Les gilets jaunes expulsés des Casseaux (suite)

Aujourd’hui, vendredi 1er mars, M. le Maire a répondu à notre courrier du 20 février dernier concernant l’expulsion du groupe gilets jaunes des Casseaux prévue… le 21 février. Nous apprenons que, une nouvelle fois, nous n’avons rien compris. M. le Maire de Limoges est bien plus tolérant que la plupart des maires d’autres communes : il a mis à disposition salles, recueil de doléances, etc. Il aurait même proposé une salle municipale à mettre à disposition ! Pourquoi donc ne pas nous l’avoir dit dès le soir du conseil municipal plutôt que de nous couper la parole ! Pourquoi surtout, ne pas avoir réellement mis cette dite salle à disposition avant de prendre un arrêté d’expulsion ?! Il est toujours plaisant de voir les pirouettes qui permettent à M. Lombertie de ne pas avoir tort !
Comme pour les « Nuits Debout », notre maire alterne « négociations », cours de morale ou « engueulades » avec qui lui plait ou déplait !
Les décisions sont, dans tous les cas, toujours en sa faveur ! Nous vous laissons apprécier sa réponse, qui sonne bien en creux par rapport aux propos tenus lors du conseil municipal !

Les gilets jaunes expulsés des Casseaux – courrier de LTG

Courrier envoyer par le groupe LTG au Maire de Limoges suite à l’arrêté d’expulsion des gilets jaunes :

 

« M. le Maire,

depuis un peu plus d’une semaine, des gilets jaunes se sont installés aux Casseaux pour créer un espace d’échanges et de débats.
Ils ont clairement indiqué qu’ils ne souhaitaient pas faire de blocage des voies de circulation, et n’ont commis aucun dégât ou trouble à l’ordre public depuis le début de leur présence.
Nous sommes intervenus lors du dernier conseil municipal pour évoquer cette situation et savoir quelles décisions vous aviez prises lors de votre rencontre avec des déléguées de ce groupe.
Loin de l’ouverture que vous prônez souvent, vous avez conseillé aux gilets jaunes de  » s’inviter les uns et autres pour discuter et discourir s’ils veulent se rencontrer chaleureusement. C’est ce que font les gens dans la société « . Vous soutenez donc les gilets jaunes, lorsqu’ils sont chez eux…
Nous venons de plus d’apprendre que vous aviez établi un arrêté d’expulsion qui prendra effet, jeudi 21 février à 15h.
Cette décision nous apparaît disproportionnée pour le représentant d’une municipalité qui se veut ouverte au dialogue avec tous ses habitants et souhaitons vous faire part de notre vive protestation à l’encontre de celle-ci.
Nous vous demandons solennellement de ne pas la mettre en application, et si vous avez de réelles raisons de vouloir rendre accessible cet espace, d’en expliquer clairement les raisons aux gilets jaunes présents en leur proposant une solution raisonnable leur permettant de poursuivre leur action d’information du public sur leur mouvement.
Veuillez agréer, monsieur le maire, nos respectueuses salutations.

le groupe Limoges-Terre de Gauche.

Pour information, ce mail a été également envoyé à la presse. »

Conseil Municipal du 12 février 2019

Au début de ce conseil municipal, le groupe Limoges Terre de Gauche a demandé à Monsieur le Maire s’il poursuivrait dans la voie de l’ouverture au débat démocratique vis à vis de la cabane des Gilets Jaunes installée sur le terrain municipal des Casseaux comme lieu de rassemblement et de dialogue.
Monsieur Lombertie avait, par le passé, rencontré des délégations de gilets jaunes et accepté de transmettre certaines de leurs revendications. Il avait également accepté de prêter, ponctuellement, une salle municipale. Cela ne l’avait pas empêché de demander à la préfecture l’évacuation du rond-point de Grossereix quelques jours plus tard. De la même manière, il a répondu que « l’installation d’une cabane sur le terrain des Casseaux est hors de question » et a ajouté que « travaillant et ayant des logements, ils sont libres de s’inviter les uns et autres pour discuter et discourir s’ils veulent se rencontrer chaleureusement. C’est ce que font les gens dans la société ».
Nous l’aurons compris : Monsieur Lombertie soutient les gilets jaunes tant que ceux-ci restent chez eux.

