Juin 30

Conseil Municipal du 28 juin 2016

Le conseil municipal du 28 juin s’est ouvert sur deux questions orales. Le groupe FN a demandé quelles précautions seront prises à l’encontre des « soldats d’Hallah » qui ne manqueront pas d’envahir Limoges lors du prochain tour de France. Puis une question du groupe majoritaire au sujet de la régie publicitaire du magazine « VAL » a été le prétexte d’une première prise de bec avec le groupe PS, donnant ainsi le ton de ce CM.

La séance débutait  ensuite par une longue intervention liminaire du maire vantant son programme et ses réalisations et fustigeant l’opposition. Gilbert Bernard demandait alors la parole qu’il avait beaucoup de mal à obtenir. Au nom du groupe,  il rappelait  d’abord au maire qu’il n’y a pas « une » opposition mais « des » oppositions dont celle du groupe Front de gauche. Rebondissant sur les propos du maire en faveur de la démocratie il lui faisait alors remarquer que ses actes n’étaient toujours pas en concordance avec ses propos, s’appuyant notamment sur la fermeture autoritaire de la piscine de Beaubreuil. « Vous avez refusé de répondre sur cette question à mon collègue Frédéric Chalangeas lors du dernier cm et quelques jours après on apprenait par la presse cette fermeture, où est le respect des élus d’opposition ? » faisait-il remarquer. Il citait par ailleurs les nombreux courriers adressés au maire par le groupe et resté sans réponse. « La démocratie implique le débat et le respect des opinions c’est à cela que nous vous appelons » concluait-il.

beaubreuil-piscineLa délibération sur la première Décision Budgétaire Modificative (DBM) a été l’occasion pour Danielle Soury de rappeler que dans le « contrat de ville » signé par le Maire, la municipalité s’engageait à développer l’opération « Savoir Nager » au sein des territoires prioritaires, par un  programme à la piscine de Beaubreuil. L’occasion aussi de rappeler la proposition du Groupe LTG faite conjointement à la ville et à l’agglo « d’engager une étude pour la rénovation des la piscine de Beaubreuil  s’inscrivant dans une réflexion globale sur le devenir et la complémentarité des équipements publics pour activités quatiques et aquarécréatives sur le territoire »
Le groupe LTG, qui avait voté contre le budget primitif, a également voté contre cette Décision Modificative.

Lors de l’examen du Compte Administratif, Danielle Soury s’est élevée contre l’austérité à géométrie variable qui constitue toute la philosophie du budget municipal. Hausse des tarifs municipaux dans quasiment tous les domaines, notamment culturels, augmentation significative des subventions à l’aéroport de Bellegarde, sans parler des sommes colossales allouées aux études pour la LGV.
Ce vote ne portant pas sur un choix politique pesant sur l’avenir de Limoges, mais sur la simple confirmation que les décisions passées avaient été appliquées, le groupe LTG s’est abstenu.

Lors d’une intervention du Maire concernant le personnel communal, celui-ci rappelait que les agents de la police municipale exercent une mission difficile. Gilbert Bernard interpella alors le maire sur ce qu’il qualifiait « d’excès de zèle » – « de pouvoir ? » – de certains d’entre-eux. En cause leur intervention à plusieurs reprises pour empêcher des jeunes JC de faire signer une pétition en faveur du retrait de la loi El Khomri. « Il est de bon ton de vouloir criminaliser l’action syndicale ou politique mais nous ne l’acceptons pas » devait il dire, demandant au maire d’intervenir auprès de ces fonctionnaires pour que de tels faits ne se reproduisent pas.

Le groupe a également voté contre les tarifs 2016-2017 de la patinoire municipale. Rappelons que la gestion de celle-ci a été accordée par DSP (délégation de service public) à la société Vert Marine.

LTG a également voté contre la convention de partenariat entre la MGEN et le musée de la Résistance, rappelant ainsi son opposition à la tarification du musée de la Résistance.

