Juil 03

Conseil Municipal du 28 juin 2017

Le conseil municipal du 28 juin s’est ouvert sur deux questions orales posées par le groupe Limoges Terre de gauche.
L’une portait sur l’avenir de la Maison du Peuple. Ce bâtiment historique, lieu emblématique des luttes ouvrières  en Hte-Vienne, abrite notamment l’Union Départementale de la CGT 87 depuis 1936. S’il est légitime de vouloir régulariser juridiquement les conditions d’hébergement de ce syndicat,  la méthode forte employée par la municipalité à l’égard de la CGT est  parfaitement insupportable ; il a été en proposé à l’UDCGT87 soit de payer un loyer (rappelons que les autres syndicats hébergés dans des bâtiments municipaux n’en payent pas), soit de lui faire signer un « bail emphythéotique » (d’une durée de 100 ans) ce qui reviendrait à faire supporter à la CGT l’intégralité des frais d’entretien du bâtiment, qui par ailleurs abrite des asociations, des salles municipales,… . Non contente de ces propositions évidemment intenables pour le syndicat, la municipalité retirait le 20 juin, sans préavis et quasi intrégalement le personnel municipal affecté à l’entretien et à l’accueil du public à la Maison du Peuple.
Cette situation explique l’ambiance bruyante de ce début de conseil. De nombreux manifestants s’étaient réunis pour faire entendre leur colère et leur inquiétude.
Partant du principe que l’activité syndicale est d’intérêt général, le groupe LTG a posé une question orale préconisant une concertation avec l’ensemble des organisations syndicales dans la transparence et l’équité de traitement, ainsi qu’une réelle discussion pour y parvenir plutôt qu’un ultimatum. Il semblerait que la municipalité ait depuis changé de ton et de méthode : des discussions avec les syndicats seraient maintenant à l’ordre du jour, ce dont nous ne pouvons que nous féliciter.

Une autre question orale portait sur les rythmes scolaires. Le retour à la semaine de quatre jours étant à présent possible, le groupe LTG a demandé au Conseil qu’elles étaient les intentions de la Mairie à ce sujet. Monsieur Jalby a répondu que si un changement devait intervenir, cela ne se produirait pas lors de la prochaine année scolaire.

Après l’habituel auto-satisfecit de M. Lombertie, M. Viroulaud a demandé l’approbation du compte administratif. Il ne s’agissait donc pas ici de choix budgétaire, mais plutôt d’un compte rendu des actions menées. Cette municipalité semble terrorrisée par le fameux « effet ciseaux » (quand la courbe des dépenses rejoint celle des recettes), et donc obsédée par les économies budgétaires. Pourtant cette obsession est à géométrie variable, comme l’a remarqué Danielle Soury dans son intervention, et si l’aéroport de Bellegarde bénéficie de subventions toujours plus importantes, les accès aux services sociaux, aux musées, etc… sont de plus en plus coûteux pour les Limougeauds.

Le groupe LTG a voté contre la primarisation de l’école Edouard Herriot. Sous la dénomination « groupe scolaire Edouard Herriot » sont regroupées deux écoles séparées géographiquement. Un seul directeur aura dorénavant la responsabilité de ces deux écoles, regroupant maternelle et primaire. Lire ici l’intervention de Frédéric Chalangeas.

Le groupe s’est abstenu sur l’ouverture d’une « agence postale » à Beaune-les-Mines, suite à la fermeture du bureau de Poste. Cette fermeture s’est faite en catimini, sans opposition réelle du Maire alors que celle-ci aurait été possible, comme l’a rappelé Gilbert Bernard. Résultat de nombreuses décennies de politiques gouvernementales libérales, la régulière dégradation du service public postal se poursuit, les collectivités locales devant maintenant en assurer la charge.

Avr 13

Conseil Municipal du 6 avril 2017

Le Conseil Municipal du 6 avril s’est ouvert sur un voeu présenté par le groupe Limoges Terre de Gauche relatif au CHU de Limoges et aux moyens accordés au service public hospitalier.
Comme ce voeu évoquait la courageuse lutte syndicale qui a été nécessaire aux avancées récemment obtenues, la majorité municipale a elle-même présenté un voeu reprenant de manière soigneusement édulcorée celui du groupe LTG.
La droite et le FN ont voté contre le voeu LTG alors que le groupe PS s’abstenait.
Le voeu de la majorité a été adopté à l’unanimité.

