Conseil Municipal du 29 novembre 2018

En ouverture de ce Conseil Municipal du 29 novembre 2018, le Maire de Limoges a indiqué avoir reçu une délégation de gilets jaunes et s’être engagé, auprès d’elle à transmettre au Président de la République une  liste de revendications  dont il a donné lecture. Mais la deuxième revendication avait disparu de la lecture du Maire. Malencontreux hasard  sans doute  ? Il s’agit tout bonnement de l’augmentation du SMIC, des retraites, et du dégel du point d’indice des fonctionnaires  ! Ce que que manqua pas de lui faire remarquer Danielle Soury. Le Maire se justifia alors en expliquant que ces questions, relevant de la négociation syndicale, il ne souhaitait pas priver la CGT de ses prérogatives. Fake news grossière, évidemment.  Et M. le Maire le sait parfaitement: le SMIC est fixé par décret du gouvernement. Cette revendication des Gilets Jaunes est donc parfaitement fondée. Et M. le Maire n’a aucun argument sérieux – si ce n’est idéologique – pour refuser de la transmettre au Président Macron.

Cet engagement du Maire était assorti de l’injonction aux gilets jaunes de ne pas bloquer l’activité économique locale.
La motion du groupe Limoges Terre de Gauche, qui soutenait l’ensemble des revendications (lire ici), n’a pas été présentée au conseil municipal, ce qu’a déploré Gilbert Bernard. L’action des gilets jaunes ne concerne apparemment pas suffisamment la Ville de Limoges pour faire l’objet d’une motion.

Le principal sujet de ce CM portait sur  la transformation de l’EPCI de Limoges Métropole  (Etablissement Public de Coopération Intercommunale) en « Communauté Urbaine ». Ce nouveau statut de « l’agglo » implique l’abandon par les communes de nombreuses compétences (Réseaux de chaleur, Eau, Habitat…). Le groupe LTG s’est opposé à ce changement de statut (lire ici l’intervention de Gilbert Bernard). En privant ainsi les élus municipaux des compétences pour lesquelles ils ont été élus, c’est la démocratie de proximité qui est mise à mal et c’est la mort de la commune qui est annoncée.

Le groupe LTG s’est abstenu sur certaines délibérations que Danielle Soury a qualifiées de kafkaïennes. Les compétences « Equilibre social de l’habitat » ainsi que « Aires et parcs de stationnement » aussitôt après avoir été transférées à la CU, sont immédiatement (re)déléguées à la ville de Limoges jusqu’en 2020, la CU n’ayant pas les moyens de les exercer dès janvier 2019. Comprenne qui pourra.

Le groupe LTG a voté contre la délibération sur la nouvelle  Délégation de Service Public  accordée à l’entreprise EFFIA pour la gestion des parkings souterrains. La ville de Limoges, fière de la qualité de son eau potable assainie en régie municipale, préfère cependant déléguer la gestion des parkings à une entreprise privée (Lire l’intervention de Gilbert Bernard).

Budget supplémentaire.
Par rapport aux prévisions budgétaires 2018, la Ville dispose de 3,5 millions d’euros de recettes supplémentaires, non prévues donc. Danielle Soury propose (lire son intervention) que ces moyens permettent d’aider les clubs sportifs de quartier abandonnés, les associations étranglées par la baisse des subventions ou le centre social de La Bastide bien malmené ces temps-ci. Ce ne sera pas le cas, ces propositions étant qualifiées de « staliniennes » par M. Lombertie.

Le groupe LTG a également voté contre le renouvellement du soutien financier de la ville à la fondation Limousin UNILIM. En finançant cette fondation la municipalité cautionne l’entrée du privé dans l’enseignement supérieur. Cela n’est pas sans conséquences quand on observe par exemple les projets de recherche soutenus : la grosse majorité d’entre eux relèvent du scientifique au détriment des sciences humaines moins « bankable » pour les partenaires privés. Il aurait été plus profitable de verser les 10.000 euros de subvention directement à l’université.

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Conseil Municipal du 18 octobre 2018

Ce très court Conseil Municipal était principalement consacré au Débat d’Orientation Budgétaire (DOB). Le Maire, qui de son propre aveu considère la municipalité comme une entreprise, continue sans surprise à tailler dans les dépenses de fonctionnement afin de dégager de l’autofinancement. Lire ici l’intervention de Gilbert Bernard.