Lire ce qu’en a écrit la presse

Juin 28

Piscine de Beaubreuil : lettre ouverte de Limoges Terre de Gauche

piscine-beaubLimoges le 27 juin 2016

Lettre ouverte

M. Lombertie, Maire de Limoges
Hôtel de ville, Place Léon-Betoulle, 87031 Limoges Cédex 1

Monsieur Vandenbroucke, Président de Limoges Métropole
64 Avenue G. Dumas, CS 10001, 87031 Limoges Cédex 1

Copie : Conseil de quartier de Limoges-Beaubreuil
s/c de Mrs B. Amrouche et Ph. Clair

 

M. le Maire de Limoges, M. le Président de la Communauté d’Agglomération,

Depuis l’ouverture en janvier 2015 du centre communautaire Aquapolis géré en délégation de service public par une société privée, notre groupe Limoges-Terre de Gauche s’est à de nombreuses reprises inquiété de l’impact que celui-ci aurait sur les piscines municipales de la ville de Limoges et notamment celle de Beaubreuil. Rapidement, cette dernière a vu, comme les autres piscines de la ville, sa fréquentation baisser, baisse accentuée par des fermetures au public les week-ends, puis durant tout l’été caniculaire 2015, déjà au motif qu’elle ne serait pas assez fréquentée.

Le 6 juin dernier, la Mairie de Limoges a annoncé par voie de presse la fermeture définitive de la piscine de Beaubreuil dès le 1er juillet 2016 et son remplacement par un terrain d’activités de plein-air initialement prévu pour installation ailleurs dans le quartier. C’est un nouveau coup porté à ce quartier, à sa population, et à tous ses usagers, aux écoles et collèges de proximité, aux clubs sportifs,… bref à l’intérêt général.

Nous considérons pour notre part qu’il est de la responsabilité de l’ensemble des collectivités territoriales concernées de maintenir une offre de qualité et de proximité pour pratiquer toutes les activités aquatiques nécessaires à l’apprentissage de la natation, et des activités aquarécréatives à tarifs abordables pour tous sur notre territoire et particulièrement sur les quartiers « prioritaires ».

Lors de la réunion de l’ensemble des conseillers municipaux de l’agglomération à Ester le 28 mai dernier, M. le Maire de Limoges, vous aviez déclaré que « l’Aquapolis met en péril les 4 piscines municipales de Limoges, faute d’une réflexion sur la complémentarité des équipements publics ». Vous aviez alors répondu M. le Président de Limoges Métropole : « S’il y a des problèmes de piscines à Limoges, on va les traiter, encore faut-il nous le dire! »

Il est pour le moins urgent de passer à présent des déclarations aux actes.

C’est pourquoi nous proposons d’engager une étude pour la rénovation de la piscine de Beaubreuil s’inscrivant dans une réflexion globale sur le devenir et la complémentarité des équipements publics pour activités aquatiques et aquarécréatives sur notre territoire: piscines municipales de Limoges et Aquapolis.

A cette fin nous vous demandons :

1. d’organiser conjointement et dans les plus brefs délais une réunion  entre la Ville de Limoges et l’Agglomération en sollicitant la participation de la Préfecture, (le quartier de Beaubreuil relevant du contrat de ville) et en associant le conseil de quartier et le conseil citoyen de Beaubreuil.

2. de surseoir, M. le Maire, à la décision de fermer cette piscine, et a fortiori de suspendre toute éventuelle décision de sa destruction précipitée.

A l’initiative de cette proposition, nous souhaitons bien évidemment y être associés à titre d’observateurs.

Dans l’attente de vos réponses, nous vous présentons, Messieurs, nos salutations les plus respectueuses.

Les élu-es du groupe Limoges Terre de Gauche
Gilbert Bernard, Danielle Soury, Frédéric Chalangeas