La révision du Plan Local d’Urbanisme a été l’occasion pour Gilbert Bernard de dénoncer la disparition progressive des compétences de la Commune au profit de l’Agglo. Les compétences de la municipalité, notamment concernant le PLU, échappent aux conseillers qui ont pourtant été élus sur celles-ci. Le groupe LTG a voté contre cette délibération.

Le groupe LTG a également voté contre la délibération sur l’extension de la vidéo-surveillance. Evoquant un article de la presse locale qui relatait une rencontre entre de directeur de la Police et les habitants du quartier de Beaubreuil, Gilbert Bernard a relevé que la surveillance systématique ne répondait pas forcément aux attentes des citoyens, comme l’évoquent les 3 réflexions suivantes : « la vidéo-surveillance déplace les problèmes sans les résoudre. – Nous avons plus besoin de travail que de caméras. – Regret de la disparition de la Police de proximité »

Subventions aux associations. On voit où vont les préférences de la Mairie. Si les associations théâtrales sont a peu près épargnées cette année, celles dont les activités sont musicales voient leur subvention rabotée, comme elles l’ont été régulièrement depuis le début de cette mandature. Quelques subventions ont carrément disparu. La majorité a évoqué le « manque de bonne volonté » quant aux obligatoires démarches administratives. Quand on voit à quel point les subventions ont globalement diminué, on peut supposer que certaines associations n’attendent plus rien de la municipalité. Le groupe LTG a voté contre cette délibération. Frédéric Chalangeas a également suggéré qu’il serait sans doute temps que la fameuse « commission d’aide aux associations » se réunisse enfin.

Le groupe s’est abstenu sur le nouveau règlement intérieur de la commission Ethique et Transparence. Ce nouveau règlement oblige les représentants de cette commission a un silence total sur ses activités. Comme l’a relevé Danielle Soury, il est plutôt étrange qu’une telle obligation d’opacité soit imposée à une commission portant sur la « transparence ». »

Mar 22

Grève de la faim au CHU – Soutien du groupe LTG

Le groupe LTG apporte son soutien total à la lutte au CHU de Limoges.

Les élu-es Limoges Terre de Gauche soutiennent totalement le personnel en lutte au CHU de Limoges. Cette lutte pour l’embauche et le recul de la précarité est d’intérêt général. La politique d’austérité maltraite les salariés dégradant du même coup la qualité du service aux usagers, dont au premier rang les limougeaud-es.

Il faut entendre, et vite, les salariés et leurs représentants et répondre à leurs revendications en remplaçant les départs en retraite, en recrutant des personnels soignants et des personnels administratifs et techniques, en ouvrant des postes supplémentaires pour la titularisation de salariés précaires.

En tant qu’élus municipaux, nous alertons notamment sur la situation du service incendie. 5 départs d’agents n’y ont pas été remplacés si bien que les normes de sécurité incendie, telles que fixées par la Commission centrale de sécurité, ne sont plus respectées dans le bâtiment Dupuytren . Le recours aux heures supplémentaires pour faire face à cette situation atteint ses limites quand plus de 3 000 heures supplémentaires ont été réalisée en 2016. Il faut régler le problème par l’embauche et non en déshabillant Pierre pour habiller Paul (c’est à dire en redéployant des effectifs d’autres bâtiments). Notre groupe sera très attentif et vigilant sur ce qui constitue un vrai enjeu de sécurité pour les usagers.

Limoges le 22 mars 2017
Le groupe Limoges Terre de Gauche

Fév 20

Conseil Municipal du 16 février 2017

Le conseil municipal du 26 février s’est ouvert sur une question orale posée par le groupe LTG concernant le Centre Culturel Jean Macé.

