Fév 06

Conseil Municipal du 31 janvier 2018

En introduction de ce très court Conseil Municipal, Monsieur Lombertie a expliqué qu’il serait irresponsable de s’opposer au « pacte de confiance » imposé par le gouvernement aux collectivités territoriales en matière de dotations. Pour qui en aurait douté, le Maire de Limoges ne luttera donc pas contre ce qui conduira à terme à une perte d’autonomie pour la municipalité.
La majorité s’est ensuite demandée, encore une fois, ce qu’ils allaient pouvoir faire de ce nouveau grand « demi-stade » de Beaublanc.

Parmi les opérations immobilières présentées par Monsieur Guérin, le groupe Limoges Terre de Gauche a voté contre la vente d’un terrain de 1200 m2 au Crédit Agricole, dans le quartier des Casseaux. Nombre d’habitants du quartier auraient aimé conserver cet espace vert, comme l’a fait remarquer Danielle Soury : « On aurait pu penser à un usage plus protecteur pour l’environnement plutôt que d’artificialiser encore 12000 m². Donc pourquoi sacrifier ce terrain, sans même consulter les habitants du quartier  ? »

Rythmes scolaires : Le Conseil Municipal a voté le retour aux quatre jours, qui devra par la suite être confirmé par les conseils d’administration des écoles. Le groupe LTG s’est abstenu. Même si ce vote a été précédé d’une consultation, celle-ci fermait la porte aux propositions alternatives, comme l’à déploré Frédéric Chalangeas dans son intervention.

Défendant l’idée de la gratuité, le groupe LTG a voté contre la nouvelle tarification des activités périscolaires. Notons au passage le changement de tarifs des cantines, qui augmente pour les familles à faibles revenus (1€ au lieu de 0,97€) mais qui diminue pour les familles à fort quotient familal (4,50€ au lieu de 4,67€)

Notons l’adhésion de la ville de Limoges à l’APMAC, association située à Saintes, qui remplacera l’AVEC, « Agence de Valorisation de l’Economie de la Culture en Limousin » que l’exécutif de la nouvelle région Aquitaine n’a pas souhaité conserver.

Vous pouvez prendre connaissance en cliquant sur ce lien de la lettre adressée à MM Vandenbroucke et Lombertie par le groupe LTG, concernant la future étude sur l’impact de la réforme territoriale.

Le groupe LTG a donné une conférence de presse, dont vous pouvez lire le résumé en suivant ce lien .

Fév 05

Conférence de Presse du 25 janvier

Article paru dans le Populaire suite à la conférence de presse donnée par les élu-e-s Limoges Terre de Gauche le 25 janvier :

Fév 05

Réforme territoriale – Lettre à MM Vandenbroucke et Lombertie

Suite à l’annonce par le Maire de Limoges et le Président de Limoges-Agglomération de réaliser une étude sur les effets de la réforme territoriale, voici la lettre que leur a adressé le groupe Limoges Terre de Gauche :

 

 

Monsieur le Président, Monsieur le Maire,

La fin administrative de la région limousin et son intégration à la région Nouvelle-Aquitaine suscitent bien des effets -objectifs et subjectifs-, des interrogations légitimes, des inquiétudes loin d’être toutes infondées.

Vous avez annoncé publiquement le souhait des deux collectivités de co-financer la réalisation d’une étude indépendante et scientifique d’évaluation de ces effets. Cette étude est une exigence citoyenne incontestable. Aussi nous semble-t-il important que son pilotage et ses modalités de réalisation soient cohérentes avec cette exigence !

La Ville de Limoges et Limoges Métropole se targuent de favoriser des démarches participatives d’implication des citoyens dans la mise en œuvre de leurs politiques. Pourquoi alors concevoir une étude pilotée par des personnalités et de « grands élus » comme cela se dessine ? Nous disons : « Chiche plutôt pour la démocratie participative ! ». Il faut prendre au sérieux ce qu’a dit -à juste titre- le Professeur Pierre-Yves Robert (Faculté de médecine de Limoges) lors du débat citoyen du 14 décembre à l’espace Cité: « Il faut de la démocratie participative à côté de la démocratie représentative ». La réalisation de cette étude constitue une excellente opportunité de passer à des travaux pratiques actifs, stimulants et innovants pour les citoyens, pour les élus et leurs administrations respectives, pour les chercheurs.