Juin 03

Conseil Municipal du 2 juin 2016

nuit_debout_limogesUne représentation de l’assemblée spontanée Nuit Debout attendait, devant les portes de l’Hôtel de Ville, l’ouverture du conseil municipal. Après les multiples accusations du Maire (dégradations, troubles à l’ordre public, etc…) et les demandes d’interdiction faites par celui-ci à la Préfecture, toutes soigneusement relayées par la presse, Nuit Debout, qui récuse toutes ces accusations, tentait de faire entendre sa réponse. Leur « lettre au Maire » n’avait apparemment pas été reçue. Monsieur Lombertie avait eu moins de problèmes de communication avec les « veilleurs anti-mariage pour tous ».
Le groupe Limoges TDG a donné lecture (par la voix de Frédéric Chalangeas ) de la lettre de Nuit Debout au Maire. Celui-ci, comme d’autres avant lui, reste « droit dans ses bottes » : il y a bien eu dégradation, agression… (c’est faux ! A-t-on entendu dans le public).
photo : mdh-limoges.org

Gilbert Bernard s’est interrogé sur le récent départ de plusieurs membres de la Police municipale, dont le directeur et plusieurs membres de la toute nouvelle brigade cynophile, créée il y a un an. D’après ERL, il s’agit de mutations, tout est dans l’ordre des choses.

Le groupe LTG s’est abstenu sur un voeu pour la participation de la France à l’exposition universelle de 2025, ceci pour une question de principe : le groupe découvrait ce voeu sur la table du Conseil Municipal. Rappelons que les vœux déposés par l’opposition doivent l’être 24h avant le conseil.

N’étant pas représenté à la commission d’appels d’offres, Le groupe LTG n’a pas participé au vote sur l’élection de ses représentants.

La ville de Limoges adhérera à l’association « Avenir 147-149 » dont le but est la transformation (partielle ?) en 2×2 voies de la route Limoges-Bellac. Gilbert Bernard a fait remarquer que ce sujet était un serpent de mer depuis 50 ans, resurgissant à la veille de chaque période électorale. Un son légèrement discordant dans la belle unanimité des élu-e-s PS/LR.

Le Plan d’aménagement et de développement durable (PADD) était le principal sujet de ce conseil municipal. Ce plan engage la ville de Limoges sur le long terme en matière d’urbanisme. Problème:  pour la commission chargée de travailler sur les propositions du Maire, le seul document disponible n’était qu’une maigre présentation de quelques pages. Un document plus fourni est arrivé… après la tenue de la commission. Impossible, donc, de faire des propositions qui puissent être discutées lors du Conseil Municipal. Le groupe LTG avait pourtant nombre de suggestions comme l’a expliqué Gilbert Bernard.

fouilles-place-de-la-reOn reparle des fouilles de la Place de la République. On peut se féliciter qu’une partie des travaux soit retombée dans le domaine de l’archéologie préventive, gérée par l’INRAP, organisme public d’archéologie. Rappelons-nous que ceci n’était pas prévu il y a un an, les fouilles étant entièrement attribuées à la société privée Eveha et que le groupe LTG était intervenu à ce sujet .
Danielle Soury a posé un certain nombre de questions (qui sont restées sans réponses), sur le pourcentage de stagiaires et de bénévoles utilisés lors de ces travaux, sur l’augmentation parfois impressionnante du coût de ces travaux au m2, ainsi que sur les incertitudes juridiques lourdes qui planent sur la procédure d’attribution de ce marché d’un million d’euros, sans mise en concurrence. La seule réponse du Maire aura été de botter en touche, sur le Préfet qui n’a pas contesté ce marché. Réponse un peu courte au regard des interrogations soulevées, tant sur la forme que sur le fond.
A suivre !
photo : lepopulaire.fr

Une délibération sur l’attribution de subventions à des évènements sportifs a donné l’occasion à Frédéric Chalangeas d’interroger le Maire sur l’avenir de la piscine de Beaubreuil. Le sort de celle-ci semble en effet scellé, au profit de L’Aquapolis. Le Maire n’a pas désiré répondre, le sujet n’étant pas à l’ordre du jour…

Lire ici les commentaires de la presse

Mai 10

Contre la loi-travail, grande réunion-débat unitaire le jeudi 12 mai à Limoges

La « Coordination Haute-Vienne pour le retrait de la loi-travail » rassemblant : Attac, Collectif Roosevelt, Confédération Générale du Travail, Confédération Nationale du Travail, Coordination des Intermittents et précaires, Ensemble!, Europe-Ecologie-Les Verts, Fédération Syndicale Unitaire, Mouvement de la Jeunesse Communiste,Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Syndicat Général des Lycéens, Union nationale des Etudiants de France, Union Solidaires organise une grande réunion-débat le jeudi 12 mai  à partir de 19h à Limoges, esplanade de la fac de droit avec :

– Gérard FILOCHE, militant syndical et politique, ancien inspecteur du travail,
– Pierre JACQUEMAIN, ancien conseiller de Myriam El Khomri, ayant démissionné suite à la présentation de la loi-travail
– Samuel CHURIN, comédien, porte-parole national de la Coordination nationale des intermittents et précaires.