Un autre dossier concernait l’établissement d’une unité de méthanisation industrielle sur la commune de Limoges. Si le principe de la méthanisation est reconnu par tous  comme un moyen de réduire les émissions de gaz à effet de serre, ce projet, tel qu’il était présenté (taille disproportionnée,  localisation à proximité d’une crèche, d’un centre de loisirs, d’un hôpital de jour…) comporte  trop nombreux risques y compris sanitaires pour être accepté en l’état. Sans parler de l’opacité et du manque de concertation qui ont caractérisé son élaboration. Lire ici l’intervention de Danielle Soury.

 

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Conseil Municipal du 27 septembre 2018

Le Conseil municipal du 27 septembre s’est ouvert sur une question orale posée par le groupe LTG. Celle-ci interpelait le Maire sur le problème des migrant.e.s actuellement hébergé.e.s dans les anciens locaux du CRDP grâce à l’action du collectif Chabatz d’Entrar, et demandait l’appui de la Mairie. Lire ici la question posée par Frédéric Chalangeas)
Le Maire, après avoir renvoyé chacun à ses compétences (l’Etat est responsable des adultes, le Département des mineurs…) a enjoint le collectif Chabatz d’Entrar à travailler main dans la main avec la Région, propriétaire des lieux, qui s’est proposée comme médiatrice. Rappelons que la même Région tente également (en vain, pour le moment) de faire expulser les personnes hébergées au CRDP.

La 2ème question orale du groupe LTG, posée par Gilbert Bernard, évoquait la fermeture du camping d’Uzurat.
Ce sujet fut abordé également au cours des délibérations. (Lire la question)

Le groupe LTG a également présenté un vœu concernant le blogueur Saoudien Raïf Badaoui, militant pour la libéralisation morale de l’Arabie Saoudite. Condamné à la prison et à la flagellation dans son pays d’origine, il a reçu de nombreux prix relatifs à la liberté d’expression, et a été fait citoyen d’honneur par plusieurs villes. Le vœu du groupe proposait que la Ville de Limoges offre également ce statut à Raïf Badaoui.
Le groupe PS a également présenté un vœu comparable.
Ces vœux ne furent ni lus, ni proposés au vote sous le prétexte qu’il ne s’agirait pas d’un problème municipal.
Attribuer le statut de citoyen d’honneur de la Ville de Limoges à une personne ne concerne donc pas… la Ville de Limoges.

Suivant cette logique, Il fut étonnant de constater que la motion suivante, présentée par la majorité, portait sur un sujet non municipal, mais gouvernemental. Une motion qui se présentait « contre le désengagement financier de l’Etat de la politique sportive » fut adopté par la majorité, aux exceptions de MM. Coinaud et Jalby ainsi que de Mme Rivet. Ce fut l’occasion pour Gibert Bernard de rappeler au Maire qu’il avait accepté sans broncher le « Pacte financier » proposé par le gouvernement, et à Danielle Soury de dénoncer une politique municipale préoccupée d’abord de soutenir le sport professionnel au détriment des clubs de quartier. Lire ici son intervention. Le groupe LTG s’est abstenu sur cette motion.

Lors de la délibération sur les subventions accordées aux associations, Frédéric Chalangeas interrogea le Maire sur la raison d’être de la commission intitulée « soutien aux associations », qui n’accorde de fait aucune subvention (ce travail est effectué par les élu-e-s des autres commissions ainsi que par les fonctionnaires municipaux), sans que la réponse que ce dernier apportât en soit vraiment une…

Le groupe LTG a voté contre la délibération concernant les travaux de la place de la République. Le Centre d’Interprétation de l’Architecture et du Patrimoine (CIAP) a « malencontreusement » disparu du projet. En revanche un nouveau centre commercial de 3000 m2 fera son apparition. Lire ici l’intervention de Danielle Soury.

Danielle Soury est également intervenue sur le projet d’aménagement de la caserne Marceau. Celui-ci se limitant pour l’instant à « l’étude de faisabilité d’un espace collaboratif », on ne peut que regretter encore une fois l’absence de projet d’ensemble et le peu de renseignements fournis. Le groupe LTG s’est donc abstenu.