« Des rumeurs persistantes circulent dans la ville sur une probable fermeture du centre Jean Macé en septembre prochain avec possible report partiel des activités sur les autres centres. Une telle fermeture serait incompréhensible: les locaux utilisés sont adaptés à la pratique des différentes activités, un parc de stationnement est disponible, en outre il est implanté dans un quartier de mixité sociale où il fait bon vivre notamment pour ses équipements culturels et sportifs. Pouvez-vous M. le Maire démentir ici ces rumeurs et ainsi rassurer les quelques 1 000 participants aux activités du centre ? »

La réponse apportée s’est voulue rassurante : « il ne s’agit là que d’une rumeur. A ce jour aucune décision de fermeture n’est prise« . Mais le soulagement fut de courte durée, car M. Pauliat-Defaye poursuivit : « une évaluation est en cours, et une décision devra être prise« . Nous n’en saurons pas plus sur les causes et les critères de cette évaluation. On peut donc constater qu’aucun engagement n’ayant été pris pour le maintien durable des activités du centre, la menace de fermeture ne peut être écartée. Monsieur Pauliat-Defaye n’aime pas les rumeurs et a tenu à rappeler les efforts fournis par cette municipalité dans le domaine culturel. Les nombreuses associations qui ont vu leur budget amputé depuis le début de la mandature de M. Lombertie sauront apprécier.

Et quand on parle de fermeture, le groupe LTG s’est abstenu sur le point 15.5 (voir ici l’explication de Frédéric Chalangeas) de même que sur la délibération 20 (création d’un street-work-out) qui implique de fait la destruction de la piscine de Beaubreuil.

Le groupe LTG s’est abstenu lors de la délibération sur le PLU, rappelant dans sa déclaration que même si les intentions affichées sur le papier pouvaient être bonnes, le groupe ne pouvaient qu’attendre de voir ce qui serait concrètement mis en œuvre sur cette question..

D’accord avec la convention impliquant l’accès au parking aux personnes à mobilité réduite du parc de stationnement République, le groupe s’est néanmoins abstenu sur le point 9.1 qui entérine le principe de la gestion par une délégation de service public.

S’ensuivirent les habituelles chamailleries autour du coût abyssal du futur « demi-stade ». Considérant que le coût  des travaux est considérable, qu’il a servi d’argument à la municipalité pour augmenter la fiscalité locale de 5 points sans même prendre la peine demander leur avis aux  Limougeauds (comme le groupe l’avait demandé), le groupe LTG s’est abstenu sur cette délibération.

Le groupe LTG a ensuite voté contre la délibération concernant le Salon de l’habitat et la convention de partenariat avec la Société Loire Evènement Organisation comme l’année précédente (délibération 12.1). Cela a permis au PS d’entamer une discussion sur la «Foire Exposition de Limoges», entraînant quelques explications embarrassées concernant un trou financier dans la caisse de cette association « Foire Exposition de Limoges ».

Une délibération sur l’extension du périmètre de la vidéo-surveillance fut l’occasion pour Frédéric Chalangeas de rappeler dans son intervention que les caméras de surveillances, par leur effet dissuasif n’apportent que des réponses à court terme. Le groupe LTG a également voté contre le point 2 de la délibération 12, concernant « l’abattement de la taxe foncière pour les bailleurs sociaux » et qui va créer une « équipe de discussion avec la population (entendez des « gros bras »).

Sur les questions scolaires, le groupe a de nouveau voté contre le financement public des écoles de confession religieuse et contre le nouveau règlement du temps périscolaire (qui rappelons-le, est toujours payant).

Ce conseil municipal a également donné lieu à l’élection de 10 conseillers communautaires supplémentaires, du fait  de l’entrée de la commune de Chaptelat dans Limoges Métropole. Le groupe LTG, qui a présenté sa liste  a fait la déclaration suivante, par la voix de Danielle Soury :
« Le groupe LTG, attaché à l’indépendance et à la liberté totale de ses élu-es, présente sa liste. Certes, cette liberté rend Limoges Terre de Gauche mathématiquement incapable d’obtenir un siège et donc de siéger au conseil communautaire. Nous nous en excusons par avance auprès des 6 262 électeurs qui ont porté leur suffrage sur notre liste en 2014 et qui auraient sans doute souhaité que notre groupe puisse assurer, à tout le moins, un rôle de témoin au sein de ce conseil communautaire. Mais ainsi va le mode de scrutin de cette démocratie si mal représentative, complètement à bout de souffle… « 