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Avr 16

DUP-LGV : Communiqué Limoges Terre de Gauche

Le groupe Limoges Terre de Gauche salue la décision

responsable et courageuse du Conseil d’Etat

Le groupe Limoges Terre de Gauche salue la décision courageuse et responsable du Conseil d’Etat qui a déclaré nulle et non avenue la déclaration d’utilité publique relative au projet de la ligne LGV Limoges-Poitiers, résistant ainsi aux pressions honteuses exercées à son encontre. Nous constatons que les arguments que nous n’avons cessé de mettre en avant pour justifier notre opposition à ce projet ont été largement repris par la plus haute juridiction administrative du pays (projet non financé, temps de parcours affichés très incertains, conséquences désastreuses pour l’axe polt ….). Les conclusions du Conseil d’Etat rejoignent celles du rapport Duron et celles de la Cour des Comptes et devraient amener tous les partisans aigris du barreau à faire preuve d’un peu plus de retenue et de discernement dans leurs propos. Ils auront surtout à rendre des comptes sur les 125 millions d’argent public injectés en pure perte en études diverses et participation au tgv Tours-Bordeaux.

L’heure n’est plus aujourd’hui à courir après une chimère. La gabegie a assez duré. Il faut immédiatement déployer tous les efforts et les énergies pour la rénovation de l’axe historique POLT (infrastructure et matériel) et la réouverture du Bordeaux-Lyon. Nous demandons aux élus qui seront reçus le 3 mai par le secrétaire d’État aux transports de défendre cette position.

Mar 26

Conseil Municipal du 24 mars 2016

Budget et LGV au menu

Séance marathon pour ce conseil municipal de mars commencé à 19 h et qui s’est achevé à plus de 23 heures. Il faut dire que parmi la trentaine de délibérations à l’ordre du jour figurait le projet de budget pour 2016. Mais la séance commençait par un mini coup de théâtre avec l’annonce du ralliement de l’ancien maire adjoint chargé des écoles, Pierre Laffont, au groupe FN. Cela n’étonnera en définitive pas grand monde tant, depuis sa nomination et jusqu’à sa destitution, cet ancien chef d’établissement avait multiplié les provocations en direction des parents d’élèves et enseignants et au sein même du Conseil municipal, tenant des propos souvent plus que « limite ». Ce ralliement peu glorieux -Pierre Laffont ne s’est par ailleurs plus montré au conseil municipal depuis son éviction- montre en tous cas la porosité des idées entre une partie de la droite et de l’extrême droite.

En préambule au débat sur les points à l’ordre du jour, la majorité municipale a déposé un vœu demandant aux députés présents dans l’hémicycle d’intervenir auprès du gouvernement pour une participation financière de l’Etat aux travaux de consolidation de la structure du nouveau stade suite aux malfaçons qui ont entrainé l’arrêt des travaux depuis maintenant près de deux ans. Les élus Front de Gauche se sont abstenus sur un « vœu de circonstance à visée électorale ».