La « requalification du site d’Uzurat » souleva de nombreuses questions. Lire ici l’intervention de Gilbert Bernard. Si la proposition d’un accueil de loisir pour les enfants est bienvenue, on ne peut que s’inquiéter de la disparition pure et simple du camping. L’existence d’un camping à Limoges, nécessité sur laquelle tout le monde s’accorde, sera remise aux bons soins de l’agglomération de Limoges-Métropole… dont la compétence est controversée.
De la même manière, la création d’un pôle de sensibilisation aux espaces naturels est louable. Mais il est surprenant d’apprendre que ce pôle sera basé dans un bâtiment qui sera loué à la Fédération de Chasse de la Haute-Vienne. Gageons que nombre d’amoureux de la nature, intéressés par ce « pôle découverte », seront également surpris.

Un mot sur l’ambiance générale de ce Conseil municipal.
En début de mandat, cette ambiance était à la rixe verbale permanente. Monsieur Lombertie, après avoir laissé cours à son agressivité voire sa grossièreté, n’avait pas été avare de leçons de morale et d’appels à « travailler ensemble ».
L’un dans l’autre, le climat était à l’apaisement depuis plusieurs mois. Il s’est nettement détérioré ce jeudi 27, pour dire le moins.
M. Lombertie a repris ses anciennes habitudes, joignant l’insulte à la morgue et qualifiant de « torrent d’inepties » la moindre intervention de l’opposition.
Les choses devraient s’arranger après la prochaine leçon de morale… de la part de M. Lombertie.

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Conseil Municipal du 27 juin 2018

L’une des principales délibérations de ce conseil municipal de juin 2017 portait sur le passage de l’Agglo en « Communauté Urbaine ». Le feuilleton des tractations entre la Ville et l’Agglo s’achève donc, et un « Pacte de gouvernance » ainsi qu’un « Protocole d’accord » étaient soumis à l’approbation du Conseil. La pertinence de cette transformation n’aura donc pas été débattue au sein du Conseil Municipal. Tout au plus nous aura-t-on affirmé que ce passage en  communauté urbaine était le seul moyen pour Limoges de compenser la perte du statut de capitale régionale. Concrètement, cela signifie la perte pour la Ville de nouvelles compétences et l’éloignement toujours plus grand des citoyens des lieux de prises de décisions. Lire ici l’intervention de Gilbert Bernard.
Le groupe LTG a voté contre ce Pacte de gouvernance.

La communauté urbaine n’est d’ailleurs qu’une étape vers le statut de Métropole, comme l’a rappelé Danielle Soury, qui a insisté sur l’aberration écologique que constituent les projets communs de MM. Lombertie et Vandenbroucke concernant l’aéroport de Bellegarde. C’était l’occasion de rappeler la proposition du groupe LTG de gratuité des transports urbains sur l’agglo. Fut un temps où M. Lombertie n’était pas opposé à cette proposition, mais regrettait que les mauvais rapports entre la Ville et l’agglo la rendent impossible. Maintenant que ces difficultés sont aplanies, rien ne s’oppose plus à ce que la proposition soit entendue !
Le groupe LTG a voté contre ce Protocole d’accord.

Le Compte Administratif 2017 a été fièrement présenté par le groupe majoritaire, tentant vainement de démontrer que tout en réduisant encore les dépenses de fonctionnement il améliorait les services rendus à la population . Ce CA repose en grande partie sur la hausse des impôts locaux (qui devaient baisser, si l’on en croit les promesses électorales de 2014) ainsi que sur les nombreuses « pistes de facturation » que M. Lombertie s’était promis de rechercher. La politique du tout-payant s’est donc généralisée, créant parfois des situations impossibles pour les Limougeaud.e.s, notamment en ce qui concerne l’extension du stationnement payant. Lire ici l’intervention de Danielle Soury.
Le groupe LTG a voté contre ce Compte Administratif.