Déc 16

Conseil Municipal du 13 décembre 2016

Le groupe Limoges Terre de Gauche et le groupe PS s’étaient associés pour la présentation d’un voeu pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple de la 1ère guerre mondiale.
Rappelons que le groupe LTG avait déjà proposé un tel voeu en 2014. Le Maire de Limoges avait refusé de le soumettre au vote, prétextant qu’il ne s’agissait pas d’une affaire municipale.
Le voeu présenté ce jour rappelait que 4 limougeauds faisaient partie des dits fusillés.
Arguant qu’il n’est pas du ressort d’une municipalité de se prononcer sur cette réhabilitation (129 communes haut-viennoises, soit beaucoup plus de la moitié des communes du département ont pourtant déjà voté des voeux comparables pour une réhabilitation collective de tous les fusillés pour l’exemple), la majorité a préféré imposer son propre voeu prévoyant que les noms des 4 limougeauds seraient  « inscrits sur le mémorial élevé à la mémoire des tués de la grande guerre, sur une plaque distincte ». Considérant que ceci pouvait conduire à une stigmatisation supplémentaire pour ces fusillés, et devant le refus de demander leur réhabilitation, les groupes LTG et  PS ont donc maintenu leur voeu qui a obtenu 12 voix et a été rejeté. A l’inverse, celui de la majorité a fait le plein des voix à droite et a été adopté.

Le vote du Budget Primitif constituait l’essentiel de ce Conseil Municipal.
La chanson est désormais connue : baisse des dotations, réforme territoriale, construction d’un stade plus dispendieux que prévu… Toutes ces raisons obligeraient le Maire à augmenter les impôts et à réduire les services rendus à la population. Soit l’exact contraire de ses promesses électorales.
Comme l’a fait remarquer Gilbert Bernard dans son intervention, la majorité passe sous silence la hausse d’autres dotations d’Etat et sous-évalue comme chaque année le « Fond de Péréquation intercommunal », qui compensent quasi intégralement la baisse de la DGF (dotation générale de fonctionnement). Danielle Soury a de plus rappelé que cette baisse n’était pas imprévisible et a proposé que les Limougeauds soient consultés sur l’avenir du chantier du Grand Stade.
Le groupe LTG a bien évidemment voté contre ce Budget Primitif.

Le groupe LTG s’est abstenu sur l’AP-CP (Autorisation Programme et Crédit de Paiement) concernant le gros entretien de la Mairie. Ce fut l’occasion pour Danielle Soury de poser des questions sur l’état des relations financières entre la ville de Limoges et la Fondation du Patrimoine, questions légitimes à l’heure où l’on apprend la générosité dont fait preuve à son propre égard le délégué Limousin de cette fondation.

Profitant d’une délibération sur l’abattoir de Limoges, Danielle Soury a proposé au Conseil de porter son attention sur certaines méthodes alternatives d’abattage, dont le but est de réduire au maximum la souffrance animale, à l’instar d’un projet qui verra le jour prochainement à Bourganeuf. Proposition balayée d’un revers de main par l’adjoint au Maire M. Guérin.
Lire également l’intervention de Danielle Soury sur le Règlement Local de Publicité.

Notons au passage qu’une délibération sur une « Formation Justice Restaurative » a provoqué l’émoi du groupe FN. Celui-ci s’est insurgé, attribuant au passage une certaine phrase à l’ex-ministre de la Justice Christiane Taubira. Vérification faite, Madame Taubira n’a jamais prononcé cette phrase, surtout propagée par la « fachosphère » française.
Cette réaction du FN n’avait en soi rien d’étonnant. En revanche, on peut s’interroger sur l’attitude de M. Lombertie qui, suite au commentaire hargneux du FN, s’est quasiment excusé de devoir mettre cette délibération à l’ordre du jour…

Le groupe LTG s’est élevé, par la voix de Gilbert Bernard, contre une Autorisation d’Urbanisme prévoyant la destruction de l’Amphithéâtre Blanqui.
Les nombreuses associations qui utilisaient régulièrement les salles Blanqui devront trouver des solutions de remplacement. « Essayez dans le privé », leur a-t-on proposé.

La colère des représentants de ces associations, qui animaient ce Conseil Municipal par un bienvenu concert de casseroles sous les fenêtres de l’Hôtel de Ville, n’y aura donc rien fait, si ce n’est de provoquer l’indignation de M. Lombertie.
M. Pauliat-Defaye s’est fait plus arrogant et méprisant:  » On ne répond pas aux casseroles !  »
Espérons pour lui qu’il apprécie le son des casseroles, ou conseillons-lui de s’y habituer. Car chaque Conseil Municipal amène son lot de mauvaises surprises, et il y a fort à parier que le concert est loin d’être fini.