Le rapport sur l’égalité Femmes/Hommes au niveau local, aurait dû, légalement, être présenté avant le vote du budget, au conseil municipal de décembre 2018 donc. Assez désinvolte quant au respect des règles par lui-même, M. le Maire n’a daigné le présenter qu’en février. Bien que la municipalité se targue d’un bilan très positif de son action pour réduire les inégalités F/H, ce rapport indique que la mixité a reculé dans les filières d’emploi notamment dans la police municipale, que l’inégalité salariale entre femmes et hommes a fortement augmenté parmi les fonctionnaires cadres A,… comme la montré Danielle Soury dans son intervention.

Une grande partie de ce conseil municipal fut consacrée au commentaire du rapport de la Cour Régionale des Comptes sur la Ville de Limoges. Les anciennes et nouvelles équipes dirigeantes ont fait assaut d’interprétations et d’auto-satisfaction. Danielle Soury a rappelé que bien souvent la Cour des Comptes formule des recommandations qui procèdent moins d’une analyse objective et raisonnée que d’une vision politique et idéologique, ayant pour obsession la baisse de la demande publique. Ainsi la Cour des Comptes nationale vient de demander au gouvernement la suppression du financement des trains inter-cités… Dans la même démarche, la Cour des Comptes de Nouvelle-Aquitaine se félicite des fermetures d’écoles réalisées à Limoges et appelle à de nouvelles fermetures afin d’augmenter sensiblement la taille des écoles.

Le groupe LTG s’est abstenu sur le Plan de Déplacements Urbains. Ce plan, dont la modeste ambition est de réduire l’utilisation de l’automobile de 9 % en 10 ans, ignore totalement la possibilité de la gratuité des transports publics, choix qui a été fait par d’autres grandes villes de France. Gilbert Bernard montre les manques et les insuffisances de ce PDU dans son intervention.

Le projet de Centre Social de Beaubreuil évoque « des activités de plein air, des animations de rue, des jeux d’eau… « , Frédéric Chalangeas a rappelé que si la municipalité n’avait pas fait le choix de raser la piscine municipal de Beaubreuil, la mise en place de « jeux d’eau » ne se poserait pas ! « Détail » qui a enflammé les esprits pendant quelques minutes sur les questions de mixité des genres et de mixité sociale !  »

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Conseil Municipal du 12 décembre 2018

Le groupe Limoges Terre de Gauche a ouvert la séance en proposant l’adoption d’un vœu (lire ici)
dénonçant le déploiement de force de l’ordre démesuré qui a accueilli en gare de Limoges Bénédictins le train en provenance d’Eymoutiers-Ussel le samedi 8 décembre. A bord du train, se trouvaient notamment des usagers du TER venus défendre le maintien et la modernisation de cette ligne TER en se joignant à la manifestation pour le climat qui avait lieu au même moment. (mettre comme illustration une photo de l’écho montrant ce qui s’est passé dans la gare  en renvoyant aux articles ). Le vœu évoquait le choc traumatique vécu par les enfants présents dans la gare et rappelait la justesse pour la ville de Limoges, de la cause défendue par les manifestants, alors que les alternatives à l’automobile sont plus que jamais recherchées.

Ce vœu a été vigoureusement combattu par la majorité municipale, le Maire n’hésitant pas à accuser les manifestants de «  se protéger derrière leurs enfants  ». Danielle Soury lui rétorqua  : «  Vos propos sont honteux, M. le Maire  ». Le vœu n’obtint pas plus les faveurs du groupe PS-LREM. Pour Philippe Reilhac, il est souhaitable que les enfants s’habituent le plus tôt possible au contact avec les policiers.