Programme « Action Cœur de Ville ». Cette délibération concernait entre autres l’aménagement de la caserne Marceau. Frédéric Chalangeas a rappelé que le groupe Terre de Gauche avait des propositions à ce sujet, basées sur les résultats d’une enquête que le groupe « Limoges 100% à gauche » avait effectuée auprès des habitants du quartier lors de la précédente mandature. Ces propositions n’ont pas été retenues, et nous avons appris que 350 logements de luxe verraient le jour au sein d’un éco-quartier, la ville de Limoges voulant attirer comme le dit M. le Maire « les CPS+ voire les CSP++ ».
Les espaces collaboratifs, crèches et autres locaux de répétition ne verront donc pas le jour, remplacés qu’ils seront par un nouveau « ghetto du gotha ».

Une délibération sur la fourniture de vaccins au centre de vaccination de Limoges a été l’occasion pour Frédéric Chalangeas de rappeler que le laboratoire fournisseur, la société GlaxoSmithKline, est « une multinationale qui, malgré ses engagements, jongle avec les ressources humaines en fonction des besoins de ses actionnaires », et demandait à ce que le respect de critères sociaux, éthiques et environnementaux soient inclus dans les clauses de l’appel d’offre.
M. Lombertie n’a apparemment pas compris l’intervention de Frédéric Chalangeas, vu qu’il a accusé ce dernier de vouloir priver les enfants de vaccins. Lire ici l’intervention.
Le groupe a évidemment voté pour la fourniture de vaccins…

Le groupe LTG s’est abstenu sur le renouvellement du Projet Educatif Territorial, sur lequel Frédéric Chalangeas est intervenu (lire ici son intervention)

Un festival de musiques actuelles devrait voir le jour à Limoges à partir de juin 2019. La ville s’engage à soutenir l’initiative à hauteur de 300 000 € en achat de prestations de services au principal organisateur du projet, la société Vivendi. Cette société, qui a déjà transformé la fête populaire qu’était Brive-Plage en un rentable projet commercial, a donc réussi à vendre sa prestation à Limoges. Lire l’intervention de Frédéric Chalangeas.
Le groupe LTG a voté contre cette délibération.

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Conseil Municipal du 31 mai 2018

Le conseil municipal du 31 mai s’est, une fois de plus, distingué par sa brièveté. Comme les fois précédentes, les débats ont principalement porté sur les différents vœux et motions présentés en début de Conseil.

Trois vœux différents mais comparables, portant sur la disparition programmée du Rectorat de Limoges ont été proposés par le groupe Limoges Terre de Gauche, par le groupe PS et par le groupe majoritaire.
Un rapport de l’Inspection générale de l’Education nationale propose de réduire le nombre d’Académies à 13, c’est à dire au nombre de régions définies depuis la réforme territoriale, par la fameuse loi NOTRe.
Le vœu du groupe LTG dénonce les risques de suppressions d’emplois, voire de classes ou d’écoles que provoqueraient inévitablement cette « mutualisation ». Il a été adopté à l’unanimité (moins les voix du FN qui s’est abstenu).
– Le vœu du groupe majoritaire réclamait également le maintien du Rectorat de Limoges, mais ajoutait une demande similaire concernant la « Cité des métiers » de Limoges dont l’avenir s’écrit en pointillé après la fusion des régions et la création de la Nouvelle Aquitaine. Le groupe PS a voté contre sous prétexte que cette dernière demande ne s’adressait pas au même interlocuteur.
– Le vœu du PS a été voté par ce groupe et le groupe LTG, la majorité votant contre.
Le groupe LTG a voté les 3 vœux après avoir déploré que sa proposition de faire un
vœu commun n’ait pas été retenue.
Le groupe PS a également proposé un vœu sur le maintien de la gratuité de l’A20, qui a été adopté à l’unanimité.

Le groupe LTG a voté contre la motion présentée par la majorité, qui soutenait une initiative privée pour la construction d’une autoroute à péage pour Limoges-Poitiers. Les élus LTG ont ironisé sur un énième projet ressorti des cartons, refusent de racketter un peu plus les automobilistes et se prononcent pour des aménagements immédiats sur les parties les plus accidentogènes du tracé avant éventuellement une mise à 2X2 voies gratuite.

Enfin un dernier vœu présenté par le groupe LTG, en soutien à la mobilisation des cheminots pour le service public ferroviaire, rappelait la richesse du patrimoine ferroviaire constitué autour des gares de Limoges, et appelait au maintien et au développement d’un véritable service public ferroviaire. Soutenue par le groupe PS, cette motion a été refusée par la majorité et le groupe FN.