Nov 23

Conseil Municipal du 16 novembre 2016

blanquiLe conseil municipal du 16 novembre 2016 s’est ouvert sur une question orale du groupe Limoges Terre de Gauche concernant la fermeture prochaine des salles Blanqui. Ces salles, qui depuis longtemps servaient de lieux de réunions et de débats à de nombreuses associations, abriteront le service informatique de la ville à partir de janvier prochain. le groupe LTG a demandé si des solutions de remplacements, prenant en compte gratuité et proximité du centre-ville étaient prévues et a fait des suggestions dans ce sens. La réponse apportée par le premier adjoint reprend hélas ce qui avait été dit dans la presse, et les associations devront se rabattre sur l’offre déjà existante.

Une des premières délibérations de ce conseil concernait une modification du budget primitif 2016. Celle-ci incluant la destruction de la piscine de Beaubreuil, le groupe LTG s’y est opposé.

L’un des points principaux de ce conseil était le DOB : « débat d’orientation budgétaire ».
Evoquant en excuse la baisse des dotations de fonctionnement, la réforme territoriale et les coûts engendrés par la construction du stade de Beaublanc, Le Maire annonçait que, malgré ses promesses de campagnes, les impôts locaux seraient augmentés. Une « baisse drastique » des aides et services proposés par la ville, notamment dans les domaines culturels et sportifs est également envisagée comme l’a rappelé Danielle Soury dans son intervention.
Un emprunt de 2 millions d’euros destiné au financements d’études pour la LGV Poitiers/Limoges a finalement été annulé. Ce fut l’occasion pour Gilbert Bernard de demander au Maire s’il refusait officiellement à ce projet. Aucune réponse claire n’a été fournie.

L’autre sujet de débat était le passage de Limoges-Métropole du statut de « communauté d’agglomération » à celui de « communauté urbaine ». Le PS pressait la majorité d’accepter ce passage, faisant miroiter l’aubaine d’une subvention exceptionnelle de 3M d’euros.
La majorité municipale, qui n’a pourtant aucun problème sur le fond quant à cette décision, évoquait un problème de forme et s’est prononcée contre. Le groupe LTG s’est abstenu sur ce « jeu de ping pong politicien » dénoncé par Gilbert Bernard dans son intervention. Déplorant un appauvrissement toujours grandissant de la démocratie de proximité, le groupe a voté contre transfert de compétence entre la Ville et l’Agglo qui accompagnerait inévitablement ce passage en CU.

Une délibération sur le logement locatif social fut l’occasion pour Frédéric Chalangeas de dénoncer la baisse insidieusement annoncée du pourcentage de logements sociaux fournis par la Ville, sous couvert de « mixité sociale » et de « performance énergétique ».

Un projet de rénovation des halles centrales a été annoncé pour un coût de 5 M€. Mis devant le fait accompli, comme l’a fait remarqué Gilbert Bernard, le groupe LTG n’a pu que s’abstenir.

Le groupe LTG a également voté contre la permission d’ouverture des commerces le dimanche. Lire ici l’intervention de Danielle Soury.

Une délibération concernant le Musée de la Résistance fut l’occasion pour Frédéric Challangeas de regretter à nouveau que l’entrée de celui-ci soit désormais payante, mais également de demander à ce que les noms des quatre Limougeauds « fusillés pour l’exemple » soient ajoutés au « monument virtuel » mis en place sur le site internet de la ville de Limoges. Il écrit dans son intervention :
« D’ores et déjà un monument virtuel vient d’être mise en ligne sur le site de la mairie. « Presque cent ans plus tard, la volonté de la municipalité vise enfin à restituer aux habitants un volet important de l’histoire de la Ville » peut-on lire sur cette page. Pourtant ne figurent pas au registre les noms de  Nicolas Leboutet, Pierre Tranchant, Jean Faucher, Charles-Francis Fournerie.
Les 4 limougeauds fusillés pour l’exemple n’appartiendraient-ils pas à l’histoire de notre Ville ? »