La majorité, qui ne s’embarrasse guère de respecter le règlement intérieur du conseil municipal, proposa au débotté un voeu reprenant la partie concernant la défense du service ferroviaire de proximité proposée par le groupe LTG. Tout en soulignant que ce vœu n’était pas présenté dans les règles, et après avoir obtenu du Maire l’assurance que la Ville de Limoges serait représentée le lendemain à la manifestation de Saillat contre la fermeture de la ligne TER Limoges-Angoulême, le groupe LTG a décidé de voter ce vœu.

Budget primitif
Le sujet principal de ce CM était l’adoption du Budget Primitif. Depuis 2015, les communes de plus 20 000 habitants ont une obligation légale de présenter, préalablement au vote du budget, un rapport sur l’égalité femmes/hommes au sein de l’administration municipale et sur tout le territoire communal. Or la présentation de ce rapport a été reportée au mois de février, au motif que toutes les informations n’étaient pas disponibles. Ce qu’a déploré Danielle Soury (lire ici), demandant des explications sur les raisons de cette situation. «  Est-ce que ce ne serait pas lié à la surcharge de travail des services du fait du passage précipité en Communauté Urbaine  ? ». Ce que le Maire a confirmé. Un dommage collatéral supplémentaire, qui a conduit la Ville à ne pas respecter ses obligations règlementaires. A la différence du passage en CU, l’égalité femmes/hommes peut donc, elle, attendre ! 

Sans surprise, le groupe LTG a voté contre le budget primitif 2019. La majorité s’obstine à favoriser l’investissement en centre ville au détriment des dépenses de fonctionnement, et donc des services à la population: lire ici l’intervention de Gilbert Bernard.

Dénomination des noms de voies : Le Maire, passant outre les votes de la commission, a choisi de nommer la nouvelle esplanade de La Bastide « place de l’Europe ». La commission avait choisi (à quatre voies contre une) « place des amitiés ». Afin de dénoncer l’inutilité de ladite commission, le groupe LTG a voté contre cette délibération.

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Conseil Municipal du 29 novembre 2018

En ouverture de ce Conseil Municipal du 29 novembre 2018, le Maire de Limoges a indiqué avoir reçu une délégation de gilets jaunes et s’être engagé, auprès d’elle à transmettre au Président de la République une  liste de revendications  dont il a donné lecture. Mais la deuxième revendication avait disparu de la lecture du Maire. Malencontreux hasard  sans doute  ? Il s’agit tout bonnement de l’augmentation du SMIC, des retraites, et du dégel du point d’indice des fonctionnaires  ! Ce que que manqua pas de lui faire remarquer Danielle Soury. Le Maire se justifia alors en expliquant que ces questions, relevant de la négociation syndicale, il ne souhaitait pas priver la CGT de ses prérogatives. Fake news grossière, évidemment.  Et M. le Maire le sait parfaitement: le SMIC est fixé par décret du gouvernement. Cette revendication des Gilets Jaunes est donc parfaitement fondée. Et M. le Maire n’a aucun argument sérieux – si ce n’est idéologique – pour refuser de la transmettre au Président Macron.

Cet engagement du Maire était assorti de l’injonction aux gilets jaunes de ne pas bloquer l’activité économique locale.
La motion du groupe Limoges Terre de Gauche, qui soutenait l’ensemble des revendications (lire ici), n’a pas été présentée au conseil municipal, ce qu’a déploré Gilbert Bernard. L’action des gilets jaunes ne concerne apparemment pas suffisamment la Ville de Limoges pour faire l’objet d’une motion.

Le principal sujet de ce CM portait sur  la transformation de l’EPCI de Limoges Métropole  (Etablissement Public de Coopération Intercommunale) en « Communauté Urbaine ». Ce nouveau statut de « l’agglo » implique l’abandon par les communes de nombreuses compétences (Réseaux de chaleur, Eau, Habitat…). Le groupe LTG s’est opposé à ce changement de statut (lire ici l’intervention de Gilbert Bernard). En privant ainsi les élus municipaux des compétences pour lesquelles ils ont été élus, c’est la démocratie de proximité qui est mise à mal et c’est la mort de la commune qui est annoncée.

