Conseil municipal du 22 octobre 2019

La question orale posée par le groupe « Bleu Marine » au début de ce conseil municipal demandait au Maire s’il avait déjà constaté des signes de radicalisation islamiste rampante parmi le personnel communal, et l’enjoignait à s’adresser à l’ensemble des services, pour encourager chacun à accomplir son « devoir civique », c’est à dire à dénoncer tout comportement douteux, tel que le refus de serrer la main à un collègue féminin, un changement vestimentaire, etc…
Ajoutant que « Les médias mainstream culpabilisent les citoyens dès lors que l’on dénonce des faits inquiétants ou regrettables commis par des musulmans où des personnes issues de l’immigration », cette question publique du groupe RN pouvait tomber sous le coup de la loi. Dénoncée par M. Amrouche du groupe majoritaire, ainsi que par les groupes LTG et PS, cette question aurait pu faire l’objet d’une dénonciation de l’ensemble du conseil municipal. Le Maire s’y est refusé, se réfugiant derrière les paroles attribuées à Voltaire (« je ne suis pas d’accord avec vous, mais me battrai pour que vous ayez le droit de le dire…).

Rappelons que M. Lombertie a été élu en 2014 grâce à l’apport de voix FN et qu’il a confié aux élus de ce parti la présidence d’un groupe de travail sur les associations qui depuis s’est réuni…trois fois (ce dont nous ne nous plaindrons pas) !
En veine de citations ce soir-là, M. le Maire en a égrainé le dictionnaire, citant pêle-mêle Voltaire, De Gaulle, Gandhi et Ferry (non pas Jules, mais Luc Ferry, l’homme prônant l’utilisation des balles réelles lors des manifestations de gilets jaunes).

Après avoir voté contre les budgets supplémentaires de l’année 2019, le groupe LTG s’est exprimé sur le Débat d’Orientation Budgétaire (DOB) par la voix de Gilbert Bernard. Constatant la baisse des sections fonctionnement et investissement qui conduira inéluctablement à une nouveau recul de services rendus à la population l’élu LTG dénonçait des orientations budgétaires loin d’être à la hauteur des enjeux du moment (transition écologique, croissante paupérisation de la population, perte du statut de capitale régionale). Lire ici l’intervention de Gilbert Bernard.

Le dossier du « renouvellement urbain » fut pour Danielle Soury l’occasion de plaider pour l’implication des habitants des quartiers dans les prises de décisions les concernant, et de citer elle aussi Gandhi : « Tout ce que vous faites pour nous, sans nous, vous le faites contre nous ». Après une longue explication plus que vaseuse de Mme. Mauguien-Sicard, celle-ci a fini par lâcher le morceau:  » Il y a bien sûr des réunions avec les habitants des quartiers… notez bien que les élus n’y participent pas… ce sont des cabinets d’étude qui s’occupent de ça… » On a compris. Lire ici l’intervention de Danielle Soury

L’annonce de la mise en place d’une navette gratuite reliant les grands parkings de Limoges permit à Danielle Soury de revenir sur la nécessaire gratuité des transports urbains. C’était l’un des axes principaux de la campagne du groupe Limoges Terre de Gauche lors des dernières élections municipales. Il s’agit plus que jamais d’un enjeu central sur le plan social et écologique. Des grandes villes ont déjà fait ce choix et s’en félicitent. Lire l’intervention de Danielle Soury.

Lire les commentaires de la presse

Décès de notre camarade Jacqueline Kaczyinski

Nous avons le regret de vous informer du décès de Jacqueline Kaczynski, la trésorière de notre liste lors de la campagne des municipales en 2014. Retraitée après une longue carrière aux Impôts, Jacqueline était une militante CGT reconnue et appréciée de ses collègues. Elle était aussi engagée politiquement au PCF d’abord puis au sein de Front de Gauche ces dernières années. C’est tout naturellement qu’elle avait accepté d’être la trésorière de notre liste lors de la campagne officielle des municipales de 2014. Une tache ingrate dont elle s’était acquittée avec enthousiasme et professionnalisme, forte de ses convictions, sa droiture, son dévouement.
A sa famille, ses proches Limoges Terre de Gauche présente ses plus sincères condoléances.