Oct 19

Migrants – communiqué de LTG

En réponse aux propos du Maire de Limoges parus dans le Populaire du 19 octobre, le groupe Limoges Terre de Gauche a adressé à la Presse le communiqué suivant :

 

Le groupe LTG condamne avec la plus grande fermeté les propos d’E.R. Lombertie, opposé à l’accueil à Limoges de migrants de Calais. Selon M. Le Maire, qui rappelons-le ne doit son élection qu’aux suffrages du FN, il ne s’agirait pas de « vrais réfugiés. Et pendant ce temps, les vrais réfugiés, qui fuient les guerres, n’ont pas un statut digne ». Quelle indécence ! Ces 40 hommes sont originaires du Soudan, pays ravagé par une guerre civile, d’Erythrée, pays surnommé « la Corée du Nord de l’Afrique », et d’Afghanistan, dont M. le Maire pense sans doute  qu’il s’agit  d’un pays paisible ! Que représentent 40 personnes dans une ville de plus de 100 000 habitants ? A l’heure où se joue une urgence humanitaire, il est normal que chaque collectivité prenne sa part du problème. C’est une action élémentaire de solidarité nationale. Nous saluons  les maires de Peyrat le Château et Saint Léger la Montagne qui ont accepté, eux, de jouer cette solidarité.

Limoges le 19/10/2016
Le groupe Limoges Terre de Gauche

Oct 15

Sur la gratuité des transports – La réponse de LTG à Gérard Vandenbroucke

Dans un article du 10 novembre 2016, le Populaire du Centre titrait « Les bus gratuits à Limoges, ce n’est pas pour tout de suite », et citait Gérard Vandenbroucke.

http://www.lepopulaire.fr/limoges/transport/2016/10/10/les-bus-gratuits-a-limoges-ce-n-est-pas-pour-tout-de-suite_12098879.html

Voici la réponse du groupe Limoges Terre de Gauche :

C’était un de nos axes de campagne lors des Municipales de 2014, axe qui avait fait l’objet d’âpres négociations dans l’entre-deux tours et qui avait permis une fusion technique avec le liste du Parti Socialiste. Nous proposions la gratuité des transports en commun sur l’Agglomération et la mise en place d’un TramLim utilisant les voies ferrées existantes mais inutilisées pour une meilleure desserte de Limoges. L’accord final avait même acté cette décision politique pour qu’il soit mis en place dès janvier 2017.

Dans un article du Populaire du Centre, nous apprenons que M. VandenBroucke, Président de la communauté d’Agglomération a réfléchi à ce projet, mais pour ne pas « augmenter les impôts locaux » et parce que cela entrainerait une perte de ressources, renonce à cette idée. L’article présente de nombreux exemples d’autres villes, de gauche comme de droite, ayant choisi la gratuité, sans que cela pose d’autres problèmes que l’achat de nouveaux bus pour accompagner l’augmentation de la fréquentation…

Le levier essentiel à la mise en place de la gratuité des transports est peu évoqué par M. Vandenbroucke alors que c’est celui qui permet le passage à l’acte, sans toucher au portefeuille des citoyen.ne.s. Il s’appuie sur la taxe transport versée par les employeurs de plus de onze salariés. Dans notre programme, nous donnions des chiffres.

En 2014, le coût du transport à Limoges était de 23 millions d’€, dont seulement 6 millions d ‘€ financé par la billeterie et le reste par cette taxe versement transport, qui était alors à 1,02%, un des plus bas taux de France s’enorgueillissait le maire d’alors. Il est passé à 1,38% cette année, alors que nous avions projeté en 2014 qu’un taux à 1,40% permettrait cette gratuité !

En réalité c’est bien un choix politique que fait le Président de l’agglo appuyé en la matière par le maire de Limoges. Il est d’autant plus contestable que d’autres éléments d’appréciation sont soigneusement passés sous silence. Comme par exemple le fait que les entreprises ne seraient pas pénalisées davantage car elles n’auraient plus à prendre en charge la moitié du prix du trajet domicile-travail pour leurs salarié.e.s. Où les économies réalisées par l’absence de billeterie. Où encore une meilleure efficience de la STCL avec des personnels affectés à d’autres tâches.

La résistance actuelle à ce progrès écologique et social que représente la gratuité des transports en commun, partagée par les exécutifs de la mairie comme de l’agglo est donc bien idéologique !