Nous vous proposons une méthode participative inédite: créer une plateforme numérique ouverte afin de recueillir l’expression citoyenne et de permettre la publication d’informations pluralistes vérifiées. Une telle plate-forme aurait de multiples avantages:

  • ancrée dans la modernité technologique 3.0, elle garantirait aux citoyens la transparence et la pluralité des expressions ;
  • en sollicitant les témoignages, ressentis, propositions et contributions des citoyens intéressés, individuellement et/ou collectivement (associations, syndicats, collectifs,… ) sur les effets de la méga-région dans leur vie quotidienne (professionnelle, familiale, citoyenne,…) elle offrirait aux chercheurs une base complémentaire de ressources, abondantes et diversifiées
  • elle pourrait aisément être ouverte aux contributions et auditions de personnalités et d’experts
  • elle placerait notre territoire au rang des territoires les plus innovants en matière de renouvellement démocratique

Comment mieux contribuer à un authentique et solide bilan de territoire, riche et autant que possible exhaustif ?

Les deux collectivités disposent en leur sein des moyens humains et matériels pour concrétiser cette plateforme. Le pilotage de sa conception, de sa gestion et du phasage de sa mise en œuvre serait assuré par un groupe de vingt personnes, coordonné à l’équipe de recherche, et composé à parité de 10 élus et de 10 citoyens tirés au sort, par huissier, après large appel à volontaires.

Chaque collectivité serait représentée dans le groupe de pilotage de la plateforme par 5 élus: 1 représentant désigné par chaque groupe politique siégeant au Conseil Municipal pour la Ville de Limoges; 5 représentants porteurs de la diversité des options politiques au sein de la collectivité pour Limoges Métropole.

Nul doute qu’une telle démarche construite sur la transparence, le respect de la diversité des sensibilités et l’implication citoyenne organisée, serait à même d’empêcher que ne « prospèrent les peurs infondées », tout en permettant aux acteurs publics l’attention et la prise en compte des inquiétudes fondées.

En souhaitant que cette proposition retienne toute votre attention… et votre approbation, nous vous présentons, en ce début d’année, nos meilleurs vœux.

Les élu-es Limoges Terre de Gauche

Gilbert Bernard – Danielle Soury – Frédéric Chalangeas

Déc 23

Conseil Municipal du 19 décembre 2017

Hébergement d’urgence.
La question orale posée par le groupe Limoges Terre de Gauche en ouverture du Conseil Municipal du 19 décembre portait sur l’hébergement d’urgence. Frédéric Chalangeas a donné lecture d’une lettre adressée au début du mois au Maire de Limoges ainsi qu’au Préfet de la Haute-Vienne par le collectif Chabatz d’entrar.
Cette lettre attirait l’attention sur le manque de solutions d’hébergement et sur les situations dramatiques engendrées pour des familles parfois accompagnées d’enfants en bas âge.
Frédéric Chalangeas demandait si une réponse avait été apportée à cette lettre et si un dialogue avec le Préfet avait été établi.
Mme. Vercoustre affirma dans sa réponse que l’hébergement d’urgence était une compétence d’Etat et non une responsabilité municipale. Les familles qui cherchent un abri pour la nuit ne sont probablement pas au courant de ce partage des compétences.
Cependant, Madame Vercoustre rappela que la municipalité avait ouvert en urgence le gymnase du Sablard au début de l’année 2017 (ce que la lettre du collectif rappelait également), et qu’elle l’avait « mis à la disposition de la Préfecture » dès le mois d’octobre.
Pendant que chacun se renvoie la balle, des personnes dorment toujours dehors…

Cour d’appel de Limoges.
Une motion réclamant le maintien de la cour d’appel de Limoges a été votée à l’unanimité.