Conseil municipal du 10 juillet 2019

Pitoyable !

Que retenir de ce conseil municipal ? Certainement pas la hauteur et la tenue des débats avec un maire qui, une nouvelle fois s’est laissé aller à l’invective quand ce n’était pas l’insulte et le mépris envers l’opposition. Chassez le naturel, disions nous dans un précédent compte rendu et il revient au galop, tout est dit. La campagne des municipales de l’an prochain est à l’évidence lancée et tous les coups -bas de préférence- sont permis. Dans ce climat délétère, notre groupe -et il était bien le seul- s’est efforcé de rester sur le terrain des idées. Vous trouverez ci joint nos différentes interventions. En début de séance nous avons présenté un vœu demandant l’accès et la mise à disposition du matériel nécessaire aux limougeaud.e.s pour s’exprimer sur le référendum concernant la privatisation des aéroports de Paris mais le maire a refusé de le soumettre au vote. La notion avancée de « l’intérêt municipal » varie une nouvelle fois selon le groupe qui présente un vœu…

La soirée commençait bien, la suite allait être du même acabit…

A noter qu’une délibération sur table nous a été proposée suite à la fermeture définitive du centre associatif CITELS sur les Portes-Ferrées (intervention de F. Chalangeas)

Conseil municipal du 4 juin 2019

Le conseil municipal du 4 juin 2019 s’est ouvert sur un vœu présenté par la majorité municipale « relatif à l’Association des Maires de France présentant les principes et valeurs devant guider les évolutions du système de santé ».

Ces « principes et valeurs » resteront un mystère, ceux-ci n’étant pas évoqués dans ce vœu parfaitement incompréhensible.
Tout au plus y apprend-on que l’AMF est opposée à toute nouvelle fermeture d’établissement public de santé, ce qui permettra à Gilbert Bernard d’en évoquer l’hypocrisie : « Les dirigeants de collectivités qui dénoncent le désengagement de l’Etat sont les même qui, depuis des décennies, quand ils sont au gouvernement, n’ont de cesse de mettre en œuvre des politiques régressives en matière de santé ». Evoquons le mouvement social en cours aux urgences du CHU de Limoges. Lits fermés, personnels en burn out… le CHU de Limoges n’est pas un cas unique. La dernière loi de finances annonce un milliard de moins pour l’hôpital public, et les mêmes qui annoncent aujourd’hui de bonnes intentions ont voté la baisse des budgets ».
Le groupe LTG n’a pas participé à ce vote.

Comme chaque année, le Conseil Municipal de juin est l’occasion pour l’équipe majoritaire de célébrer sa propre action par la présentation du Compte Administratif. Ce traditionnel exercice d’auto-congratulation a permis au Maire d’annoncer une nouvelle victoire face à l’abominable « effet ciseaux » qui menace, on le sait bien, les finances de la ville.
Certes, comme l’a fait remarquer Danielle Soury, cet apparent succès est dû entre autres, à l’augmentation des impôts (contraire aux promesses de campagnes), à l’extension du stationnement payant, à une baisse drastique des frais de fonctionnement (allant bien au-delà des exigences de l’Etat), ainsi qu’à quelques aubaines comptables (lire ici l’intervention de Danielle Soury).
Le groupe LTG a voté contre ce Compte Administratif.

Le groupe a aussi voté contre une subvention de 10.000 euros en faveur de la réhabilitation de Notre Dame de Paris. Selon le maire lui-même cette subvention ne sera jamais versée car la Fondation de France qui reçoit les dons a décidé de ne plus en prendre, la somme nécessaire étant réunie. « Vous êtes généreux quand ça ne vous coûte pas cher » a dit Gilbert Bernard …

Conseil municipal du 11 avril 2019

Chassez le naturel il revient au galop…. Après quelques conseils municipaux où le respect de l’opposition avait, semble-t-il, marqué des points, le conseil municipal du 11 avril a vu le maire et la majorité municipale retomber dans l’arrogance et le mépris.