A Limoges, la Municipalité a fait le choix de multiplier les emplacements de parkings payants afin d’obtenir de nouveaux fonds (c’est un choix contestable, aussi bien pour le portefeuille des habitant.e.s, que parce que la Municipalité va bientôt perdre cette compétence), la Communauté d’Agglomération choisit de ne pas rendre gratuits les transports en commun…

Limoges terre de Gauche, dans son programme, et chaque fois que ses représentant.e.s au conseil municipal en ont la possibilité, rappellent qu’on pourrait faire le choix d’un nouvelle forme de « vivre-ensemble ». Plus de zones piétonnières plutôt que des places de parking, plus de pistes cyclables sûres et accessibles et la gratuité des transports sur un réseau repensé pour toutes et tous.

Oct 03

Conseil Municipal du 28 septembre 2016

Le Conseil Municipal s’est ouvert sur une motion proposée par le groupe FN. Cette motion visait à condamner toute solidarité envers celles et ceux qui aujourd’hui fuient la guerre.
Difficile de répondre à autant d’ignominie. Le groupe PS cita Primo Levi, Gilbert Bernard émit le voeu que nos descendants puissent être fiers de nos actions présentes.
Cette motion n’a recueilli que les 3 voix du FN.
LTG, le PS et quelques élu-e-s de la majorité ont voté contre (20 voix).  2 élus se sont abstenus et le reste de la majorité, courageusement, n’a pas participé au vote.

stade– Le ton vindicatif habituel des conseils municipaux limougeauds est vite revenu. Un avenant au marché de maîtrise d’oeuvre du parc Beaublanc a permis au nouveau et à l’ancien maire de reprendre leurs accusations péremptoires et fausses indignations réciproques.

– Projet de schéma de mutualisation des services de l’agglo et de la ville. La délibération proposait de voter contre ce projet. Gilbert Bernard est intervenu pour expliquer pourquoi le groupe voterait lui aussi contre « mais certainement pas pour les mêmes raisons que la majorité municipale ». « C’est là un nouvel épisode de la lutte que se livrent le président de l’agglo et le maire de Limoges pour avoir le pouvoir » selon l’élu qui estime par ailleurs  que le passage en communauté urbaine marquerait  « la fin de la commune et entrainerait un nouveau recul de de la démocratie de proximité ». LTG a donc voté contre ce projet de mutualisation, le groupe PS a évidemment voté pour.

Ecole-ferme– La délibération sur le regroupement des écoles – c’est à dire sur la fermeture de 3 écoles, Abessaille, le Présidial et Bellegarde – a été remise à l’ordre du jour, la précédente délibération ayant été annulée par décision de justice pour non respect des droits d’expression de l’opposition. La mairie a fait appel de ce jugement.  Frédéric Chalangeas a saisi cette occasion pour répéter l’opposition du groupe LTG à ces fermetures.

projet-place-rep– Le projet d’aménagement de la Place de la République, choisi par une commission et un jury spécial a également été soumis au vote du CM. Le groupe LTG a voté contre cette délibération pour une raison de démocratie: a aucun moment le projet retenu ni les projets concurrents n’ont été présentés aux élu-e-s du groupe, comme l’a fait remarquer Danielle Soury. Elle en a profité pour d’une part se féliciter que la Commission Éthique et Transparence ait saisi l’association Anticor d’une demande d’expertise juridique indépendante sur les conditions d’attribution marché de fouilles à Évéha et d’autre part pour soulever certaines questions relatives à ces mêmes fouilles.

– Le NPRU (Nouveau Programme de Renouvellement Urbain) était l’objet d’une des délibérations suivantes. Frédéric Chalangeas a fait remarquer que les services publics étaient étrangement absents du document présenté, et Danielle Soury a évoqué une « politique de rustines » et a rappelé que la politique de la ville, qui existe depuis 40 ans, reste impuissante à résoudre les difficultés de certains quartiers. « Territorialiser la question sociale ne permet pas de la régler »,ce qui a  justifié  l’abstention du groupe sur cette délibération.

– Un avenant au CLS (Contrat Local de Santé) a été pour Gilbert Bernard l’occasion de faire l’amer constat : « plus on est précaire, moins on se soigne » et de proposer – à nouveau – la mise en place de centres de santé municipaux.