Egalité femmes/hommes.
Le Maire a ensuite présenté le 1er rapport sur la situation en matière d’égalité femmes/hommes dans la commune. Depuis le 1er janvier 2016, la loi fait en effet obligation aux communes de plus de 20 000 habitants de présenter un rapport sur l’égalité  femmes-hommes préalablement aux débats sur le projet de budget.  Danielle Soury note tout d’abord l’intérêt d’un tel état des lieux qui concerne tant l’administration municipale que le territoire communal.  Puis elle regrette que concernant la présence des jeunes filles dans l’espace public, la question ne soit dans le rapport  « étrangement abordée que pour les quartiers populaires, et encore que sous l’angle des actions financées dans le cadre de la politique de la ville. (lire l’intervention)

Budget primitif.
Même si cette délibération constituait le dossier principal de ce conseil, il y a peu à en dire, tant M. Lombertie reste fidèle à sa gestion, dirigeant une municipalité comme on dirige une entreprise privée. Taille dans le budget de fonctionnement comme dans celui d’investissement, réduction de l’emprunt, etc… M. Lombertie annonce fièrement que la ville empruntera 5 Millions d’euros de moins en 2018 que l’année passée. 5 millions d’euros est également la somme engendrée par la hausse de la fiscalité en 2017. Comme l’a fait remarqué Gilbert Bernard (lire ici son intervention) cette somme aurait pu être rendue aux limougeauds, comme l’avait promis le Maire. Prenons le pari que celui-ci tiendra sa parole, mais atendra pour celà l’approche du changement de mandature. Le groupe Terre de gauche a voté contre ce budget primitif.

SRADDET
Le Maire présenta ensuite une contribution de la ville de Limoges au « Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoires » concocté par la Région Nouvelle Aquitaine.
Alors que la création de la grande région entraîne la Ville dans une spirale du déclin (pour reprendre les mots de R. Savy), Danielle Soury relève que le Maire persiste à y voir « une occasion historique d’élargir nos horizons ». Et ce qu’il  prétend proposer comme « autre voie » pour Limoges, sous le vocable de « système métropolitain polycentrique », n’est en réalité qu’une voie sans issue: c’est toujours le même modéle, celui de la métropolisation, au nom duquel par exemple a été poursuivie la chimère de la LGV. D’autres modèles de développement des territoires sont pourtant possibles.
Gilbert Bernard concéda que le groupe Terre de Gauche partageait certaines options de cette contribution (POLT, moratoire sur la création de nouvelles grandes surfaces…) tout en concluant que cette SRADDET « ne sera au mieux qu’un cautère sur la jambe de bois de la métropolisation ».

Urgence POLT
Le groupe Terre de Gauche a ensuite eu le plaisir de voir le Conseil Municipal voter à l’unanimité l’adhésion de la ville de Limoges à l’association Urgence-POLT.

DSP Parkings souterrains.
Une délibération concernait le regroupement sous un seul contrat les différentes délégations de service public gérant les parcs de stationnement souterrains de Limoges.
Gilbert Bernard démontra dans son intervention que les arguments présentés plaident en faveur d’une gestion municipale des parkings, contrairement au choix retenu. Il rappela que d’autres villes de même strate, dirigées par des maires du même bord politique que M. Lombertie, en sont arrivées aux même conclusions que Gilbert, et ont préféré la régie municipale à la délégation de service publique.

Discriminations ethniques pour l’accès au logement :
Danielle Soury a interrogé le Maire à propos des discriminations ethniques pour l’accès au logement (privé) révélées par l’étude du CNRS, publiée quelques jours auparavant; celle-ci pointe du doigt la ville de Limoges pour sa peu glorieuse 2e place à l’échelle nationale. A la question: « Que comptez-vous faire ? »  M. le Maire a répondu en bottant en touche. C’est clair : il ne fera rien.  (télécharger l’étude du CNRS)

Le groupe Limoges Terre de Gauche souhaite de bonnes fêtes à toutes et à tous.