Le groupe LTG s’est abstenu sur certaines délibérations que Danielle Soury a qualifiées de kafkaïennes. Les compétences « Equilibre social de l’habitat » ainsi que « Aires et parcs de stationnement » aussitôt après avoir été transférées à la CU, sont immédiatement (re)déléguées à la ville de Limoges jusqu’en 2020, la CU n’ayant pas les moyens de les exercer dès janvier 2019. Comprenne qui pourra.

Le groupe LTG a voté contre la délibération sur la nouvelle  Délégation de Service Public  accordée à l’entreprise EFFIA pour la gestion des parkings souterrains. La ville de Limoges, fière de la qualité de son eau potable assainie en régie municipale, préfère cependant déléguer la gestion des parkings à une entreprise privée (Lire l’intervention de Gilbert Bernard).

Budget supplémentaire.
Par rapport aux prévisions budgétaires 2018, la Ville dispose de 3,5 millions d’euros de recettes supplémentaires, non prévues donc. Danielle Soury propose (lire son intervention) que ces moyens permettent d’aider les clubs sportifs de quartier abandonnés, les associations étranglées par la baisse des subventions ou le centre social de La Bastide bien malmené ces temps-ci. Ce ne sera pas le cas, ces propositions étant qualifiées de « staliniennes » par M. Lombertie.

Le groupe LTG a également voté contre le renouvellement du soutien financier de la ville à la fondation Limousin UNILIM. En finançant cette fondation la municipalité cautionne l’entrée du privé dans l’enseignement supérieur. Cela n’est pas sans conséquences quand on observe par exemple les projets de recherche soutenus : la grosse majorité d’entre eux relèvent du scientifique au détriment des sciences humaines moins « bankable » pour les partenaires privés. Il aurait été plus profitable de verser les 10.000 euros de subvention directement à l’université.

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Conseil Municipal du 18 octobre 2018

Ce très court Conseil Municipal était principalement consacré au Débat d’Orientation Budgétaire (DOB). Le Maire, qui de son propre aveu considère la municipalité comme une entreprise, continue sans surprise à tailler dans les dépenses de fonctionnement afin de dégager de l’autofinancement. Lire ici l’intervention de Gilbert Bernard.

Un autre dossier concernait l’établissement d’une unité de méthanisation industrielle sur la commune de Limoges. Si le principe de la méthanisation est reconnu par tous  comme un moyen de réduire les émissions de gaz à effet de serre, ce projet, tel qu’il était présenté (taille disproportionnée,  localisation à proximité d’une crèche, d’un centre de loisirs, d’un hôpital de jour…) comporte  trop nombreux risques y compris sanitaires pour être accepté en l’état. Sans parler de l’opacité et du manque de concertation qui ont caractérisé son élaboration. Lire ici l’intervention de Danielle Soury.

 

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Conseil Municipal du 27 septembre 2018

Le Conseil municipal du 27 septembre s’est ouvert sur une question orale posée par le groupe LTG. Celle-ci interpelait le Maire sur le problème des migrant.e.s actuellement hébergé.e.s dans les anciens locaux du CRDP grâce à l’action du collectif Chabatz d’Entrar, et demandait l’appui de la Mairie. Lire ici la question posée par Frédéric Chalangeas)
Le Maire, après avoir renvoyé chacun à ses compétences (l’Etat est responsable des adultes, le Département des mineurs…) a enjoint le collectif Chabatz d’Entrar à travailler main dans la main avec la Région, propriétaire des lieux, qui s’est proposée comme médiatrice. Rappelons que la même Région tente également (en vain, pour le moment) de faire expulser les personnes hébergées au CRDP.