– Notons également l’intervention de Danielle Soury au sujet de l’adhésion de la Ville de Limoges à l’association « Nos Quartiers ont du Talent ».

 

Au final, ce sont 4h30 de conseil municipal où les questions de fonds ont été peu abordées, laissant une nouvelle fois la place à des ping-pong stériles entre la majorité et le PS.

 

Lire ce qu’en a dit la presse

Juin 30

Conseil Municipal du 28 juin 2016

Le conseil municipal du 28 juin s’est ouvert sur deux questions orales. Le groupe FN a demandé quelles précautions seront prises à l’encontre des « soldats d’Hallah » qui ne manqueront pas d’envahir Limoges lors du prochain tour de France. Puis une question du groupe majoritaire au sujet de la régie publicitaire du magazine « VAL » a été le prétexte d’une première prise de bec avec le groupe PS, donnant ainsi le ton de ce CM.

La séance débutait  ensuite par une longue intervention liminaire du maire vantant son programme et ses réalisations et fustigeant l’opposition. Gilbert Bernard demandait alors la parole qu’il avait beaucoup de mal à obtenir. Au nom du groupe,  il rappelait  d’abord au maire qu’il n’y a pas « une » opposition mais « des » oppositions dont celle du groupe Front de gauche. Rebondissant sur les propos du maire en faveur de la démocratie il lui faisait alors remarquer que ses actes n’étaient toujours pas en concordance avec ses propos, s’appuyant notamment sur la fermeture autoritaire de la piscine de Beaubreuil. « Vous avez refusé de répondre sur cette question à mon collègue Frédéric Chalangeas lors du dernier cm et quelques jours après on apprenait par la presse cette fermeture, où est le respect des élus d’opposition ? » faisait-il remarquer. Il citait par ailleurs les nombreux courriers adressés au maire par le groupe et resté sans réponse. « La démocratie implique le débat et le respect des opinions c’est à cela que nous vous appelons » concluait-il.

beaubreuil-piscineLa délibération sur la première Décision Budgétaire Modificative (DBM) a été l’occasion pour Danielle Soury de rappeler que dans le « contrat de ville » signé par le Maire, la municipalité s’engageait à développer l’opération « Savoir Nager » au sein des territoires prioritaires, par un  programme à la piscine de Beaubreuil. L’occasion aussi de rappeler la proposition du Groupe LTG faite conjointement à la ville et à l’agglo « d’engager une étude pour la rénovation des la piscine de Beaubreuil  s’inscrivant dans une réflexion globale sur le devenir et la complémentarité des équipements publics pour activités quatiques et aquarécréatives sur le territoire »
Le groupe LTG, qui avait voté contre le budget primitif, a également voté contre cette Décision Modificative.

Lors de l’examen du Compte Administratif, Danielle Soury s’est élevée contre l’austérité à géométrie variable qui constitue toute la philosophie du budget municipal. Hausse des tarifs municipaux dans quasiment tous les domaines, notamment culturels, augmentation significative des subventions à l’aéroport de Bellegarde, sans parler des sommes colossales allouées aux études pour la LGV.
Ce vote ne portant pas sur un choix politique pesant sur l’avenir de Limoges, mais sur la simple confirmation que les décisions passées avaient été appliquées, le groupe LTG s’est abstenu.

Lors d’une intervention du Maire concernant le personnel communal, celui-ci rappelait que les agents de la police municipale exercent une mission difficile. Gilbert Bernard interpella alors le maire sur ce qu’il qualifiait « d’excès de zèle » – « de pouvoir ? » – de certains d’entre-eux. En cause leur intervention à plusieurs reprises pour empêcher des jeunes JC de faire signer une pétition en faveur du retrait de la loi El Khomri. « Il est de bon ton de vouloir criminaliser l’action syndicale ou politique mais nous ne l’acceptons pas » devait il dire, demandant au maire d’intervenir auprès de ces fonctionnaires pour que de tels faits ne se reproduisent pas.

Le groupe a également voté contre les tarifs 2016-2017 de la patinoire municipale. Rappelons que la gestion de celle-ci a été accordée par DSP (délégation de service public) à la société Vert Marine.

LTG a également voté contre la convention de partenariat entre la MGEN et le musée de la Résistance, rappelant ainsi son opposition à la tarification du musée de la Résistance.

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