Mais c’est bien le budget qui a concentré l’essentiel des interventions de la soirée. Danielle Soury est intervenue au nom du groupe. Elle a dénoncé en préambule le peu d’informations et de chiffres transmis aux élus et les modifications multiples de périmètres d’intervention d’une année sur l’autre rendant difficile les comparaisons. Pour l’élue Limoges Terre de Gauche « tout a vraiment été fait pour empêcher la transparence ». Mais comment s’en étonner a-t-elle poursuivi : « vos choix sont tellement calamiteux pour la Ville que ceci explique peut-être cela ».  Soulignant la nouvelle baisse des crédits de fonctionnement, ce « budget signe clairement l’engagement d’un grand chantier de destruction de pans entiers de l’action des services municipaux » dira-t-elle. Et d’énumérer des chiffres : baisse pour les crédits affectés au CCSM, aux espaces verts, à la BFM, aux politiques en direction de la jeunesse … (voir l’intervention complète). « Il va de soi » dira-t-elle en conclusion de son intervention que « nous voterons résolument contre un tel budget ».

lgvstopMême si aucune délibération sur le sujet ne figurait à l’ordre du jour le ferroviaire s’est invité dans le débat après que l’adjoint au maire Guillaume Guérin ait dit regretter l’avis du rapporteur du Conseil d’état proposant l’annulation de la DUP pour le barreau LGV Limoges-Poitiers. Regrets partagés bien sûr par le maire et les élus socialistes dénonçant tour à tour a «l’irresponsabilité » des associations anti lgv  et des élus qui les soutenaient, prédisant « le déclin inéluctable de Limoges si le barreau lgv ne se faisait pas ». Autre son de cloche chez les élus Front de Gauche. Gilbert Bernard soulignait notamment que cet avis du rapporteur faisait suite à un avis identique émis par le rapport Duron puis par la Cour des comptes. « Qualifieriez-vous ces organismes d’irresponsables » les apostrophait-il avant de regretter le peu d’engagement du maire et des élus socialistes en faveur du POLT au moment pourtant où la rénovation des rails et la commande de nouveau matériels semblent ouvrir de nouvelles perspectives pour la ligne historique. Il proposera à l’assemblée de voter un vœu demandant à l’Etat et à la SNCF d’attribuer en priorité à la ligne POLT le nouveau matériel. La proposition ne sera même pas soumise à l’assemblée municipale … Pour l’élu Front de Gauche, si déclin de Limoges il y aura, ce sera d’abord en raison d’une réforme territoriale qui prive la ville de son statut de capitale régionale. Et qui a voté cette réforme ?…

Lire ce qu’en a écrit la presse

Fév 08

Le groupe Limoges TDG dénonce les propos du FN sur les associations

Les élus du groupe Limoges Terre de Gauche ont pris connaissance avec stupéfaction et colère des propos tenus en conférence de presse par les élus du Front national sur les associations. Ils dénoncent l’amalgame volontaire entretenu par ces élus entre leur appréciation sur le rôle et la place du tissu associatif dans la vie locale et les réflexions menées par le groupe de travail mis en place au sein de la municipalité. Les propositions de ce dernier ne seront connues que dans quelques mois et il est intolérable de voir que l’un de ses membres, fut-il président, puisse présenter comme émanant du groupe de travail des appréciations qui sont celles, partisanes et sectaires, de son propre groupe. En assimilant qui plus est, ce groupe de travail à une commission municipale. Le FN a-t-il si peu le sens du droit ?

Il est vrai que les propos récents du maire laissant entendre que les associations seraient « trop nombreuses », souvent « clientélistes » ou « mal gérées », offrent un terreau propice aux amalgames et propos douteux tenus par les élus Front national à l’encontre des associations. Il est tout aussi vrai que les orientations budgétaires 2016 présentées au dernier conseil municipal prévoient de nouvelles coupes sombres dans le subventionnement de ces dernières. Le président du groupe Font national, en outrepassant ses prérogatives, ne serait-il pas en définitive, le poisson pilote d’un maire et d’une majorité décidées à mettre au pas un tissu associatif jugé trop peu coopératif ?

Parce qu’ils jugent leurs actions indispensables au « vivre ensemble », à la cohésion sociale du territoire, les élus du groupe Limoges Terre de Gauche continueront à se battre pour préserver et développer le riche tissu associatif de notre cité.

Fév 05

Conseil Municipal du 2 février 2016

Un Conseil Municipal en musique !

bellegardeCe n’est pas la première fois, depuis l’élection de M. Lombertie, que les Limougeaud-e-s expriment bruyamment leur colère sous les fenêtre de l’hôtel de Ville. Monsieur le Maire devrait y être habitué maintenant. Ce concert d’indignation l’a pourtant rendu chagrin, car il a déclaré dans son introduction qu’il ne « tolèrerait pas que le fonctionnement du Conseil soit perturbé au nom de la défense d’intérêts particuliers ». Quels sont donc ces « intérêts particuliers », source de tant de perturbation ?