Une délibération portait sur le Contrat financier que la ville est sommée de signer avec l’Etat. La ville s’engage par ce « contrat » à ne pas dépasser 1,2% d’augmentation de dépenses de fonctionnement, inflation comprise, sur 3 ans. Pointant du doigt un marché de dupes que la municipalité aurait pu et dû refuser, Gilbert Bernard et Danielle Soury ont tour à tour dénoncé un véritable diktat qui met en cause la libre administration des collectivités et se traduira immanquablement par
des coupes sombres dans les prochains budgets. Lire leurs interventions ici et ici.

Une délibération sur un partenariat entre les villes de Bellac, Limoges, Saint-Junien et Saint-Yrieix fut l’occasion pour Frédéric Chalangeas de plaider à nouveau pour la gratuité de l’accès à la culture.

Il a été demandé aux élu-e-s d’approuver le « Projet Régional de Santé Nouvelle Aquitaine 2018-2028« . Le groupe LTG n’aurait pu que souscrire à ce document de 300 pages, mais la faiblesse des moyens alloués réduit ce projet à un simple catalogue de bonnes intentions, comme l’a fait remarquer Gilbert Bernard.
Frédéric Chalangeas a insisté sur un point de ce PRS, intitulé « Agir sur le logement » et déploré que ne soient pas prises en compte les personnes qui en sont dépourvues.
Il en a également profité pour rappeler que le collectif Chabatz d’Entrar a investi les anciens locaux du CRDP pour mettre en sûreté des familles à la rue.
Le groupe LTG a voté contre cette délibération.

Danielle Soury parvint aussi à glisser quelques questions concernant la suppression programmée des ateliers périscolaires à la rentrée prochaine, ce qui a permis d’apprendre que le nouveau règlement sur ce sujet serait sans doute à l’ordre du jour du prochain conseil municipal.

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Conseil Municipal du 3 avril 2018

Cela devient une habitude. Ce conseil municipal comportait peu de dossiers importants et le débat s’est surtout focalisé sur les vœux et questions orales présentés par les groupes.

La première question orale du groupe Limoges Terre de Gauche portait sur la révision du SCoT (Schéma de cohérence Territoriale).
Le SCoT est un document d’urbanisme qui détermine pour Limoges et autour de la ville un projet de territoire visant à mettre en cohérence l’ensemble des politiques d’habitat, de mobilité, d’aménagement commercial, d’environnement et de paysage.  L’élaboration et la révision du SCoT sont confiées au SIEPAL, établissement public dont les membres ne sont pas élus au suffrage universel direct et ne rendent pas  compte aux différents conseils municipaux (lire ici la question orale posée par le groupe). Les réponses  confirment  l’opacité  complète pour le commun des citoyens de l’élaboration de ce document qui pourtant s’impose aux communes (et à l’agglo) pour l’utilisation du territoire communal: opérations foncières, projets commerciaux, zones d’habitation, de préservation  écologique, terres  agricoles…

La 2ème question du groupe portait sur le remboursement des sommes versées pour la ligne TGV Tours Bordeaux. La ville de Limoges a versé entre 2013-2015 plus de 1,6 million pour la réalisation du Tours-Bordeaux, dans la perspective d’un raccordement à cette ligne par le barreau Poitiers-Limoges. Ce projet ayant été abandonné, le  groupe insistait et demandait pour la seconde fois que le maire demande le remboursement des sommes versées en pure perte, comme venait de le faire le Département. Nouvelle réponse négative du maire adjoint Guillaume Guérin  : les contribuables limougeauds apprécieront…

Le groupe LTG a présenté un voeu concernant le projet de délocalisation d’Action Logement Immobilier (lire ici). La majorité et le PS avaient conjointement préparé un vœu comparable, que le groupe LTG a voté.



Le CHU de Limoges prévoit la suppression de 158 postes en 2020 et la fermeture de 101 lits en 2018. Le Vœu proposé par le groupe LTG demandait à l’établissement  hospitalier de ne pas s’engager dans cette diminution de l’offre de soins. La formulation de ce vœu a semble-t-il déplu à M. Lombertie, qui a demandé au groupe majoritaire de ne pas  participer au vote. Le vœu voté par les groupes LTG et le PS a donc été accepté (le FN s’abstenant).