Nov 23

Conseil Municipal du 16 novembre 2017

Une fois n’est pas coutume, le  Conseil Municipal du 16 novembre s’est ouvert de belle manière avec la lecture, par 4 représentants du conseil municipal des jeunes, d’extraits de la convention internationale des droits de l’enfant.

Le changement de ton fut brutal avec la question orale posée par le groupe FN, outré que l’on puisse apercevoir des drapeaux « exotiques » lors de certaines cérémonies de mariages. Le FN reste fidèle à lui-même. Par chance, ce fut sa seule intervention lors de ce Conseil.
Gilbert Bernard évoqua également une tribune frôlant la diffamation à l’égard du groupe LTG dans un récent « Vivre à Limoges ».

Le groupe LTG posa au Maire la question de l’adhésion de la ville à l’association « Urgence POLT ». Selon M. Lombertie, ce sera bientôt chose faite.

Le groupe LTG proposa alors un voeu sur le logement social et la baisse des APL.
Celui-ci fut voté après que la majorité ajoute un amendement.

 

L’autre vœu présenté le groupe et demandant à ce que le Conseil Municipal intervienne auprès du 1er ministre en faveur des licenciés de l’entreprise GM&S n’a pas été soumis au vote. D’après la majorité, cette entreprise n’a pas de lien avec les affaires communales. Pourtant, certains salariés touchés par les licenciements sont limougeauds (pour info: j’ai les noms; ils ne sont pas très nombreux mais ils sont plusieurs ! )  et de nombreuses entreprises limougeaudes sont fournisseurs de GM&S.

Le groupe a voté pour le voeu présenté par le groupe PS concernant les difficultés du groupe d’impression Rivet.

Bien que solidaires des salariés d’Eveha, le groupe s’est abstenu sur le vœu présenté à ce sujet par la majorité. Reprenant les déclarations du directeur ce cette entreprise d’archéologie préventive, ce vœu accuse sans discernement le groupe public INRAP d’être à l’origine des difficultés qu’elle rencontre aujourd’hui en exonérant ainsi toute responsabilité des dirigeants d’Evéha dans la situation de l’entreprise.

Danielle Soury intervint lors du rapport de suivi 2016 du plan « Développement durable et santé ». Saluant l’initiative de la municipaltité pour une crèche sans perturbateurs endocriniens, elle a souhaité que la démarche soit très vite généralisée à toutes les crèches de la Ville et regretté que cette  excellente mesure ne s’inscrive pas dans une politique globale et cohérente de la Ville face aux grands urgences écologiques.

Gros morceau de ce Conseil Municipal, le DOB (Débat d’Orientation Budgétaire) fut l’occasion pour Gilbert Bernard d’intervenir et notamment de regretter la passivité du Maire envers le futur « Pacte financier » que l’Etat entend imposer aux collectivités locales.

Danielle Soury est intervenue sur le transfert des charges entre la Ville et l’Agglo, regrettant les querelles politiciennes qui accompagnent inévitablement ces transferts de compétences entre les deux collectivités.

Oct 31

Conseil Municipal du 27 septembre 2017

Le Conseil Municipal du 27 septembre 2017 s’est ouvert sur une question orale du groupe Limoges Terre de gauche concernant l’installation des compteurs électriques Linky. Frédéric Chalangeas évoquait dans cette question les nombreuses interrogations que soulève l’installation de ces compteurs, tant sur le plan de la santé que sur celui de la sécurité des données personnelles, et s’étonnait que le « groupe de travail » municipal qui avait été formé sur ce sujet ait vu son activité réduite à une unique réunion d’information.
En réponse, M. Lagedamont rappela que la pose de ces compteurs était une obligation légale, et que l’opération était approuvée par des organismes tels que la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) et l’UFC (Union fédérale des consommateurs).
La CNIL encadre dans une certaine mesure la nature et la destination des données relevées par la société ENEDIS, tenue à un « code de bonne conduite ». Rappelons cependant que l’UFC est en lutte contre le déploiement de ces compteurs depuis 2010, dénonçant notamment le manque d’intérêt économique de l’opération. Rappelons également que la plupart des consommateurs, généralement signataires d’un contrat antérieur au déploiement des Linky, gardent la possibilité de s’opposer à leur installation.