Les syndicalistes CGT/FSU qui luttent contre la remise en cause de l’accord ARTT de 2001 ne représentent certainement pas des intérêts particuliers : leur combat concerne l’ensemble des employés municipaux (La violente diatribe du maire contre les syndicats sera dénoncée par le groupe qui apportera son soutien total à leur action).

Les Limougeauds outrés par l’appel au mécénat pour la rénovation de l’Hôtel de Ville ne peuvent pas non plus être en cause.

Sans doute les parents, enseignants et plus largement les citoyens indignés par la fermeture de 3 écoles représentent-ils des intérêts particuliers ? C’est apparemment le point de vue de M. Lombertie.

C’est donc dans cette ambiance sonore d’exaspération citoyenne que s’est engagé ce conseil municipal avec deux dossiers plus particulièrement importants à l’ordre du jour: le débat d’orientations budgétaires et la proposition de fermeture des trois écoles.

Sur le premier point pas de surprise, l’équipe municipale confirme les orientations prises en 2015 en réduisant à nouveau les dépenses de fonctionnement. Dans le collimateur : les actions sociales et les associations !. L’obsession de l’économie budgétaire devra maintenant s’exprimer par la réduction des « charges variables », à savoir l’offre de service de la ville : transports (contrairement aux promesses de campagne), Centre d’Action Sociale, Caisse des écoles, et forcément les associations, bêtes noires de M. Lombertie. (Voir intervention de Gilbert Bernard).

Ecole-fermeC’est dans ce même souci d’économie qu’a été décidée, sans concertation préalable et sans discussion possible, la fermeture de 3 écoles Limougeaudes : Bellegarde, Abbessaile et Présidial.
Sans même en faire une question de principe (on ouvre une école, on ferme une prison… ou le contraire), on ne peut que constater : la majorité municipale fait fi des conséquences humaines de ces fermetures, celles-ci concernant des quartiers entiers, au prétexte d’une économie budgétaire qui reste à démontrer. Dans le cas de l’école de Bellegarde, c’est tout le village de Bellegarde, quartier le plus excentré de la commune de Limoges qui est condamné à devenir une cité-dortoir. Les enfants devront être véhiculés chaque jour vers l’école de Landouge. Mais on fera quelques économies de chauffage … A Abbessaille, petite école qui se voit obligée de refuser des inscriptions, contrairement à ce qu’a affirmé le maire, des travaux ont été effectués récemment. Les parents ont même proposé de les finaliser eux-mêmes, ou de participer aux frais vu que ce mode de financement participatif semble avoir les faveurs de la Mairie. Rien ne motive la fermeture de cette école, si ce n’est là encore la volonté de réduire les frais de fonctionnement. L’école du Présidial est un cas un peu à part tant la vétusté des lieux est frappante et les travaux d’isolements ont été longtemps négligés.

Un des arguments avancé par le maire et son adjoint aux écoles est que la fermeture de ces écoles de quartiers aidera à financer la réouverture de restaurants scolaires. Quand ? La question restera sans réponse… Ce refus de laisser vivre les écoles de proximité (lire à ce sujet la lettre publiée par l’Echo) a été vivement dénoncée par Frédéric Chalangeas.

 

Jan 30

Débat d’orientation budgétaire : la conf de presse LTG

Echo-163001L’écho du 30 janvier 2016

Popu-163001Le Populaire du 30 janvier 2016

Jan 04

Conseil Municipal du 16 décembre 2015

Les interventions des élu-e-s Limoges Terre de Gauche :

 

Question orale sur la LGV

Sur les Halles Carnot

Coopération Intercommunale

Règlements péri-scolaire et restauration

Tarification des musées (musée des Beaux Arts et musée de la Résistance)

Certificat d’économie d’énergie

Convention Opéra

Aide aux écoles catholiques

Projet PRU1 La Bastide

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