Le groupe majoritaire a ensuite annoncé, par l’intermédiaire d’un vœu, son intention de parvenir à un protocole d’accord avec l’agglomération de Limoges Métropole,  dans le but de constituer une Communauté Urbaine. M. Lombertie, qui pensait le plus grand mal de cette idée il y a un an (comme l’a relevé Danielle Soury), a donc changé  d’avis. Gilbert Bernard fit remarquer que cela impliquait de se délester de compétences pour lesquelles ils avaient été élu-e-s, et a proposé un CM extraordinaire pour  débattre de la question. Refus du maire qui souhaite «  un chèque en blanc  » pour négocier un compromis avec l’agglo qui sera soumis au prochain conseil municipal. Le groupe LTG s’est abstenu.

Conseil Municipal du 31 janvier 2018

En introduction de ce très court Conseil Municipal, Monsieur Lombertie a expliqué qu’il serait irresponsable de s’opposer au « pacte de confiance » imposé par le gouvernement aux collectivités territoriales en matière de dotations. Pour qui en aurait douté, le Maire de Limoges ne luttera donc pas contre ce qui conduira à terme à une perte d’autonomie pour la municipalité.
La majorité s’est ensuite demandée, encore une fois, ce qu’ils allaient pouvoir faire de ce nouveau grand « demi-stade » de Beaublanc.

Parmi les opérations immobilières présentées par Monsieur Guérin, le groupe Limoges Terre de Gauche a voté contre la vente d’un terrain de 1200 m2 au Crédit Agricole, dans le quartier des Casseaux. Nombre d’habitants du quartier auraient aimé conserver cet espace vert, comme l’a fait remarquer Danielle Soury : « On aurait pu penser à un usage plus protecteur pour l’environnement plutôt que d’artificialiser encore 12000 m². Donc pourquoi sacrifier ce terrain, sans même consulter les habitants du quartier  ? »

Rythmes scolaires : Le Conseil Municipal a voté le retour aux quatre jours, qui devra par la suite être confirmé par les conseils d’administration des écoles. Le groupe LTG s’est abstenu. Même si ce vote a été précédé d’une consultation, celle-ci fermait la porte aux propositions alternatives, comme l’à déploré Frédéric Chalangeas dans son intervention.

Défendant l’idée de la gratuité, le groupe LTG a voté contre la nouvelle tarification des activités périscolaires. Notons au passage le changement de tarifs des cantines, qui augmente pour les familles à faibles revenus (1€ au lieu de 0,97€) mais qui diminue pour les familles à fort quotient familal (4,50€ au lieu de 4,67€)

Notons l’adhésion de la ville de Limoges à l’APMAC, association située à Saintes, qui remplacera l’AVEC, « Agence de Valorisation de l’Economie de la Culture en Limousin » que l’exécutif de la nouvelle région Aquitaine n’a pas souhaité conserver.

Vous pouvez prendre connaissance en cliquant sur ce lien de la lettre adressée à MM Vandenbroucke et Lombertie par le groupe LTG, concernant la future étude sur l’impact de la réforme territoriale.

Le groupe LTG a donné une conférence de presse, dont vous pouvez lire le résumé en suivant ce lien .

Conférence de Presse du 25 janvier

Article paru dans le Populaire suite à la conférence de presse donnée par les élu-e-s Limoges Terre de Gauche le 25 janvier :

Réforme territoriale – Lettre à MM Vandenbroucke et Lombertie

Suite à l’annonce par le Maire de Limoges et le Président de Limoges-Agglomération de réaliser une étude sur les effets de la réforme territoriale, voici la lettre que leur a adressé le groupe Limoges Terre de Gauche :

 

 

Monsieur le Président, Monsieur le Maire,

La fin administrative de la région limousin et son intégration à la région Nouvelle-Aquitaine suscitent bien des effets -objectifs et subjectifs-, des interrogations légitimes, des inquiétudes loin d’être toutes infondées.

Vous avez annoncé publiquement le souhait des deux collectivités de co-financer la réalisation d’une étude indépendante et scientifique d’évaluation de ces effets. Cette étude est une exigence citoyenne incontestable. Aussi nous semble-t-il important que son pilotage et ses modalités de réalisation soient cohérentes avec cette exigence !