Le Conseil a ensuite voté deux voeux, relatifs à la baisse des APL et à la diminution des emplois aidés. Gilbert Bernard a dénoncé la méthode du groupe majoritaire, qui proposait des voeux reprenant mots pour mots ceux présentés par le groupe Socialiste, ne modifiant qu’une phrase pour chacun d’eux. Ces modifications auraient pu être le fruit d’un débat en Conseil Municipal, mais le groupe majoritaire a préféré la méthode du plagiat.
D’accord sur le fond, le groupe LTG a malgré tout voté pour ces deux voeux.

Le groupe LTG s’est opposé à l’élargissement du périmètre des délégations de compétences accordées au Maire. Ces délégations engagent parfois la communauté sur de longues durées, dépassant largement la mandature.

Le groupe s’est naturellement prononcé contre le budget supplémentaire, en désaccord total avec la méthode Lombertie : « faire les poches des usagers comme des contribuables ».

Une délibération portait sur le SMALB (syndicat mixte de l’aéroport Limoges/Bellegarde). Suite à la loi NOTRe (Nouvelle organisation territoriale de la République), l’agglomération Limoges Métropole remplacera la ville de Limoges au sein de ce syndicat mixte. Gilbert Bernard est intervenu sur le sujet des transports, rappelant les sommes engagées dans le projet avorté de la LGV Poitiers/Limoges, et signalant que l’agglomération de Niort avait adopté la gratuité des transports publics, comme avant elle une trentaine d’autres réseaux de transports en France.

Lors de la délibération sur le programme de rénovation urbaine de La Bastide, Danielle Soury a relayé le malaise d’habitants de ce quartier, dont la vie quotidienne est rendue difficile par des travaux qui vont durer plusieurs années. Danielle est également intervenue au sujet des travaux de la place de la République, dont la facture pour la seule 1ère phase s’alourdit  d’ores et déjà de 30%. Elle a aussi posé la question du devenir du chantier des fouilles archéologiques. Réponse du maire: ces vestiges, pourtant très fragiles, resteront tels quels, protégés des intempéries (notamment du gel en hiver) uniquement par des bâches, pendant encore plusieurs années.

Gilbert Bernard est intervenu sur la politique de l’habitat, demandant au Maire d’utiliser la loi ALUR (2014) afin de luter contre les logements insalubres et les marchands de sommeil.
Danielle Soury posa à cette occasion une question sur le ravalement obligatoire des façades en centre ville.

Danielle est intervenue aussi notamment sur l’attribution du marché de maîtrise d’oeuvre de l’aménagement de salles de répétitions au théâtre de l’Union, ainsi que sur le projet d’implantation de sites de production hydro-électrique.

La délibération sur le patrimoine municipal permit à Gilbert d’interroger le Maire sur l’état des discussions concernant l’avenir de la Maison du Peuple. La réponse, très vague, assurait cependant que de nouvelles réunions avec les syndicats étaient prévues. »

Oct 04

GM&S Egletons : communiqué du groupe Limoges Terre de Gauche

Aujourd’hui encore la méthode de « dialogue » prônée par le Président Macron a montré une fois de plus ses limites. En lieu et place de la rencontre qu’ils/elles souhaitaient avoir avec lui, les salarié.e.s de GM&S et des élu.e.s de la République ont été « accueilli.e.s » à Egletons non seulement par les forces de l’ordre, mais aussi par des gaz lacrymogènes. Bel exemple de démocratie !
Le Groupe Limoges-Terre de Gauche tient à exprimer toute sa colère quant à ces méthodes et apporte tout son soutien aux salarié.e.s et élu.e.s victimes de ces agissements.