La 2ème question orale du groupe LTG, posée par Gilbert Bernard, évoquait la fermeture du camping d’Uzurat.
Ce sujet fut abordé également au cours des délibérations. (Lire la question)

Le groupe LTG a également présenté un vœu concernant le blogueur Saoudien Raïf Badaoui, militant pour la libéralisation morale de l’Arabie Saoudite. Condamné à la prison et à la flagellation dans son pays d’origine, il a reçu de nombreux prix relatifs à la liberté d’expression, et a été fait citoyen d’honneur par plusieurs villes. Le vœu du groupe proposait que la Ville de Limoges offre également ce statut à Raïf Badaoui.
Le groupe PS a également présenté un vœu comparable.
Ces vœux ne furent ni lus, ni proposés au vote sous le prétexte qu’il ne s’agirait pas d’un problème municipal.
Attribuer le statut de citoyen d’honneur de la Ville de Limoges à une personne ne concerne donc pas… la Ville de Limoges.

Suivant cette logique, Il fut étonnant de constater que la motion suivante, présentée par la majorité, portait sur un sujet non municipal, mais gouvernemental. Une motion qui se présentait « contre le désengagement financier de l’Etat de la politique sportive » fut adopté par la majorité, aux exceptions de MM. Coinaud et Jalby ainsi que de Mme Rivet. Ce fut l’occasion pour Gibert Bernard de rappeler au Maire qu’il avait accepté sans broncher le « Pacte financier » proposé par le gouvernement, et à Danielle Soury de dénoncer une politique municipale préoccupée d’abord de soutenir le sport professionnel au détriment des clubs de quartier. Lire ici son intervention. Le groupe LTG s’est abstenu sur cette motion.

Lors de la délibération sur les subventions accordées aux associations, Frédéric Chalangeas interrogea le Maire sur la raison d’être de la commission intitulée « soutien aux associations », qui n’accorde de fait aucune subvention (ce travail est effectué par les élu-e-s des autres commissions ainsi que par les fonctionnaires municipaux), sans que la réponse que ce dernier apportât en soit vraiment une…

Le groupe LTG a voté contre la délibération concernant les travaux de la place de la République. Le Centre d’Interprétation de l’Architecture et du Patrimoine (CIAP) a « malencontreusement » disparu du projet. En revanche un nouveau centre commercial de 3000 m2 fera son apparition. Lire ici l’intervention de Danielle Soury.

Danielle Soury est également intervenue sur le projet d’aménagement de la caserne Marceau. Celui-ci se limitant pour l’instant à « l’étude de faisabilité d’un espace collaboratif », on ne peut que regretter encore une fois l’absence de projet d’ensemble et le peu de renseignements fournis. Le groupe LTG s’est donc abstenu.

La « requalification du site d’Uzurat » souleva de nombreuses questions. Lire ici l’intervention de Gilbert Bernard. Si la proposition d’un accueil de loisir pour les enfants est bienvenue, on ne peut que s’inquiéter de la disparition pure et simple du camping. L’existence d’un camping à Limoges, nécessité sur laquelle tout le monde s’accorde, sera remise aux bons soins de l’agglomération de Limoges-Métropole… dont la compétence est controversée.
De la même manière, la création d’un pôle de sensibilisation aux espaces naturels est louable. Mais il est surprenant d’apprendre que ce pôle sera basé dans un bâtiment qui sera loué à la Fédération de Chasse de la Haute-Vienne. Gageons que nombre d’amoureux de la nature, intéressés par ce « pôle découverte », seront également surpris.

Un mot sur l’ambiance générale de ce Conseil municipal.
En début de mandat, cette ambiance était à la rixe verbale permanente. Monsieur Lombertie, après avoir laissé cours à son agressivité voire sa grossièreté, n’avait pas été avare de leçons de morale et d’appels à « travailler ensemble ».
L’un dans l’autre, le climat était à l’apaisement depuis plusieurs mois. Il s’est nettement détérioré ce jeudi 27, pour dire le moins.
M. Lombertie a repris ses anciennes habitudes, joignant l’insulte à la morgue et qualifiant de « torrent d’inepties » la moindre intervention de l’opposition.
Les choses devraient s’arranger après la prochaine leçon de morale… de la part de M. Lombertie.