La Ville de Limoges et Limoges Métropole se targuent de favoriser des démarches participatives d’implication des citoyens dans la mise en œuvre de leurs politiques. Pourquoi alors concevoir une étude pilotée par des personnalités et de « grands élus » comme cela se dessine ? Nous disons : « Chiche plutôt pour la démocratie participative ! ». Il faut prendre au sérieux ce qu’a dit -à juste titre- le Professeur Pierre-Yves Robert (Faculté de médecine de Limoges) lors du débat citoyen du 14 décembre à l’espace Cité: « Il faut de la démocratie participative à côté de la démocratie représentative ». La réalisation de cette étude constitue une excellente opportunité de passer à des travaux pratiques actifs, stimulants et innovants pour les citoyens, pour les élus et leurs administrations respectives, pour les chercheurs.

Nous vous proposons une méthode participative inédite: créer une plateforme numérique ouverte afin de recueillir l’expression citoyenne et de permettre la publication d’informations pluralistes vérifiées. Une telle plate-forme aurait de multiples avantages:

  • ancrée dans la modernité technologique 3.0, elle garantirait aux citoyens la transparence et la pluralité des expressions ;
  • en sollicitant les témoignages, ressentis, propositions et contributions des citoyens intéressés, individuellement et/ou collectivement (associations, syndicats, collectifs,… ) sur les effets de la méga-région dans leur vie quotidienne (professionnelle, familiale, citoyenne,…) elle offrirait aux chercheurs une base complémentaire de ressources, abondantes et diversifiées
  • elle pourrait aisément être ouverte aux contributions et auditions de personnalités et d’experts
  • elle placerait notre territoire au rang des territoires les plus innovants en matière de renouvellement démocratique

Comment mieux contribuer à un authentique et solide bilan de territoire, riche et autant que possible exhaustif ?

Les deux collectivités disposent en leur sein des moyens humains et matériels pour concrétiser cette plateforme. Le pilotage de sa conception, de sa gestion et du phasage de sa mise en œuvre serait assuré par un groupe de vingt personnes, coordonné à l’équipe de recherche, et composé à parité de 10 élus et de 10 citoyens tirés au sort, par huissier, après large appel à volontaires.

Chaque collectivité serait représentée dans le groupe de pilotage de la plateforme par 5 élus: 1 représentant désigné par chaque groupe politique siégeant au Conseil Municipal pour la Ville de Limoges; 5 représentants porteurs de la diversité des options politiques au sein de la collectivité pour Limoges Métropole.

Nul doute qu’une telle démarche construite sur la transparence, le respect de la diversité des sensibilités et l’implication citoyenne organisée, serait à même d’empêcher que ne « prospèrent les peurs infondées », tout en permettant aux acteurs publics l’attention et la prise en compte des inquiétudes fondées.

En souhaitant que cette proposition retienne toute votre attention… et votre approbation, nous vous présentons, en ce début d’année, nos meilleurs vœux.

Les élu-es Limoges Terre de Gauche

Gilbert Bernard – Danielle Soury – Frédéric Chalangeas

Conseil Municipal du 19 décembre 2017

Hébergement d’urgence.
La question orale posée par le groupe Limoges Terre de Gauche en ouverture du Conseil Municipal du 19 décembre portait sur l’hébergement d’urgence. Frédéric Chalangeas a donné lecture d’une lettre adressée au début du mois au Maire de Limoges ainsi qu’au Préfet de la Haute-Vienne par le collectif Chabatz d’entrar.
Cette lettre attirait l’attention sur le manque de solutions d’hébergement et sur les situations dramatiques engendrées pour des familles parfois accompagnées d’enfants en bas âge.
Frédéric Chalangeas demandait si une réponse avait été apportée à cette lettre et si un dialogue avec le Préfet avait été établi.
Mme. Vercoustre affirma dans sa réponse que l’hébergement d’urgence était une compétence d’Etat et non une responsabilité municipale. Les familles qui cherchent un abri pour la nuit ne sont probablement pas au courant de ce partage des compétences.
Cependant, Madame Vercoustre rappela que la municipalité avait ouvert en urgence le gymnase du Sablard au début de l’année 2017 (ce que la lettre du collectif rappelait également), et qu’elle l’avait « mis à la disposition de la Préfecture » dès le mois d’octobre.
Pendant que chacun se renvoie la balle, des personnes dorment toujours dehors…

Cour d’appel de Limoges.
Une motion réclamant le maintien de la cour d’appel de Limoges a été votée à l’unanimité.