Le ton était donné dès la question orale posée par Frédéric Chalangeas relative au sort des familles menacées d’expulsion d’un local appartenant au Conseil régional mais inoccupé depuis longtemps. Pour le maire l’hébergement de ces personnes n’est pas une compétence communale et il a accusé le collectif Chabatz d’entrar de créer un « appel d’air ». La seule attitude à adopter avec les migrants serait pour M. Lombertie, « de les ignorer» : pas de soutien, pas de migrants en quelques sorte ! Cerise sur le gâteau : « les membres du collectif n’ont qu’à les héberger chez eux ! s’emportait le maire. Chacun appréciera la hauteur du point de vue….

Suivait un point d’étape sur la mise en service des BHNS (bus à haut niveau de service) à l’horizon 2024. Gilbert Bernard interpellait le maire et les élus de la communauté urbaine sur la nécessité de consulter les usagers avant d’arrêter toute modification de tracé de lignes. Il s’appuyait pour cela sur la pétition lancée par des usagers de la rue Aristide Briand inquiets du nouveau tracé de la ligne 10. « Cette pétition n’existe pas » s’emportait l’adjoint au transport. Manque de chance l’élu Limoges Terre de Gauche la brandissait devant l’hémicycle. Mauvaise foi quand tu nous tiens…

Le ton était donné pour la soirée. Danielle Soury argumentant le vote contre le projet climaticide de barreau autoroutier Limoges-Périgueux-Langon contenu dans le protocole de coopération entre les villes de Limoges, Bordeaux et la Communauté urbaine de Bordeaux ? Nouveau accès éruptif du maire qui conduisit l’élue à lui répliquer : « ce soir donc, la pétition que nous vous montrons n’existe pas, ce qui a été dit en commission des finances n’a pas été dit, c’est proprement insupportable ! »

Intervention de la même élue sur le flou entourant la construction d’une halle place de la République, incluant le futur CIAP (centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine) et des surfaces commerciales ? . Colère de l’adjoint à la culture interrompant Danielle Soury qui ne pourra même pas terminer son intervention. Elle posait des questions sans doute dérangeantes…

Gilbert Bernard demandant de veiller à renforcer la mixité sociale dans le cadre du nouveau Plan de renouvellement urbain ? -voir intervention. Emportement là aussi de l’adjointe au logement parlant de « mauvaise foi »…

Le même élu s’insurgeant contre le non respect des délibérations du groupe de travail « dénomination des voies » ? (le règlement prévoyait que l’on ne débaptiserait pas les voies existantes car cela posait des problèmes au résidents pour l’adresse postale, seules les voies nouvelles devaient être concernées). Mais le fait du prince l’emporte, le maire seul décide, point final. Exit la rue de Genève, vive la rue Bernardaud….
Triste spectacle, triste soirée. Notre ville mérite mieux.

Les gilets jaunes expulsés des Casseaux (suite)

Aujourd’hui, vendredi 1er mars, M. le Maire a répondu à notre courrier du 20 février dernier concernant l’expulsion du groupe gilets jaunes des Casseaux prévue… le 21 février. Nous apprenons que, une nouvelle fois, nous n’avons rien compris. M. le Maire de Limoges est bien plus tolérant que la plupart des maires d’autres communes : il a mis à disposition salles, recueil de doléances, etc. Il aurait même proposé une salle municipale à mettre à disposition ! Pourquoi donc ne pas nous l’avoir dit dès le soir du conseil municipal plutôt que de nous couper la parole ! Pourquoi surtout, ne pas avoir réellement mis cette dite salle à disposition avant de prendre un arrêté d’expulsion ?! Il est toujours plaisant de voir les pirouettes qui permettent à M. Lombertie de ne pas avoir tort !
Comme pour les « Nuits Debout », notre maire alterne « négociations », cours de morale ou « engueulades » avec qui lui plait ou déplait !
Les décisions sont, dans tous les cas, toujours en sa faveur ! Nous vous laissons apprécier sa réponse, qui sonne bien en creux par rapport aux propos tenus lors du conseil municipal !

