, par la voix de Gilbert Bernard, contre une Autorisation d’Urbanisme prévoyant la destruction de l’Amphithéâtre Blanqui.
Les nombreuses associations qui utilisaient régulièrement les salles Blanqui devront trouver des solutions de remplacement. « Essayez dans le privé », leur a-t-on proposé.

La colère des représentants de ces associations, qui animaient ce Conseil Municipal par un bienvenu concert de casseroles sous les fenêtres de l’Hôtel de Ville, n’y aura donc rien fait, si ce n’est de provoquer l’indignation de M. Lombertie.
M. Pauliat-Defaye s’est fait plus arrogant et méprisant:  » On ne répond pas aux casseroles !  »
Espérons pour lui qu’il apprécie le son des casseroles, ou conseillons-lui de s’y habituer. Car chaque Conseil Municipal amène son lot de mauvaises surprises, et il y a fort à parier que le concert est loin d’être fini.

Nov 23

Conseil Municipal du 16 novembre 2016

blanquiLe conseil municipal du 16 novembre 2016 s’est ouvert sur une question orale du groupe Limoges Terre de Gauche concernant la fermeture prochaine des salles Blanqui. Ces salles, qui depuis longtemps servaient de lieux de réunions et de débats à de nombreuses associations, abriteront le service informatique de la ville à partir de janvier prochain. le groupe LTG a demandé si des solutions de remplacements, prenant en compte gratuité et proximité du centre-ville étaient prévues et a fait des suggestions dans ce sens. La réponse apportée par le premier adjoint reprend hélas ce qui avait été dit dans la presse, et les associations devront se rabattre sur l’offre déjà existante.

Une des premières délibérations de ce conseil concernait une modification du budget primitif 2016. Celle-ci incluant la destruction de la piscine de Beaubreuil, le groupe LTG s’y est opposé.

L’un des points principaux de ce conseil était le DOB : « débat d’orientation budgétaire ».
Evoquant en excuse la baisse des dotations de fonctionnement, la réforme territoriale et les coûts engendrés par la construction du stade de Beaublanc, Le Maire annonçait que, malgré ses promesses de campagnes, les impôts locaux seraient augmentés. Une « baisse drastique » des aides et services proposés par la ville, notamment dans les domaines culturels et sportifs est également envisagée comme l’a rappelé Danielle Soury dans son intervention.
Un emprunt de 2 millions d’euros destiné au financements d’études pour la LGV Poitiers/Limoges a finalement été annulé. Ce fut l’occasion pour Gilbert Bernard de demander au Maire s’il refusait officiellement à ce projet. Aucune réponse claire n’a été fournie.

L’autre sujet de débat était le passage de Limoges-Métropole du statut de « communauté d’agglomération » à celui de « communauté urbaine ». Le PS pressait la majorité d’accepter ce passage, faisant miroiter l’aubaine d’une subvention exceptionnelle de 3M d’euros.
La majorité municipale, qui n’a pourtant aucun problème sur le fond quant à cette décision, évoquait un problème de forme et s’est prononcée contre. Le groupe LTG s’est abstenu sur ce « jeu de ping pong politicien » dénoncé par Gilbert Bernard dans son intervention. Déplorant un appauvrissement toujours grandissant de la démocratie de proximité, le groupe a voté contre transfert de compétence entre la Ville et l’Agglo qui accompagnerait inévitablement ce passage en CU.

Une délibération sur le logement locatif social fut l’occasion pour Frédéric Chalangeas de dénoncer la baisse insidieusement annoncée du pourcentage de logements sociaux fournis par la Ville, sous couvert de « mixité sociale » et de « performance énergétique ».

Un projet de rénovation des halles centrales a été annoncé pour un coût de 5 M€. Mis devant le fait accompli, comme l’a fait remarqué Gilbert Bernard, le groupe LTG n’a pu que s’abstenir.

Le groupe LTG a également voté contre la permission d’ouverture des commerces le dimanche. Lire ici l’intervention de Danielle Soury.

Une délibération concernant le Musée de la Résistance fut l’occasion pour Frédéric Challangeas de regretter à nouveau que l’entrée de celui-ci soit désormais payante, mais également de demander à ce que les noms des quatre Limougeauds « fusillés pour l’exemple » soient ajoutés au « monument virtuel » mis en place sur le site internet de la ville de Limoges. Il écrit dans son intervention :
« D’ores et déjà un monument virtuel vient d’être mise en ligne sur le site de la mairie. « Presque cent ans plus tard, la volonté de la municipalité vise enfin à restituer aux habitants un volet important de l’histoire de la Ville » peut-on lire sur cette page. Pourtant ne figurent pas au registre les noms de  Nicolas Leboutet, Pierre Tranchant, Jean Faucher, Charles-Francis Fournerie.
Les 4 limougeauds fusillés pour l’exemple n’appartiendraient-ils pas à l’histoire de notre Ville ? »

Oct 19

Migrants – communiqué de LTG

En réponse aux propos du Maire de Limoges parus dans le Populaire du 19 octobre, le groupe Limoges Terre de Gauche a adressé à la Presse le communiqué suivant :

 

Le groupe LTG condamne avec la plus grande fermeté les propos d’E.R. Lombertie, opposé à l’accueil à Limoges de migrants de Calais. Selon M. Le Maire, qui rappelons-le ne doit son élection qu’aux suffrages du FN, il ne s’agirait pas de « vrais réfugiés. Et pendant ce temps, les vrais réfugiés, qui fuient les guerres, n’ont pas un statut digne ». Quelle indécence ! Ces 40 hommes sont originaires du Soudan, pays ravagé par une guerre civile, d’Erythrée, pays surnommé « la Corée du Nord de l’Afrique », et d’Afghanistan, dont M. le Maire pense sans doute  qu’il s’agit  d’un pays paisible ! Que représentent 40 personnes dans une ville de plus de 100 000 habitants ? A l’heure où se joue une urgence humanitaire, il est normal que chaque collectivité prenne sa part du problème. C’est une action élémentaire de solidarité nationale. Nous saluons  les maires de Peyrat le Château et Saint Léger la Montagne qui ont accepté, eux, de jouer cette solidarité.

Limoges le 19/10/2016
Le groupe Limoges Terre de Gauche