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Conseil Municipal du 27 juin 2018

L’une des principales délibérations de ce conseil municipal de juin 2017 portait sur le passage de l’Agglo en « Communauté Urbaine ». Le feuilleton des tractations entre la Ville et l’Agglo s’achève donc, et un « Pacte de gouvernance » ainsi qu’un « Protocole d’accord » étaient soumis à l’approbation du Conseil. La pertinence de cette transformation n’aura donc pas été débattue au sein du Conseil Municipal. Tout au plus nous aura-t-on affirmé que ce passage en  communauté urbaine était le seul moyen pour Limoges de compenser la perte du statut de capitale régionale. Concrètement, cela signifie la perte pour la Ville de nouvelles compétences et l’éloignement toujours plus grand des citoyens des lieux de prises de décisions. Lire ici l’intervention de Gilbert Bernard.
Le groupe LTG a voté contre ce Pacte de gouvernance.

La communauté urbaine n’est d’ailleurs qu’une étape vers le statut de Métropole, comme l’a rappelé Danielle Soury, qui a insisté sur l’aberration écologique que constituent les projets communs de MM. Lombertie et Vandenbroucke concernant l’aéroport de Bellegarde. C’était l’occasion de rappeler la proposition du groupe LTG de gratuité des transports urbains sur l’agglo. Fut un temps où M. Lombertie n’était pas opposé à cette proposition, mais regrettait que les mauvais rapports entre la Ville et l’agglo la rendent impossible. Maintenant que ces difficultés sont aplanies, rien ne s’oppose plus à ce que la proposition soit entendue !
Le groupe LTG a voté contre ce Protocole d’accord.

Le Compte Administratif 2017 a été fièrement présenté par le groupe majoritaire, tentant vainement de démontrer que tout en réduisant encore les dépenses de fonctionnement il améliorait les services rendus à la population . Ce CA repose en grande partie sur la hausse des impôts locaux (qui devaient baisser, si l’on en croit les promesses électorales de 2014) ainsi que sur les nombreuses « pistes de facturation » que M. Lombertie s’était promis de rechercher. La politique du tout-payant s’est donc généralisée, créant parfois des situations impossibles pour les Limougeaud.e.s, notamment en ce qui concerne l’extension du stationnement payant. Lire ici l’intervention de Danielle Soury.
Le groupe LTG a voté contre ce Compte Administratif.

Programme « Action Cœur de Ville ». Cette délibération concernait entre autres l’aménagement de la caserne Marceau. Frédéric Chalangeas a rappelé que le groupe Terre de Gauche avait des propositions à ce sujet, basées sur les résultats d’une enquête que le groupe « Limoges 100% à gauche » avait effectuée auprès des habitants du quartier lors de la précédente mandature. Ces propositions n’ont pas été retenues, et nous avons appris que 350 logements de luxe verraient le jour au sein d’un éco-quartier, la ville de Limoges voulant attirer comme le dit M. le Maire « les CPS+ voire les CSP++ ».
Les espaces collaboratifs, crèches et autres locaux de répétition ne verront donc pas le jour, remplacés qu’ils seront par un nouveau « ghetto du gotha ».

Une délibération sur la fourniture de vaccins au centre de vaccination de Limoges a été l’occasion pour Frédéric Chalangeas de rappeler que le laboratoire fournisseur, la société GlaxoSmithKline, est « une multinationale qui, malgré ses engagements, jongle avec les ressources humaines en fonction des besoins de ses actionnaires », et demandait à ce que le respect de critères sociaux, éthiques et environnementaux soient inclus dans les clauses de l’appel d’offre.
M. Lombertie n’a apparemment pas compris l’intervention de Frédéric Chalangeas, vu qu’il a accusé ce dernier de vouloir priver les enfants de vaccins. Lire ici l’intervention.
Le groupe a évidemment voté pour la fourniture de vaccins…

Le groupe LTG s’est abstenu sur le renouvellement du Projet Educatif Territorial, sur lequel Frédéric Chalangeas est intervenu (lire ici son intervention)

Un festival de musiques actuelles devrait voir le jour à Limoges à partir de juin 2019. La ville s’engage à soutenir l’initiative à hauteur de 300 000 € en achat de prestations de services au principal organisateur du projet, la société Vivendi. Cette société, qui a déjà transformé la fête populaire qu’était Brive-Plage en un rentable projet commercial, a donc réussi à vendre sa prestation à Limoges. Lire l’intervention de Frédéric Chalangeas.
Le groupe LTG a voté contre cette délibération.