Les gilets jaunes expulsés des Casseaux – courrier de LTG

Courrier envoyer par le groupe LTG au Maire de Limoges suite à l’arrêté d’expulsion des gilets jaunes :

 

« M. le Maire,

depuis un peu plus d’une semaine, des gilets jaunes se sont installés aux Casseaux pour créer un espace d’échanges et de débats.
Ils ont clairement indiqué qu’ils ne souhaitaient pas faire de blocage des voies de circulation, et n’ont commis aucun dégât ou trouble à l’ordre public depuis le début de leur présence.
Nous sommes intervenus lors du dernier conseil municipal pour évoquer cette situation et savoir quelles décisions vous aviez prises lors de votre rencontre avec des déléguées de ce groupe.
Loin de l’ouverture que vous prônez souvent, vous avez conseillé aux gilets jaunes de  » s’inviter les uns et autres pour discuter et discourir s’ils veulent se rencontrer chaleureusement. C’est ce que font les gens dans la société « . Vous soutenez donc les gilets jaunes, lorsqu’ils sont chez eux…
Nous venons de plus d’apprendre que vous aviez établi un arrêté d’expulsion qui prendra effet, jeudi 21 février à 15h.
Cette décision nous apparaît disproportionnée pour le représentant d’une municipalité qui se veut ouverte au dialogue avec tous ses habitants et souhaitons vous faire part de notre vive protestation à l’encontre de celle-ci.
Nous vous demandons solennellement de ne pas la mettre en application, et si vous avez de réelles raisons de vouloir rendre accessible cet espace, d’en expliquer clairement les raisons aux gilets jaunes présents en leur proposant une solution raisonnable leur permettant de poursuivre leur action d’information du public sur leur mouvement.
Veuillez agréer, monsieur le maire, nos respectueuses salutations.

le groupe Limoges-Terre de Gauche.

Pour information, ce mail a été également envoyé à la presse. »

Conseil Municipal du 12 février 2019

Au début de ce conseil municipal, le groupe Limoges Terre de Gauche a demandé à Monsieur le Maire s’il poursuivrait dans la voie de l’ouverture au débat démocratique vis à vis de la cabane des Gilets Jaunes installée sur le terrain municipal des Casseaux comme lieu de rassemblement et de dialogue.
Monsieur Lombertie avait, par le passé, rencontré des délégations de gilets jaunes et accepté de transmettre certaines de leurs revendications. Il avait également accepté de prêter, ponctuellement, une salle municipale. Cela ne l’avait pas empêché de demander à la préfecture l’évacuation du rond-point de Grossereix quelques jours plus tard. De la même manière, il a répondu que « l’installation d’une cabane sur le terrain des Casseaux est hors de question » et a ajouté que « travaillant et ayant des logements, ils sont libres de s’inviter les uns et autres pour discuter et discourir s’ils veulent se rencontrer chaleureusement. C’est ce que font les gens dans la société ».
Nous l’aurons compris : Monsieur Lombertie soutient les gilets jaunes tant que ceux-ci restent chez eux.

Le rapport sur l’égalité Femmes/Hommes au niveau local, aurait dû, légalement, être présenté avant le vote du budget, au conseil municipal de décembre 2018 donc. Assez désinvolte quant au respect des règles par lui-même, M. le Maire n’a daigné le présenter qu’en février. Bien que la municipalité se targue d’un bilan très positif de son action pour réduire les inégalités F/H, ce rapport indique que la mixité a reculé dans les filières d’emploi notamment dans la police municipale, que l’inégalité salariale entre femmes et hommes a fortement augmenté parmi les fonctionnaires cadres A,… comme la montré Danielle Soury dans son intervention.

Une grande partie de ce conseil municipal fut consacrée au commentaire du rapport de la Cour Régionale des Comptes sur la Ville de Limoges. Les anciennes et nouvelles équipes dirigeantes ont fait assaut d’interprétations et d’auto-satisfaction. Danielle Soury a rappelé que bien souvent la Cour des Comptes formule des recommandations qui procèdent moins d’une analyse objective et raisonnée que d’une vision politique et idéologique, ayant pour obsession la baisse de la demande publique. Ainsi la Cour des Comptes nationale vient de demander au gouvernement la suppression du financement des trains inter-cités… Dans la même démarche, la Cour des Comptes de Nouvelle-Aquitaine se félicite des fermetures d’écoles réalisées à Limoges et appelle à de nouvelles fermetures afin d’augmenter sensiblement la taille des écoles.