Le groupe Limoges Terre de Gauche

Juil 03

Conseil Municipal du 28 juin 2017

Le conseil municipal du 28 juin s’est ouvert sur deux questions orales posées par le groupe Limoges Terre de gauche.
L’une portait sur l’avenir de la Maison du Peuple. Ce bâtiment historique, lieu emblématique des luttes ouvrières  en Hte-Vienne, abrite notamment l’Union Départementale de la CGT 87 depuis 1936. S’il est légitime de vouloir régulariser juridiquement les conditions d’hébergement de ce syndicat,  la méthode forte employée par la municipalité à l’égard de la CGT est  parfaitement insupportable ; il a été en proposé à l’UDCGT87 soit de payer un loyer (rappelons que les autres syndicats hébergés dans des bâtiments municipaux n’en payent pas), soit de lui faire signer un « bail emphythéotique » (d’une durée de 100 ans) ce qui reviendrait à faire supporter à la CGT l’intégralité des frais d’entretien du bâtiment, qui par ailleurs abrite des asociations, des salles municipales,… . Non contente de ces propositions évidemment intenables pour le syndicat, la municipalité retirait le 20 juin, sans préavis et quasi intrégalement le personnel municipal affecté à l’entretien et à l’accueil du public à la Maison du Peuple.
Cette situation explique l’ambiance bruyante de ce début de conseil. De nombreux manifestants s’étaient réunis pour faire entendre leur colère et leur inquiétude.
Partant du principe que l’activité syndicale est d’intérêt général, le groupe LTG a posé une question orale préconisant une concertation avec l’ensemble des organisations syndicales dans la transparence et l’équité de traitement, ainsi qu’une réelle discussion pour y parvenir plutôt qu’un ultimatum. Il semblerait que la municipalité ait depuis changé de ton et de méthode : des discussions avec les syndicats seraient maintenant à l’ordre du jour, ce dont nous ne pouvons que nous féliciter.

Une autre question orale portait sur les rythmes scolaires. Le retour à la semaine de quatre jours étant à présent possible, le groupe LTG a demandé au Conseil qu’elles étaient les intentions de la Mairie à ce sujet. Monsieur Jalby a répondu que si un changement devait intervenir, cela ne se produirait pas lors de la prochaine année scolaire.

Après l’habituel auto-satisfecit de M. Lombertie, M. Viroulaud a demandé l’approbation du compte administratif. Il ne s’agissait donc pas ici de choix budgétaire, mais plutôt d’un compte rendu des actions menées. Cette municipalité semble terrorrisée par le fameux « effet ciseaux » (quand la courbe des dépenses rejoint celle des recettes), et donc obsédée par les économies budgétaires. Pourtant cette obsession est à géométrie variable, comme l’a remarqué Danielle Soury dans son intervention, et si l’aéroport de Bellegarde bénéficie de subventions toujours plus importantes, les accès aux services sociaux, aux musées, etc… sont de plus en plus coûteux pour les Limougeauds.

Le groupe LTG a voté contre la primarisation de l’école Edouard Herriot. Sous la dénomination « groupe scolaire Edouard Herriot » sont regroupées deux écoles séparées géographiquement. Un seul directeur aura dorénavant la responsabilité de ces deux écoles, regroupant maternelle et primaire. Lire ici l’intervention de Frédéric Chalangeas.

Le groupe s’est abstenu sur l’ouverture d’une « agence postale » à Beaune-les-Mines, suite à la fermeture du bureau de Poste. Cette fermeture s’est faite en catimini, sans opposition réelle du Maire alors que celle-ci aurait été possible, comme l’a rappelé Gilbert Bernard. Résultat de nombreuses décennies de politiques gouvernementales libérales, la régulière dégradation du service public postal se poursuit, les collectivités locales devant maintenant en assurer la charge.