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Conseil Municipal du 31 mai 2018

Le conseil municipal du 31 mai s’est, une fois de plus, distingué par sa brièveté. Comme les fois précédentes, les débats ont principalement porté sur les différents vœux et motions présentés en début de Conseil.

Trois vœux différents mais comparables, portant sur la disparition programmée du Rectorat de Limoges ont été proposés par le groupe Limoges Terre de Gauche, par le groupe PS et par le groupe majoritaire.
Un rapport de l’Inspection générale de l’Education nationale propose de réduire le nombre d’Académies à 13, c’est à dire au nombre de régions définies depuis la réforme territoriale, par la fameuse loi NOTRe.
Le vœu du groupe LTG dénonce les risques de suppressions d’emplois, voire de classes ou d’écoles que provoqueraient inévitablement cette « mutualisation ». Il a été adopté à l’unanimité (moins les voix du FN qui s’est abstenu).
– Le vœu du groupe majoritaire réclamait également le maintien du Rectorat de Limoges, mais ajoutait une demande similaire concernant la « Cité des métiers » de Limoges dont l’avenir s’écrit en pointillé après la fusion des régions et la création de la Nouvelle Aquitaine. Le groupe PS a voté contre sous prétexte que cette dernière demande ne s’adressait pas au même interlocuteur.
– Le vœu du PS a été voté par ce groupe et le groupe LTG, la majorité votant contre.
Le groupe LTG a voté les 3 vœux après avoir déploré que sa proposition de faire un
vœu commun n’ait pas été retenue.
Le groupe PS a également proposé un vœu sur le maintien de la gratuité de l’A20, qui a été adopté à l’unanimité.

Le groupe LTG a voté contre la motion présentée par la majorité, qui soutenait une initiative privée pour la construction d’une autoroute à péage pour Limoges-Poitiers. Les élus LTG ont ironisé sur un énième projet ressorti des cartons, refusent de racketter un peu plus les automobilistes et se prononcent pour des aménagements immédiats sur les parties les plus accidentogènes du tracé avant éventuellement une mise à 2X2 voies gratuite.

Enfin un dernier vœu présenté par le groupe LTG, en soutien à la mobilisation des cheminots pour le service public ferroviaire, rappelait la richesse du patrimoine ferroviaire constitué autour des gares de Limoges, et appelait au maintien et au développement d’un véritable service public ferroviaire. Soutenue par le groupe PS, cette motion a été refusée par la majorité et le groupe FN.

Une délibération portait sur le Contrat financier que la ville est sommée de signer avec l’Etat. La ville s’engage par ce « contrat » à ne pas dépasser 1,2% d’augmentation de dépenses de fonctionnement, inflation comprise, sur 3 ans. Pointant du doigt un marché de dupes que la municipalité aurait pu et dû refuser, Gilbert Bernard et Danielle Soury ont tour à tour dénoncé un véritable diktat qui met en cause la libre administration des collectivités et se traduira immanquablement par
des coupes sombres dans les prochains budgets. Lire leurs interventions ici et ici.

Une délibération sur un partenariat entre les villes de Bellac, Limoges, Saint-Junien et Saint-Yrieix fut l’occasion pour Frédéric Chalangeas de plaider à nouveau pour la gratuité de l’accès à la culture.