Le groupe LTG s’est abstenu sur le Plan de Déplacements Urbains. Ce plan, dont la modeste ambition est de réduire l’utilisation de l’automobile de 9 % en 10 ans, ignore totalement la possibilité de la gratuité des transports publics, choix qui a été fait par d’autres grandes villes de France. Gilbert Bernard montre les manques et les insuffisances de ce PDU dans son intervention.

Le projet de Centre Social de Beaubreuil évoque « des activités de plein air, des animations de rue, des jeux d’eau… « , Frédéric Chalangeas a rappelé que si la municipalité n’avait pas fait le choix de raser la piscine municipal de Beaubreuil, la mise en place de « jeux d’eau » ne se poserait pas ! « Détail » qui a enflammé les esprits pendant quelques minutes sur les questions de mixité des genres et de mixité sociale !  »

Lire les commentaires de la presse

Conseil Municipal du 12 décembre 2018

Le groupe Limoges Terre de Gauche a ouvert la séance en proposant l’adoption d’un vœu (lire ici)
dénonçant le déploiement de force de l’ordre démesuré qui a accueilli en gare de Limoges Bénédictins le train en provenance d’Eymoutiers-Ussel le samedi 8 décembre. A bord du train, se trouvaient notamment des usagers du TER venus défendre le maintien et la modernisation de cette ligne TER en se joignant à la manifestation pour le climat qui avait lieu au même moment. (mettre comme illustration une photo de l’écho montrant ce qui s’est passé dans la gare  en renvoyant aux articles ). Le vœu évoquait le choc traumatique vécu par les enfants présents dans la gare et rappelait la justesse pour la ville de Limoges, de la cause défendue par les manifestants, alors que les alternatives à l’automobile sont plus que jamais recherchées.

Ce vœu a été vigoureusement combattu par la majorité municipale, le Maire n’hésitant pas à accuser les manifestants de «  se protéger derrière leurs enfants  ». Danielle Soury lui rétorqua  : «  Vos propos sont honteux, M. le Maire  ». Le vœu n’obtint pas plus les faveurs du groupe PS-LREM. Pour Philippe Reilhac, il est souhaitable que les enfants s’habituent le plus tôt possible au contact avec les policiers.

La majorité, qui ne s’embarrasse guère de respecter le règlement intérieur du conseil municipal, proposa au débotté un voeu reprenant la partie concernant la défense du service ferroviaire de proximité proposée par le groupe LTG. Tout en soulignant que ce vœu n’était pas présenté dans les règles, et après avoir obtenu du Maire l’assurance que la Ville de Limoges serait représentée le lendemain à la manifestation de Saillat contre la fermeture de la ligne TER Limoges-Angoulême, le groupe LTG a décidé de voter ce vœu.

Budget primitif
Le sujet principal de ce CM était l’adoption du Budget Primitif. Depuis 2015, les communes de plus 20 000 habitants ont une obligation légale de présenter, préalablement au vote du budget, un rapport sur l’égalité femmes/hommes au sein de l’administration municipale et sur tout le territoire communal. Or la présentation de ce rapport a été reportée au mois de février, au motif que toutes les informations n’étaient pas disponibles. Ce qu’a déploré Danielle Soury (lire ici), demandant des explications sur les raisons de cette situation. «  Est-ce que ce ne serait pas lié à la surcharge de travail des services du fait du passage précipité en Communauté Urbaine  ? ». Ce que le Maire a confirmé. Un dommage collatéral supplémentaire, qui a conduit la Ville à ne pas respecter ses obligations règlementaires. A la différence du passage en CU, l’égalité femmes/hommes peut donc, elle, attendre ! 

Sans surprise, le groupe LTG a voté contre le budget primitif 2019. La majorité s’obstine à favoriser l’investissement en centre ville au détriment des dépenses de fonctionnement, et donc des services à la population: lire ici l’intervention de Gilbert Bernard.

Dénomination des noms de voies : Le Maire, passant outre les votes de la commission, a choisi de nommer la nouvelle esplanade de La Bastide « place de l’Europe ». La commission avait choisi (à quatre voies contre une) « place des amitiés ». Afin de dénoncer l’inutilité de ladite commission, le groupe LTG a voté contre cette délibération.