Avr 13

Conseil Municipal du 6 avril 2017

Le Conseil Municipal du 6 avril s’est ouvert sur un voeu présenté par le groupe Limoges Terre de Gauche relatif au CHU de Limoges et aux moyens accordés au service public hospitalier.
Comme ce voeu évoquait la courageuse lutte syndicale qui a été nécessaire aux avancées récemment obtenues, la majorité municipale a elle-même présenté un voeu reprenant de manière soigneusement édulcorée celui du groupe LTG.
La droite et le FN ont voté contre le voeu LTG alors que le groupe PS s’abstenait.
Le voeu de la majorité a été adopté à l’unanimité.

La révision du Plan Local d’Urbanisme a été l’occasion pour Gilbert Bernard de dénoncer la disparition progressive des compétences de la Commune au profit de l’Agglo. Les compétences de la municipalité, notamment concernant le PLU, échappent aux conseillers qui ont pourtant été élus sur celles-ci. Le groupe LTG a voté contre cette délibération.

Le groupe LTG a également voté contre la délibération sur l’extension de la vidéo-surveillance. Evoquant un article de la presse locale qui relatait une rencontre entre de directeur de la Police et les habitants du quartier de Beaubreuil, Gilbert Bernard a relevé que la surveillance systématique ne répondait pas forcément aux attentes des citoyens, comme l’évoquent les 3 réflexions suivantes : « la vidéo-surveillance déplace les problèmes sans les résoudre. – Nous avons plus besoin de travail que de caméras. – Regret de la disparition de la Police de proximité »

Subventions aux associations. On voit où vont les préférences de la Mairie. Si les associations théâtrales sont a peu près épargnées cette année, celles dont les activités sont musicales voient leur subvention rabotée, comme elles l’ont été régulièrement depuis le début de cette mandature. Quelques subventions ont carrément disparu. La majorité a évoqué le « manque de bonne volonté » quant aux obligatoires démarches administratives. Quand on voit à quel point les subventions ont globalement diminué, on peut supposer que certaines associations n’attendent plus rien de la municipalité. Le groupe LTG a voté contre cette délibération. Frédéric Chalangeas a également suggéré qu’il serait sans doute temps que la fameuse « commission d’aide aux associations » se réunisse enfin.

Le groupe s’est abstenu sur le nouveau règlement intérieur de la commission Ethique et Transparence. Ce nouveau règlement oblige les représentants de cette commission a un silence total sur ses activités. Comme l’a relevé Danielle Soury, il est plutôt étrange qu’une telle obligation d’opacité soit imposée à une commission portant sur la « transparence ». »

Mar 22

Grève de la faim au CHU – Soutien du groupe LTG

Le groupe LTG apporte son soutien total à la lutte au CHU de Limoges.

Les élu-es Limoges Terre de Gauche soutiennent totalement le personnel en lutte au CHU de Limoges. Cette lutte pour l’embauche et le recul de la précarité est d’intérêt général. La politique d’austérité maltraite les salariés dégradant du même coup la qualité du service aux usagers, dont au premier rang les limougeaud-es.

Il faut entendre, et vite, les salariés et leurs représentants et répondre à leurs revendications en remplaçant les départs en retraite, en recrutant des personnels soignants et des personnels administratifs et techniques, en ouvrant des postes supplémentaires pour la titularisation de salariés précaires.

En tant qu’élus municipaux, nous alertons notamment sur la situation du service incendie. 5 départs d’agents n’y ont pas été remplacés si bien que les normes de sécurité incendie, telles que fixées par la Commission centrale de sécurité, ne sont plus respectées dans le bâtiment Dupuytren . Le recours aux heures supplémentaires pour faire face à cette situation atteint ses limites quand plus de 3 000 heures supplémentaires ont été réalisée en 2016. Il faut régler le problème par l’embauche et non en déshabillant Pierre pour habiller Paul (c’est à dire en redéployant des effectifs d’autres bâtiments). Notre groupe sera très attentif et vigilant sur ce qui constitue un vrai enjeu de sécurité pour les usagers.

Limoges le 22 mars 2017
Le groupe Limoges Terre de Gauche