Egalité femmes/hommes.
Le Maire a ensuite présenté le 1er rapport sur la situation en matière d’égalité femmes/hommes dans la commune. Depuis le 1er janvier 2016, la loi fait en effet obligation aux communes de plus de 20 000 habitants de présenter un rapport sur l’égalité  femmes-hommes préalablement aux débats sur le projet de budget.  Danielle Soury note tout d’abord l’intérêt d’un tel état des lieux qui concerne tant l’administration municipale que le territoire communal.  Puis elle regrette que concernant la présence des jeunes filles dans l’espace public, la question ne soit dans le rapport  « étrangement abordée que pour les quartiers populaires, et encore que sous l’angle des actions financées dans le cadre de la politique de la ville. (lire l’intervention)

Budget primitif.
Même si cette délibération constituait le dossier principal de ce conseil, il y a peu à en dire, tant M. Lombertie reste fidèle à sa gestion, dirigeant une municipalité comme on dirige une entreprise privée. Taille dans le budget de fonctionnement comme dans celui d’investissement, réduction de l’emprunt, etc… M. Lombertie annonce fièrement que la ville empruntera 5 Millions d’euros de moins en 2018 que l’année passée. 5 millions d’euros est également la somme engendrée par la hausse de la fiscalité en 2017. Comme l’a fait remarqué Gilbert Bernard (lire ici son intervention) cette somme aurait pu être rendue aux limougeauds, comme l’avait promis le Maire. Prenons le pari que celui-ci tiendra sa parole, mais atendra pour celà l’approche du changement de mandature. Le groupe Terre de gauche a voté contre ce budget primitif.

SRADDET
Le Maire présenta ensuite une contribution de la ville de Limoges au « Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoires » concocté par la Région Nouvelle Aquitaine.
Alors que la création de la grande région entraîne la Ville dans une spirale du déclin (pour reprendre les mots de R. Savy), Danielle Soury relève que le Maire persiste à y voir « une occasion historique d’élargir nos horizons ». Et ce qu’il  prétend proposer comme « autre voie » pour Limoges, sous le vocable de « système métropolitain polycentrique », n’est en réalité qu’une voie sans issue: c’est toujours le même modéle, celui de la métropolisation, au nom duquel par exemple a été poursuivie la chimère de la LGV. D’autres modèles de développement des territoires sont pourtant possibles.
Gilbert Bernard concéda que le groupe Terre de Gauche partageait certaines options de cette contribution (POLT, moratoire sur la création de nouvelles grandes surfaces…) tout en concluant que cette SRADDET « ne sera au mieux qu’un cautère sur la jambe de bois de la métropolisation ».

Urgence POLT
Le groupe Terre de Gauche a ensuite eu le plaisir de voir le Conseil Municipal voter à l’unanimité l’adhésion de la ville de Limoges à l’association Urgence-POLT.

DSP Parkings souterrains.
Une délibération concernait le regroupement sous un seul contrat les différentes délégations de service public gérant les parcs de stationnement souterrains de Limoges.
Gilbert Bernard démontra dans son intervention que les arguments présentés plaident en faveur d’une gestion municipale des parkings, contrairement au choix retenu. Il rappela que d’autres villes de même strate, dirigées par des maires du même bord politique que M. Lombertie, en sont arrivées aux même conclusions que Gilbert, et ont préféré la régie municipale à la délégation de service publique.

Discriminations ethniques pour l’accès au logement :
Danielle Soury a interrogé le Maire à propos des discriminations ethniques pour l’accès au logement (privé) révélées par l’étude du CNRS, publiée quelques jours auparavant; celle-ci pointe du doigt la ville de Limoges pour sa peu glorieuse 2e place à l’échelle nationale. A la question: « Que comptez-vous faire ? »  M. le Maire a répondu en bottant en touche. C’est clair : il ne fera rien.  (télécharger l’étude du CNRS)

Le groupe Limoges Terre de Gauche souhaite de bonnes fêtes à toutes et à tous.