Lire les commentaires de la presse

Conseil Municipal du 29 novembre 2018

En ouverture de ce Conseil Municipal du 29 novembre 2018, le Maire de Limoges a indiqué avoir reçu une délégation de gilets jaunes et s’être engagé, auprès d’elle à transmettre au Président de la République une  liste de revendications  dont il a donné lecture. Mais la deuxième revendication avait disparu de la lecture du Maire. Malencontreux hasard  sans doute  ? Il s’agit tout bonnement de l’augmentation du SMIC, des retraites, et du dégel du point d’indice des fonctionnaires  ! Ce que que manqua pas de lui faire remarquer Danielle Soury. Le Maire se justifia alors en expliquant que ces questions, relevant de la négociation syndicale, il ne souhaitait pas priver la CGT de ses prérogatives. Fake news grossière, évidemment.  Et M. le Maire le sait parfaitement: le SMIC est fixé par décret du gouvernement. Cette revendication des Gilets Jaunes est donc parfaitement fondée. Et M. le Maire n’a aucun argument sérieux – si ce n’est idéologique – pour refuser de la transmettre au Président Macron.

Cet engagement du Maire était assorti de l’injonction aux gilets jaunes de ne pas bloquer l’activité économique locale.
La motion du groupe Limoges Terre de Gauche, qui soutenait l’ensemble des revendications (lire ici), n’a pas été présentée au conseil municipal, ce qu’a déploré Gilbert Bernard. L’action des gilets jaunes ne concerne apparemment pas suffisamment la Ville de Limoges pour faire l’objet d’une motion.

Le principal sujet de ce CM portait sur  la transformation de l’EPCI de Limoges Métropole  (Etablissement Public de Coopération Intercommunale) en « Communauté Urbaine ». Ce nouveau statut de « l’agglo » implique l’abandon par les communes de nombreuses compétences (Réseaux de chaleur, Eau, Habitat…). Le groupe LTG s’est opposé à ce changement de statut (lire ici l’intervention de Gilbert Bernard). En privant ainsi les élus municipaux des compétences pour lesquelles ils ont été élus, c’est la démocratie de proximité qui est mise à mal et c’est la mort de la commune qui est annoncée.

Le groupe LTG s’est abstenu sur certaines délibérations que Danielle Soury a qualifiées de kafkaïennes. Les compétences « Equilibre social de l’habitat » ainsi que « Aires et parcs de stationnement » aussitôt après avoir été transférées à la CU, sont immédiatement (re)déléguées à la ville de Limoges jusqu’en 2020, la CU n’ayant pas les moyens de les exercer dès janvier 2019. Comprenne qui pourra.

Le groupe LTG a voté contre la délibération sur la nouvelle  Délégation de Service Public  accordée à l’entreprise EFFIA pour la gestion des parkings souterrains. La ville de Limoges, fière de la qualité de son eau potable assainie en régie municipale, préfère cependant déléguer la gestion des parkings à une entreprise privée (Lire l’intervention de Gilbert Bernard).

Budget supplémentaire.
Par rapport aux prévisions budgétaires 2018, la Ville dispose de 3,5 millions d’euros de recettes supplémentaires, non prévues donc. Danielle Soury propose (lire son intervention) que ces moyens permettent d’aider les clubs sportifs de quartier abandonnés, les associations étranglées par la baisse des subventions ou le centre social de La Bastide bien malmené ces temps-ci. Ce ne sera pas le cas, ces propositions étant qualifiées de « staliniennes » par M. Lombertie.

Le groupe LTG a également voté contre le renouvellement du soutien financier de la ville à la fondation Limousin UNILIM. En finançant cette fondation la municipalité cautionne l’entrée du privé dans l’enseignement supérieur. Cela n’est pas sans conséquences quand on observe par exemple les projets de recherche soutenus : la grosse majorité d’entre eux relèvent du scientifique au détriment des sciences humaines moins « bankable » pour les partenaires privés. Il aurait été plus profitable de verser les 10.000 euros de subvention directement à l’université.

Lire les commentaires de la presse.