Il a été demandé aux élu-e-s d’approuver le « Projet Régional de Santé Nouvelle Aquitaine 2018-2028« . Le groupe LTG n’aurait pu que souscrire à ce document de 300 pages, mais la faiblesse des moyens alloués réduit ce projet à un simple catalogue de bonnes intentions, comme l’a fait remarquer Gilbert Bernard.
Frédéric Chalangeas a insisté sur un point de ce PRS, intitulé « Agir sur le logement » et déploré que ne soient pas prises en compte les personnes qui en sont dépourvues.
Il en a également profité pour rappeler que le collectif Chabatz d’Entrar a investi les anciens locaux du CRDP pour mettre en sûreté des familles à la rue.
Le groupe LTG a voté contre cette délibération.

Danielle Soury parvint aussi à glisser quelques questions concernant la suppression programmée des ateliers périscolaires à la rentrée prochaine, ce qui a permis d’apprendre que le nouveau règlement sur ce sujet serait sans doute à l’ordre du jour du prochain conseil municipal.

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Conseil Municipal du 3 avril 2018

Cela devient une habitude. Ce conseil municipal comportait peu de dossiers importants et le débat s’est surtout focalisé sur les vœux et questions orales présentés par les groupes.

La première question orale du groupe Limoges Terre de Gauche portait sur la révision du SCoT (Schéma de cohérence Territoriale).
Le SCoT est un document d’urbanisme qui détermine pour Limoges et autour de la ville un projet de territoire visant à mettre en cohérence l’ensemble des politiques d’habitat, de mobilité, d’aménagement commercial, d’environnement et de paysage.  L’élaboration et la révision du SCoT sont confiées au SIEPAL, établissement public dont les membres ne sont pas élus au suffrage universel direct et ne rendent pas  compte aux différents conseils municipaux (lire ici la question orale posée par le groupe). Les réponses  confirment  l’opacité  complète pour le commun des citoyens de l’élaboration de ce document qui pourtant s’impose aux communes (et à l’agglo) pour l’utilisation du territoire communal: opérations foncières, projets commerciaux, zones d’habitation, de préservation  écologique, terres  agricoles…

La 2ème question du groupe portait sur le remboursement des sommes versées pour la ligne TGV Tours Bordeaux. La ville de Limoges a versé entre 2013-2015 plus de 1,6 million pour la réalisation du Tours-Bordeaux, dans la perspective d’un raccordement à cette ligne par le barreau Poitiers-Limoges. Ce projet ayant été abandonné, le  groupe insistait et demandait pour la seconde fois que le maire demande le remboursement des sommes versées en pure perte, comme venait de le faire le Département. Nouvelle réponse négative du maire adjoint Guillaume Guérin  : les contribuables limougeauds apprécieront…

Le groupe LTG a présenté un voeu concernant le projet de délocalisation d’Action Logement Immobilier (lire ici). La majorité et le PS avaient conjointement préparé un vœu comparable, que le groupe LTG a voté.



Le CHU de Limoges prévoit la suppression de 158 postes en 2020 et la fermeture de 101 lits en 2018. Le Vœu proposé par le groupe LTG demandait à l’établissement  hospitalier de ne pas s’engager dans cette diminution de l’offre de soins. La formulation de ce vœu a semble-t-il déplu à M. Lombertie, qui a demandé au groupe majoritaire de ne pas  participer au vote. Le vœu voté par les groupes LTG et le PS a donc été accepté (le FN s’abstenant).



Le groupe majoritaire a ensuite annoncé, par l’intermédiaire d’un vœu, son intention de parvenir à un protocole d’accord avec l’agglomération de Limoges Métropole,  dans le but de constituer une Communauté Urbaine. M. Lombertie, qui pensait le plus grand mal de cette idée il y a un an (comme l’a relevé Danielle Soury), a donc changé  d’avis. Gilbert Bernard fit remarquer que cela impliquait de se délester de compétences pour lesquelles ils avaient été élu-e-s, et a proposé un CM extraordinaire pour  débattre de la question. Refus du maire qui souhaite «  un chèque en blanc  » pour négocier un compromis avec l’agglo qui sera soumis au prochain conseil municipal. Le groupe LTG s’est abstenu.